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Les étranges habitudes artistiques et culturelles des Français


Sélection d'extraits d'articles de presse sur des questions et enjeux liés au comportement et à la consommation culturelle en France :

Forte fréquentation des expositions et des musées

Les Français courent les expositions

Le Figaro - 24 mars 2010 - Lena Lutaud
Adepte des grandes manifestations, le public se montre de plus en plus curieux et éclectique dans ses choix. [...] Le phénomène s'amplifie. «En 2009, nous avions attiré 1,7 million de visiteurs soit 37 % de plus qu'en 2008», confirme Thomas Grenon, administrateur général de la Réunion des musées nationaux (RMN). «La fréquentation grimpe car les très grands événements comme 'Picasso' attirent de nouvelles catégories de visiteurs qui prennent goût à l'art et viennent ensuite voir les autres expositions», explique Marc Monnier, PDG de Culturespaces, qui gère les expositions du Musée Jacquemart André («Du Greco à Dali» actuellement). «L'oeil du public s'ouvre, renchérit Martin Bethenod, commissaire général de la Fiac. Les Français aimaient surtout la peinture. Désormais, ils s'intéressent à des domaines plus pointus comme l'art contemporain .»
«Le succès de toutes ces expositions, c'est un tout, explique Thomas Grenon de la RMN. Il y a d'abord le choix des oeuvres, un travail irréprochable sur le plan scientifique et une belle mise en scène qui participe au plaisir de la visite. » Horaires étendus, réservations facilitées grâce à Internet, restauration agréable? le public revient d'autant plus volontiers qu'il est bien accueilli. «À cela s'ajoute, une professionnalisation très importante des institutions culturelles», note Martin Bethenot. Le terme marketing n'est plus un gros mot. «On réfléchit beaucoup plus aux publics qu'on souhaite attirer», constate Marc Merpillat, directeur adjoint du développement et du mécénat au Louvre. Comme pour les films, la communication, les affiches et les titres sont très travaillés.

Perte de vitesse de la lecture

Deux tiers des Français lisent peu... ou pas

Le Figaro - 12 mars 2009 - Flore Galaud
Près de deux Français sur trois (64%) lisent moins de cinq livres par an et 30% n'en lisent aucun, selon un sondage TNS-Sofres. [...] L'enquête révèle par ailleurs des disparités concernant les sensibilités politiques des lecteurs. Ainsi, il semblerait que ce soit les partisans du Modem qui lisent le plus (43%), talonné de près par ceux de l'UMP (41%). Les sympathisants du Parti socialiste (37%), des Verts (32%) et les apolitiques (25%) arrivent quant à eux dans les derniers.

Une lourdeur administrative à l'encontre du service de l'art et du public

Le rapport qui agite les musées de la Ville de Paris

Le Figaro - 11 janvier 2011 - Claire Bommelaer, Lena Lutaud
À trois semaines de la fermeture de l'exposition Basquiat, [...] les visiteurs auront beau patienter deux heures, cela n'y changera rien: les caisses du Musée d'art moderne de la Ville de Paris fermeront, sauf le jeudi, à 17h15. Des dizaines de milliers d'amateurs ne verront donc pas le phénomène Basquiat. «Dès novembre, nous avons pensé à étendre les horaires. J'espère arriver à mes fins, même si c'est très difficile à mettre en place, explique Fabrice Hergott, directeur du musée. Une telle mesure, qui repose sur le volontariat, suppose des négociations très longues avec les organisations syndicales.» À 1 kilomètre de là, les organisateurs de l'autre exposition phare de la saison, Claude Monet au Grand Palais, viennent de décider d'ouvrir nuit et jour du 21 au 24 janvier. Au final, Monet aura accueilli plus de 850.000 personnes.
La comparaison entre ces deux établissements qui n'ont pas les mêmes statuts juridiques, est cruelle. Le manque de souplesse des musées de la Ville de Paris s'était déjà posé au printemps 2010 pour l'exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais. Malgré un beau succès, les caisses fermaient à 17h15, et il n'y a eu qu'une nocturne exceptionnelle, le 28 août. En ce début 2011, certains musées de Paris ressemblent à des établissements de la période soviétique.
La Mairie en gère 14, dont le Petit Palais, le Musée d'art moderne, la Maison de Victor Hugo, Carnavalet ou le Musée Zadkine. Gérés par un système centralisé à la Direction des affaires culturelles, ils n'ont aucune autonomie. Dans un contexte où les Parisiens courent les expositions et réclament des heures d'ouverture adaptées à leurs horaires de travail, l'organisation est en porte-à-faux. En 2010, Bertrand Delanoë avait commandé un rapport sur le statut de ses musées, avec l'idée qu'il fallait les faire évoluer. Cette enquête démontre ce que tout le monde sait: la lourdeur administrative des musées est telle qu'elle étouffe les opérations de communication autour des expositions, empêche toute flexibilité, génère du manque à gagner aussi bien en billetterie qu'en catalogues et rebute les mécènes. Ces derniers craignent que leur participation financière n'aille directement dans la «caisse commune», voire dans les logements sociaux, plutôt que dans une exposition donnée. Si le maire ouvre la boîte de Pandore, l'idée serait de transformer ces lieux en établissements publics autonomes.
C'est exactement ce qui se pratique au Centre Pompidou et au Louvre. Mais rien n'est jamais simple. Pour ses nocturnes, la Réunion des musées nationaux (RMN) fait appel à des entreprises de gardiennage extérieur. Ce qui ne l'a pas empêchée en 2009, pour «Picasso et les maîtres», d'essuyer un préavis de grève.

Protection du patrimoine et oeuvres historiques "introuvables" : la relation ambiguë de la haute administration aux oeuvres d'art et au Mobilier national

Ces trésors de la République qui disparaissent

Le Figaro - 9 février 2009 - Claire Bommelaer
10 % du mobilier prêté aux ministères et aux ambassades est introuvable. Le ministère de l'Intérieur piste les oeuvres manquantes. [...] Les mauvais élèves sont les ministères de l'Éducation nationale (la moitié des pièces sont «non vues»), ceux de la Défense (39 %) et de l'Économie (36,1 %). En octobre 1984, alors que l'État fait une tournée d'inspection, on s'aperçoit que deux tableaux de grande taille de l'école italienne accrochés au Palais Farnèse, à Rome, se sont volatilisés. Dans les années 1990, une tapisserie du XVIIIe siècle d'une valeur de 80 000 € disparaît, elle aussi, de l'ambassade de France à Londres ; une autre, contemporaine cette fois, mais manufacturée aux Gobelins, d'une valeur de près de 300 000 € est introuvable au ministère de l'Équipement. Les exemples abondent, et, chaque année, les responsables du Mobilier national s'arrachent les cheveux. Car, selon un rapport de la Cour des comptes - qui date déjà d'il y a dix ans -, il règne «une incertitude» sur les causes des disparitions. Négligence, mauvaise gestion, vol ?
[...] Et puis, il y a les «grands et les petits arrangements» avec le bien public. Les détournements, les chaises ou les tableaux que tel ministre, tel préfet ou tel ambassadeur «emprunte pour une durée indéterminée», ou dont ils disposent à leur guise. Un ministre, il y a quelques années, avait pris un tableau de maître chez lui. Tableau qui fut récupéré discrètement. La commission de récolement cite également le cas de cet ambassadeur au Danemark qui avait fait faire une copie d'une commode Louis XV afin de pouvoir emporter l'original chez lui. La commission, épaulée par l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), recense, traque et recherche.

Pour aller plus loin

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La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection d'articles est progressivement enrichie. N'hésitez pas à nous contacter pour toute suggestion ou commentaire.

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