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Milieu artistique : les stars et le show business tombent le masque et se dévoilent

Dossier d'information et de réflexion - basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence - consacré aux polémiques et débats sur le monde de la culture et de l'art :

La grande "famille" des artistes et du show-bizz en France

analyse Etre un artiste reconnu, une question de talent artistique ou un privilège hérité ? Un milieu ouvert ou développant des réflexes de caste ?

Le spectacle, une affaire de familles…

Le Figaro - 8 juillet 2010 - Léna Lutaud et Nathalie Simon avec Lilia Blaise et Marion Dubreuil
Les enfants de stars occupent le devant de la scène. Le talent est-il forcément héréditaire ?
La photo est partout : elle montre Isabelle Huppert enlacée par sa fille, Lolita Chammah.(...) Musique, théâtre, cinéma… Sur les affiches fleurissent les noms d'enfants d'artistes célèbres. Historiquement, les «fils et filles de» ou FFD, comme on dit désormais dans le jargon, n'ont jamais été aussi présents. La France est même le seul pays où ce népotisme a pris une telle ampleur.
Au Palais Garnier, le danseur étoile Mathieu Ganio, fils de Denis Ganio et Dominique Khalfouni, ex-étoiles chez Roland Petit, est l'une des têtes d'affiche de La Petite Danseuse de Degas . Sa soeur Marine fait ses débuts dans le corps du Ballet tout comme Juliette Hilaire, fille de Laurent Hilaire, étoile de Noureev. Sur les routes, Charlotte Gainsbourg et M, fils de Louis Chedid, achèvent des tournées triomphales. Après deux victoires de la musique, Izia, la fille de Jacques Higelin, est la reine des festivals. Lulu Gainsbourg s'apprête à sortir de l'ombre. En juin 2011, il donnera une série de concerts en hommage à son père. À la rentrée, les théâtres seront aussi très «FFD»: Arthur Jugnot, Julien Dassin, Sara Giraudeau, Émilie Chesnais, Romane Bohringer, Éric Métayer, Davy Sardou. En janvier 2011, ce sera au tour d'Anouchka Delon, 20 ans, de faire ses débuts aux côtés de son père. Au cinéma, l'automne sera chargé avec Julie Depardieu, Vincent Cassel, Romain Gavras, Laura Smet et Léa Seydoux.
Jusqu'à la fin des années 1990, le phénomène se limitait à quelques dynasties comme les Brasseur, Sardou et Seigner. Aujourd'hui, la plupart des enfants de stars marchent dans les pas de leurs parents. De Marina Hands à Marilou Berry en passant par Vincent Delerm et Eva Green, la majorité réussit à se faire un prénom. «Être du sérail fait la différence surtout en temps de crise. Les producteurs font plus facilement confiance aux jeunes qui connaissent les codes du milieu. Les autres doivent se battre deux fois plus», estime Maxime Delaunay qui gère les carrières de Charlotte Gainsbourg, Pierre Souchon et Marie-Amélie Seigner chez VMA. «Il y a un chemin à faire soi-même, c'est un handicap et au bout d'un moment, une chance», confie Marion Bierry, issue d'une dynastie du théâtre.
Savoir à qui s'adresser - ce que les sociologues appellent le capital social - est un passeport inestimable pour réussir. Surtout dans cet univers où l'ego est prédominant. «J'ai bénéficié de raccourcis, reconnaît Julien Rochefort, fils de Nicole Garcia et de Jean Rochefort. Heureusement, mon père est très aimé dans le métier.»
En contrepartie, l'héritier est condamné au succès. Anthony Delon, Sarah Biasini, David Hallyday, David Jarre et Julien Dassin en savent quelque chose. « Il faut supporter d'être comparé à ses parents » , analyse Maxime Delaunay. (...) Aurore Auteuil, 28 ans, fille aînée de Daniel, en a assez, elle aussi. «On nous fait passer pour des imposteurs, dit-elle, mais, à partir du moment où on a du talent et où on fait notre travail correctement, on n'a pas à se justifier d'avoir de la chance

Les artistes se mobilisent pour la libération de Polanski

Le Figaro - 28 septembre 2009 - Flore Galaud
La grande famille du cinéma mobilisée. Des cinéastes et artistes du monde entier -parmi lesquels Costa-Gavras, Wong Kar-Wai, Fanny Ardant ou encore Monica Bellucci- ont accepté de signer une pétition pour dénoncer l'arrestation de Roman Polanski en Suisse, et exiger sa «remise en liberté immédiate». (...) Le ministre français de la Culture et de la Communication [Frédéric Mitterrand] a également jugé «absolument épouvantable» l'arrestation du cinéaste , «pour une histoire ancienne [viol sur mineur en 1977, ndlr] qui n'a pas vraiment de sens», a-t-il déclaré. L'ancien ministre de la Culture Jack Lang a également abondé dans ce sens, en jugeant cette arrestation comme «inimaginable et disproportionné».
(...) Frédéric Mitterrand a indiqué (...) que le Consul de France devrait normalement rendre visite à Roman Polanski lundi dans la journée. Sa femme, l'actrice Emmanuelle Seigner, devrait également pouvoir le voir.

Banier, le butin de la République: les journalistes l'adorent, la rue un peu moins

Marianne - 10 septembre 2010 - Bénédicte Charles
François-Marie Banier était bel et bien place de la République, avec sa mobylette et son appareil, pour prendre des photos de la manif et, partant, répondre à quelques interviews. « Je suis venu photographier la vie », a-t-il expliqué au journaliste de BFMTV, « une force formidable, quelque chose d’important et de beau ». « Il y a surtout des gens qui ne devraient pas être là vu le fric qu’ils ont piqué à tout le monde », lui a rétorqué un manifestant visiblement peu ému par la sensibilité artistique de Banier, avant de le traiter de « crapule ». (...)
Cela faisait longtemps que plus personne n’avait osé refaire le coup des « vraies gens ». Mais apparemment Banier a passé les trente dernières années dans un caisson d’isolation sensorielle. Il est tellement à l’ouest qu’il ne comprend même pas pourquoi on l’invective, pourquoi on le traite de crapule, lui qui n’a fait que venir à la manif comme d’autres font de l’écotourisme : hyper respectueux de la faune et de la flore locales. En adoration devant le peuple, sauvage et beau.
Photographier les gens de la rue, c’est ce que François-Marie Banier considère comme son travail. Mieux : sa mission. « Je pense que j’ai une mission : montrer l’humanité des gens, montrer que tout le monde a une âme », explique-t-il sans rire sur France Inter dans l’Atelier, la nouvelle émission de Vincent Josse, qui a choisi de lui consacrer son numéro de rentrée. « La photographie me permet d’entrer dans l’âme de personnages anonymes qui pour moi sont le sel de la terre », dit-il encore doctement. Vous l’aurez compris : Banier est un photographe qui aime les clichés. Il ne se gêne pas pour les aligner face à un Vincent Josse perclus de complaisance, qui déclare aimer son oeuvre « parce que je trouve qu’il y a dans ce que vous peignez et ce que vous photographiez quelque chose de l’enfance, de la spontanéité de l’enfance, et d’une immense nostalgie, ou tristesse ou gravité ». De quoi réconcilier le photographe avec les journalistes, non? Vincent Josse est d'ailleurs loin d'être le seul. Nombre de nos confrères ont, du moins au début de l'affaire Banier-Bettencourt, fait preuve d'une très grande indulgence à l'égard du photographe, comme s'il les fascinait.

Le courage et l'exemplarité de quelques artistes, par leur vie ou leurs engagements risqués sur des sujets éloignés des sirènes médiatiques

Judith Scott : trisomique, sourde, muette, et géniale

Le Monde - 10 novembre 2011 - Philippe Dagen
Judith Scott (1943-2005) était atteinte de trisomie, sourde et muette. Après d'autres institutions qui ne lui convenaient guère, elle finit par être accueillie en 1986 par le Creative Growth Art Center d'Oakland (Californie). Placée pour la première fois dans des conditions qui encouragent la création, elle invente alors vite sa façon de faire : nullement le dessin, auquel on l'invite, mais l'assemblage. Dérobant des objets - un skateboard, un parapluie, des magazines -, elle les réunit en les ligotant et les recouvrant de fils de laine de toutes les couleurs. Le plus souvent, ils disparaissent sous l'écheveau, et leur forme originelle n'est souvent plus guère reconnaissable. On dirait les cocons filés par un insecte d'un autre monde, une araignée artiste, dans le genre de celles auxquelles Louise Bourgeois donnait vie. Les excroissances de ces volumes indescriptibles, leurs dimensions importantes, le chatoiement des entrelacs de fils : grâce à ces qualités, ces objets prennent possession de l'espace avec force.
Ce qu'ils signifiaient pour Judith Scott, les fonctions psychiques ou symboliques qu'elle était susceptible de leur attribuer, on ne peut que les supposer, avec prudence. Des photos montrent leur créatrice les prenant dans ses bras, mais ce n'est pas là un indice suffisant pour proposer une interprétation de type psychanalytique.
Autre question sans réponse : jusqu'à l'âge de 44 ans, Judith Scott paraît n'avoir manifesté aucune propension particulière à la fabrication de quoi que ce soit. Elle s'est ensuite consacrée entièrement à cette activité. Cette révélation demeure tout aussi peu explicable que l'invraisemblable science des volumes et des couleurs qui se manifeste immédiatement dans ces assemblages. Aussi sort-on de la visite à la fois ébloui et perplexe, ce qui est ce que l'on peut attendre de mieux d'une exposition.

Emmanuelle Béart : "Mon regard a changé sur la fin de vie"

La Vie - 10 octobre 2011 - Emmanuelle Béart, propos recueillis par Claire Legros
En 2010, elle jouait Julia dans "Ma compagne de nuit", une femme atteinte d’un cancer généralisé, qui avait choisi de mourir chez elle, accompagnée par une autre femme, Marine. A l’occasion de la journée mondiale des soins palliatifs, ce 11 octobre, Emmanuelle Béart s'engage en faveur du développement de l'accompagnement en fin de vie. Elle soutient les manifestations organisées par le Fonds pour les soins palliatifs et l’association Les P’tites lumières . [...]
Vous vous engagez aujourd’hui pour défendre les soins palliatifs. Pourquoi ?
Quand j’ai tourné "Ma compagne de nuit", l’année dernière, je jouais une femme atteinte d’un cancer en phase terminale. Je désirais comprendre comment on vit quand on est atteint d’une maladie grave et que l’on souhaite rester à domicile pour y vivre ces dernières semaines. J’ai alors rencontré des personnes formidables, médecins et accompagnants en soins palliatifs qui m’ont conseillée pour le tournage. Notamment Françoise Ellien, qui a mis en place le réseau Spes dans l’Essonne pour développer les soins palliatifs à domicile. Elle m’a aidée tout au long du film. J’ai aussi passé du temps dans l’unité de soins palliatifs du dr Sylvain Pourchet à Villejuif. On ne parle pas assez du travail extraordinaire de ces équipes qui accompagnent jusqu’au bout de la vie. A mon tour, j’ai eu envie de les aider à faire connaître la démarche des soins palliatifs. C’est un combat qui a du sens et qu’en tant que citoyenne, j’ai envie de soutenir.
Qu’avez-vous découvert aux côtés de ces soignants ?
D’abord un univers que je ne connaissais pas. Ils se battent tous les jours pour essayer de changer la vie des autres, et surtout la fin de leur vie. A l’occasion de ces rencontres, j’ai aussi appris que la demande des malades peut évoluer. Certains n’en peuvent plus, ils réclament qu’on les aide à mourir. Mais lorsqu’on leur propose de les accompagner, lorsqu’on prend en charge leur douleur physique et leur souffrance psychologique, lorsqu’on accompagne leur famille, car pour elle aussi le voyage est très dur, la demande de mort cesse souvent.
Pourquoi parle-t-on autant d’euthanasie en France, et peu des soins palliatifs qui restent mal connus du grand public ?
En France, on débat beaucoup en effet de l’euthanasie et du suicide assisté, justement parce qu’on ne parle pas assez de soins palliatifs. Comment aider celui qui part à rester en vie jusqu’au bout ? Peut-être en essayant de trouver avec lui un autre sens à la vie, de goûter d’autres formes de plaisir ? Un rayon de soleil, un verre de vin, un simple regard deviennent importants. Ou bien une ultime rencontre pour se réconcilier avec quelqu’un qu’on aime… Moi, cette question-là m’intéresse plus que l’euthanasie. Elle m’en éloigne un peu. Mon regard a changé sur la fin de vie.
Vous avez accompagné votre grand-mère qui vivait avec vous. Avez-vous pu vivre ces moments comme vous le souhaitiez ?
J’ai pu accompagner ma grand-mère jusqu’à sa mort et j’ai vu l’importance des soins palliatifs à domicile. Ces moments ont changé quelque chose en moi de très profond. Je ne suis plus la même. J’ai constaté aussi les défaillances du système, le manque de coordination entre la médecine de ville et l’hôpital, le manque de moyens. On se retrouve parfois très seul. J’ai trouvé la force de continuer grâce à Françoise Ellien et au dr Pourchet, les soignants rencontrés sur le tournage du film. Je voudrais que tout le monde ait la chance d’être aidé comme je l’ai été. C’est pour cela qu’il faut continuer à développer les réseaux de soins palliatifs.

Des stars et des artistes engagés... mais pas désintéressés

Bono charrie

Marianne - 12 août 2006 - Magazine Marianne
Vous connaissez Bono, le chanteur vedette du groupe U2. Vous savez qu'il milite contre la faim dans le monde. Ce que vous ignorez, c'est que, ayant amassé, en 2005, 217 millions de dollars de bénéfices, il vient d'en transférer une grande partie d'lrlande (son pays) aux Pays-Bas pour payer moins d'impôts. Le porte-parole du Parti travailliste irlandais a cruellement fait remarquer que Bono, grand copain de Tony Blair, ne cessait d'exiger de son pays une augmentation de l'aide publique au développement pour faire reculer la misère.

Evasion fiscale: Bono de U2 "blessé"

Le Figaro - 27 février 2009 - AFP
Le chanteur de U2, Bono, a affirmé avoir été "blessé" par les critiques qui ont accompagné la décision en 2006 du groupe irlandais de transférer une partie de ses finances d'Irlande vers les Pays-Bas pour payer moins d'impôts. (...) "Ce qui nous a blessés, ce sont les accusations d'hypocrisie par rapport à mon travail d'activiste", a expliqué le chanteur, qui est un militant contre la pauvreté dans le monde.

Les stars se mobilisent contre la pauvreté dans le monde

Le Figaro - 20 septembre 2010 - Adèle Smith
Zidane, Antonio Banderas, Anna Sharapova, Mia Farrow et des dizaines d'autres stars du cinéma, du sport, de la musique ou de la mode se mobilisent, afin de rappeler aux leaders de la planète les promesses faites en 2000 pour réduire de moitié la faim, la pauvreté et les maladies d'ici à 2015. Elles ont participé à la campagne en ligne de l'ONU: «Objectifs du millénaire, c'est possible.» Certaines d'entre elles participeront au sommet qui se tient pendant trois jours à New York.
[...] Dans son rôle d'ambassadeur de bonne volonté pour le Pnud, l'agence de développement de l'ONU, Zinédine Zidane a enregistré un clip avec Didier Drogba. La chanteuse britannique Annie Lennox discutera lundi à New York avec le patron de CNN, Ted Turner, du rôle des médias numériques dans la lutte contre la pauvreté.
S'il existe une star qui sait à quel point les grands sommets rasent tout le monde et sont de plus en plus souvent des fiascos, c'est Bono. Pour convaincre le public qu'ici, c'est différent, l'infatigable chanteur du groupe U2 se livre dans le New York Times à un décryptage «pour les nuls», du sommet à l'acronyme assommant (OMD) et des progrès réalisés. Il rappelle ainsi qu'en 2000, ce n'était pas juste «une promesse d'aide des pays riches aux pays pauvres», mais «un engagement de partenariat».

Un producteur français privé d'Oscars

Le Figaro - 3 mars 2010 - AFP
Le producteur français du film "Démineurs", qui avait enfreint les règles de l'Académie des Oscars en appelant les votants à préférer son film à "Avatar", s'est vu retirer son invitation à la cérémonie de remise des prix dimanche à Los Angeles, a annoncé aujourd'hui l'Académie. Il est l'un des dirigeants de la société de production américaine Voltage, qui a produit "Démineurs".
La sanction de l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma, qui organise les Oscars depuis 1929, fait suite à l'envoi par Nicolas Chartier, la semaine dernière, d'un courrier électronique aux membres de l'Académie. De ce message, le producteur exhortait les votants à récompenser son "film indépendant", et non "un long métrage à 500 millions de dollars". Cette référence évidente à "Avatar", le film à gros budget de James Cameron, était une infraction manifeste au règlement des Oscars, qui interdit formellement aux candidats "d'émettre une opinion négative ou désobligeante sur les films en compétition", précise l'Académie.
Face aux remous provoqués par son message, Nicolas Chartier avait publié un mea culpa qualifiant son courrier électronique d'"inopportun et stupide". "Mon message était déplacé et étranger à l'esprit de célébration du cinéma que suppose cette remise de prix", écrivait-il. "C'était une erreur plus grande encore, personnelle et professionnelle, de vous demander de voter pour le film et de faire des commentaires sur un autre". "Ma naïveté, mon ignorance des règles et ma complète stupidité, alors que je suis nommé pour la première fois, ne justifient pas mon comportement, que je regrette profondément", ajoutait-il.

analyse Cet étonnement signifierait-il qu'en France les prix seraient décernés non selon la qualité intrinsèque des oeuvres, mais sur ce qu'ils représentent, sur l'idéologie qu'ils sous-tendent ? Au final, cet épisode n'aura pas empêché "Démineurs" de rafler 6 oscars.

Bellucci: 190.000€ pour une soirée ?

Le Figaro - 10 novembre 2009 - Rue 89 et Bakchich
Selon l'hebdomadaire Bakchich, l'actrice Monica Bellucci aurait assisté à une soirée de quatre heures organisée par la fille du dictateur ouzbek Islam Karimov contre la somme de 190 000 euros. La soirée aurait eu lieu le 8 avril au musée d'art moderne de la ville de Paris, raconte Bakchich Hebdo. Lola Karimova-Tillyaeva « joue auprès de son père, le président-dictateur ouzbek Islam Karimov, le rôle de rabatteuse de stars », expliquent les journalistes de l'hebdomadaire, qui citent,selon Rue 89, d'autres fréquentations célèbres de cette "rabatteuse" telles que Massimo Gargia, Emmanuelle Béart, Bernadette Chirac et Alain Delon.

L'argent des Kadhafi embarrasse Hollywood

Le Figaro - 11 mars 2011 - Adèle Smith
Les artistes ou producteurs qui ont bénéficié des largesses de la famille du Guide libyen sont en silence radio, Mickey Rourke en tête.
Il y a quelques semaines encore, l'argent des Kadhafi n'avait pas d'odeur à Hollywood, mais depuis le gel de leurs avoirs financiers par l'ONU et l'afflux de révélations embarrassantes sur leurs «liaisons dangereuses» avec de nombreux Occidentaux, il n'est désormais plus de bon ton d'avoir bénéficié de leurs largesses. Le producteur américain Mathew Beckerman en sait quelque chose. Lui qui s'était vanté l'an dernier d'avoir touché 100 millions de dollars de Saadi Kadhafi, fils pseudo-footballeur reconverti en mécène avec l'argent de papa, a vu son nom soudainement rayé de la liste des producteurs­associés d'un documentaire sur la Louisiane. Celui-ci est inscrit au festival de musique et de cinéma South by Southwest, qui s'ouvre vendredi à Austin, Texas.
[...] Du coup, tous ceux associés à Kadhafi via Beckerman sont désormais en silence radio. C'est le cas de Mickey Rourke et Eva Amurri, la fille de Susan Sarandon. [...] M. Beckerman va-t-il rembourser l'argent «sale» des Kadhafi comme Beyoncé, Nelly Furtado et les autres?

L'image avant tout : provocation affichée et hypocrisie

Les professionnels de la provoc'

Marianne - 14 mars 2009 - Eric Conan
Il y a quelques mois, les juges de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris examinaient avec embarras une plainte inhabituelle contre Voici. Brian Molko, le sulfureux chanteur du groupe Placebo, demandait réparation du grave préjudice que lui avait causé l'hebdomadaire people en publiant une paisible photo le montrant, en chemisette bleu marine et en compagnie de son amie, en train de promener leur fils en poussette dans les allées du zoo de Vincennes pour lui montrer, au milieu d'autres parents consciencieux, les gros éléphants et les drôles de zèbres. Une photo choquante pour une star qui entretient pour ses fans l'image satanique d'un androgyne maquillé à la truelle et baignant dans la drogue, l'alcool et le sexe. Son avocate plaidait que cette détestable photo volée de bon père de famille portait atteinte à la réputation de marginal et de provocateur sur laquelle Brian Molko avait bâti sa carrière. En estimant que le «préjudice professionnel» invoqué n'était pas constitué, la 17e chambre n'a pas daigné prendre en considération la quête du chanteur s'estimant sali par ce lâche «outing». Peut-être parce que les juges pressentaient qu'une telle jurisprudence aurait ouvert la voie à un contentieux-fleuve: la provocation est aujourd'hui devenue un fonds de commerce et les provocateurs professionnels pullulent. (...) Des livres, des films, des publicités se lancent sur le seul argument du scandale: toujours plus loin dans le «jamais lu!», «jamais vu!». (...)
Dans l'univers de la culture, la provocation prolifère en effet, servant de substitut de la révolte et de signature du talent. Parce que tant de grands, dans le passé, des impressionnistes aux surréalistes, de Radiguet à Céline, ont commencé en choquant, il suffirait de choquer pour être un grand. Sophisme bêta (...)
Mais le provocateur professionnel connaît le même dilemme que l'alpiniste: où aller une fois le sommet atteint? Quand le «jamais fait! jamais vu!» a été fait et vu, il faut passer à autre chose. (...) Le métier devient donc difficile (...)
«La transgression est devenue difficile car la liberté est quasi totale.» Au point de rendre inaccessible le Graal de tout provocateur: décrocher la divine censure qui permet de décupler sa notoriété tout en se faisant passer pour une victime du combat pour la liberté. L'on ne peut plus guère compter que sur quelques débris d'intégrisme et quelques juges étourdis pour y parvenir. (...) Il convient donc de s'assurer du répondant du provoqué. (...)
Les bons provocateurs savent que l'effet dépend du choix des cibles. Ce qui marche le mieux? La profanation. S'attaquer aux vrais héros, aux vrais sacrés, aux oeuvres véritables. (...)
La provocation subventionnée s'installe comme le nouvel académisme, mais gare à ceux qui ne la respectent pas! Un farceur - ou un vrai provocateur -, Pierre Pinoncelli, est allé pisser dans l'urinoir de Marcel Duchamp exposé à Beaubourg, avant de l'ébrécher à coups de marteau. Il a dû se dénoncer, personne n'ayant remarqué sa provoc qui lui valut trois mois de prison avec sursis et 214 000 Euros d'amende. «Duchamp lui-même m'y a encouragé. L'institution a fait de son urinoir le veau d'or de l'art contemporain. C'est une déviation totale de l'esprit dada. J'ai voulu inverser le processus du ready-made en rendant à l'oeuvre d'art son statut de pissotière!» Même émoi considérable quand une jeune femme a posé d'un baiser une marque de rouge à lèvre sur la toile toute blanche de 3 m sur 2 du peintre Twombly. L'artiste a déprimé, le propriétaire a hurlé au «viol de l'intégrité de l'oeuvre» et l'iconoclaste a été condamné à des dommages et intérêts et à cent heures de travaux d'intérêt général. Les provocateurs sont des gens sensibles.

Déficit du régime des intermittents du spectacle : beaucoup d'argent mais peu de solidarité - un tabou ?

analyse Quel gouffre entre ceux qui enchaînent les ptits jobs et les artistes médiatisés qui accumulent les millons... A quand une vraie solidarité dans ce milieu, avec des stars acceptant de mettre la main à la poche pour équilibrer le régime lourdement déficitaire des intermittents du spectacle ?

Cinéma : les bons chiffres de M. Boon

Le Monde - 26 février 2009 - lemonde.fr avec AFP
Dany Boon est "l'acteur le mieux payé de l'histoire du cinéma européen" grâce au succès de sa comédie "Bienvenue chez les Ch'tis" (...). Acteur, scénariste, réalisateur et coproducteur du film aux 20,4 millions d'entrées, le plus gros succès au box-office pour un film français depuis 1945, Dany Boon devrait empocher "un minimum de 26 millions d'euros" sur les 150 millions de recettes rapportées par ce long métrage.

Pour aller plus loin

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