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Le règne de la pensée unique et du politiquement correct contre la liberté d'opinion

Dossier d'information et de réflexion - basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse - sur la pensée unique dans la république française :

Qu'est-ce que la pensée unique ? Un système étouffant à tendance totalitaire qui repose sur le dénigrement et la disqualification de celui qui pense différemment

Les matons d'un « Meilleur des mondes » néobobo

Marianne - 2 avril 2010 - Denis Tilliniac
Georges Frêche, Gérard Longuet, Robert Ménard, Eric Zemmour… Ces temps-ci, la police langagière ne lésine pas sur les rafles. Les propos incriminés étant en soi anodins, c’est le climat dans lequel ils ont été diabolisés qui méritent le détour d’une réflexion. Quel est l’objet de la censure ? Sa légitimité ? L’identité de ce Big Brother invisible qui lâche ses fatwas médiatiques ? Pourquoi cette hantise des mots au pays de la Fronde, de Guignol et des chansonniers ?
Des mots de la rue et, somme toute, du réel, car ce qui vaut à Zemmour une curée digne de l’Inquisition, on l’entend dire vingt fois par jour, et pas seulement au café du Commerce. Tout repose, semble-t-il, sur une sanctuarisation des minorités – ethniques, culturelles, régionales, sociales, sexuelles, religieuses. Nul n’est censé les critiquer – pardon, les « stigmatiser » – sous peine de commettre un péché désormais mortel : la « discrimination ». Prise à la lettre de la loi qui la pénalise, la discrimination vaudrait l’index à quasiment tous les écrivains de notre patrimoine. En creux elle dénonce l’existence d’une majorité suspecte par essence, vouée à expier son péché originel en euphémisant, en tamisant, en feutrant, en affadissant, en laminant l’expression de ses sentiments.
Au mieux les goûts et les couleurs de cette majorité trahissent le beauf. Au pis, il sera « réac », voire « facho », car cette démonologie ne fait pas dans la dentelle. Pour parler clair, le « Gaulois », comme disent les jeunes des cités sans y voir malice, est sommé de se tenir à carreau. Préfère-t-il Mozart au rap, Giotto aux tags et le baroque aux arts premiers, on suspecte la morgue de l’Occidental ; on croit apercevoir l’ombre portée de l’esclavagiste, du colonialiste, et caetera.
Ose-t-il affirmer que l’identité profonde de la France est peu redevable aux flux migratoires du siècle dernier, le voilà présumé franchouillard. Donc étriqué, frileux, « rance » (Sollers), barrésien, et j’en passe. S’il avoue une inclination pour l’altérité des genres (Ménard), il présuppose indûment quelque chose d’aussi monstrueux qu’une norme : vade retro, hétéro ! S’il dresse à haute voix sur la population carcérale française un constat validé par les magistrats, les policiers, les élus et qui-conque a visité une maison d’arrêt (Zemmour), c’est pis. Son verbe a « stigmatisé » des « minorités visibles » (termes en usage pour maquiller leur identité), il doit payer. Encore Zemmour est-il lui-même issu d’une minorité ; on se demande avec quel bois l’Inquisition aurait alimenté le bûcher s’il débarquait du Cantal ou du Haut-Bugey. Ce qui, en somme, définit le péché, c’est sa référence implicite – ou supposée – à une norme perçue comme majoritaire (le « Gaulois », l’hétéro, le catho, etc.). On peut en conséquence canarder le pape, prétendument complice d’actes pédophiles. Mais pas Frédéric Mitterrand, Polanski ou Cohn-Bendit, couverts par leur appartenance présumée aux minorités « culturelles ».
Reste à cerner l’identité de ce flic sans visage qui traque le dissident, terrorise le politique, intoxique les journalistes et impose une loi du silence dont on rigole à l’étranger. N’accablons pas les médias et leurs relais mondains. Ils régentent les exécutions publiques, ils propagent les excommunications, ils les orchestrent à l’occasion, mais le verdict vient d’ailleurs. De partout, de nulle part. Aucune instance normative ne le légitime, et pour cause : la démonologie fonctionne sur la récusation de toute norme, la divinisation de toute marge, le déni de toute mémoire, la hantise de toute tradition. Le nihilisme qui la cautionne stagne dans l’air du temps, on le respire, on a du mal à le nommer.
D’ailleurs, il ne faut rien nommer. Le mot en soi fait l’objet d’une suspicion apeurée et le peuple qui en use avec sa gouaille millénaire doit être muselé. A défaut il importe de le terroriser, ce à quoi s’emploie le lâche suivisme du législateur, fût-il droitier. Rien de plus efficace, pour le téléguider, que de lui inoculer la crainte d’être ringardisé. De fait, les couples historiques (bien-mal, beau-laid, vrai-faux) sont invalidés par le seul clivage qu’instaure la déesse Modernité : ringard contre branché ! Il faut être branché sur les minorités : plus on fractionnera le corps social, moins l’hydre majoritaire aura de latitude. Qui décrète la ringardise ? Personne et tout le monde. Elle suinte naturellement de cette majorité invisible, indicible, muette d’ailleurs, mais frappée d’infamie car sujette, croit-on, à ressusciter la norme. Ou pis, la cohésion. Ou pis encore : elle est suspectée de requalifier le bon vieux réel, ce summum de la ringardise.
[...] Il faut défendre le polémiste Zemmour pour éviter le désastre d’une désintégration lourde de rancœurs. [...] Pour que la France, jadis terre d’accueil pour les plumes persécutées, ne devienne pas une geôle surveillée par les matons cinglés d’un Meilleur des mondes néobobo. [...] Pour que les mots renouent avec un sens, contre les faux bergers du puritanisme qui crient au loup pour néantiser l’autre. [...] Pour survivre dans cette jungle semée d’interdits ineptes où ma propre plume, de plus en plus, se sent traquée par une flicaille d’un gris désespérant.

...plus d'informations sur les pouvoir et influence d'une certaine intelligentsia parisienne

La vérité, ce diamant fragile, par Christophe Deloire

Le Monde - 5 avril 2010 - Christophe Deloire (directeur du Centre de formation des journalistes - CFJ)
En ces temps de crise, la vérité est une valeur sérieusement en baisse. Cette bonne vieille vérité que l'on croyait venue à bout des mythologies, des chimères, des idéologies, vaut désormais moins qu'une incantation de chanteur ou un boniment d'actrice. La France est un pays étrange, sécularisé, dans lequel la vieille morale bourgeoise a été quasi éradiquée, mais où il semble régner plus que jamais la distinction entre les observations qui ont le droit de cité et celles qui en sont bannies. Comme dans les vieilles familles, "toutes les vérités n'y sont pas bonnes à dire".[...]
Qui s'attache aujourd'hui à distinguer simplement le vrai du faux ? La vérité est sans doute une construction du réel, puisqu'elle repose sur un choix immanquablement subjectif de faits, mais elle ne souffre pas la négation du réel, ni la récusation des faits gênants. Ce devrait être le rôle premier des journalistes, de collecter tous les indices possibles pour comprendre le monde et la société, plutôt que de s'instituer en clercs proférant un prêchi-prêcha "responsable" et "moral". Si les journalistes s'avisaient seulement de lever le voile sur la réalité, peut-être seraient-ils plus populaires.
Autant que la crise économique, la défaite de la vérité, et son corollaire, la crise de la liberté d'expression, exaspèrent les Français. Sur certains sujets, le peuple (lecteurs et électeurs) ne supporte plus les leçons administrées par nos clercs autoproclamés. Sur l'immigration, la délinquance, la mondialisation, l'Europe, les communautarismes, les conflits d'intérêt, etc., les Français demandent que les médias leur disent la vérité (c'est-à-dire des vérités qui peuvent être différentes en fonction des lignes éditoriales), au lieu de s'évertuer à empêcher la révélation de faits bruts.
Il est absurde de s'étonner de la "dépression" française. Sans tomber dans la psychologie de bazar, tout corps social dont l'expression est retenue, auquel le déni de réalité est imposé, finit rongé de l'intérieur.
Une fois les éléments sur la place publique, les Français sont assez intelligents pour réfléchir. Quiconque pense le contraire doit proposer aussitôt l'établissement d'un despotisme éclairé à la place de la démocratie.
Etonnant paradoxe. L'humoriste de France Inter Stéphane Guillon peut raconter n'importe quoi, décrire untel en nazi et telle autre en "petit pot à tabac", il peut user d'une rhétorique déshumanisante, animalière, tracer des portraits diffamatoires sans se renseigner un instant sur la réalité de ce qu'il prétend "caricaturer", il passe pour un parangon de la liberté d'expression. Tout est autorisé au divertissement, même les pires insinuations. L'air du temps spectaculaire préfère la méchanceté infondée au souci de l'exactitude.
Sur son blog, Brice Couturier, l'animateur de l'émission "Du grain à moudre", sur France culture, écrit à raison que la gauche bobo est désormais "bimi" : bien intentionnée, mal informée. On pourrait ajouter que la droite l'est autant. Il n'est point besoin d'avoir lu La Fabrique du consentement, de Noam Chomsky et Edward Herman, sur "la propagande médiatique en démocratie", pour savoir qu'en adeptes du "deux poids deux mesures", les médias peuvent colporter des intérêts particuliers, qu'ils soient nationaux, particuliers, ou de classe, sous couvert d'une doctrine de bonnes intentions.
Que faire ? Mettre fin, immédiatement, à la traque du "dérapage" dans nos journaux. Vous avez remarqué ? Pour peu que l'on s'écarte de la pensée en ligne droite, c'est le "dérapage". Ceux qui sortent de la route doivent recevoir une leçon, pour l'exemple. Qu'ils votent "non" sur un traité constitutionnel européen, qu'ils soient favorables à une réflexion sur le protectionnisme, que le métissage général ne soit pas leur seul horizon politique, qu'ils dénoncent des conflits d'intérêt dans la société, ils doivent être remis dans le droit chemin. Ou éliminés dans le bas fossé du débat.
Dommage, car comme disait Gandhi, la vérité est "dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher". Plutôt que de nous aiguiller tels des magistrats du bien et du mal, les journalistes devraient nous aider à comprendre simplement ce que nous sommes, dans quel monde nous vivons.
L'on se demande parfois qui, de George Orwell, l'auteur de 1984, ou d'Aldous Huxley, celui du Meilleur des mondes, avait le mieux imaginé le monde futur. En tout cas, dans la France de 2010, pas besoin de Big Brother, le divertissement semble pris infiniment plus au sérieux que l'établissement laborieux des faits. Les journalistes devraient choisir leur camp tant qu'il en est encore temps. Les sunlights du spectacle ou la recherche dans les laboratoires du réel.

Le provocateur, espèce en voie de disparition ?

Marianne - 26 décembre 2010 - Philippe Bilger
Eric Zemmour l'a lumineusement exposé en échangeant avec Audrey Pulvar dans l'émission de Laurent Ruquier [...]. Sans être contredit de manière convaincante, [il] a montré à quel point le climat intellectuel dominant était de « gauche » en dépit d'affichages politiques apparemment divers. Ainsi, il faut être en faveur des sans-papiers, contre la police et Brice Hortefeux, pour la mondialisation, pour l'homosexualité, en faveur de toutes les minorités, pour l'exception contre la règle, contre Marine Le Pen, contre Nicolas Sarkozy, pour des humoristes qui n'en sont pas, adorer tout de même Carla Bruni, se prosterner devant les pires manifestations de l'Islam, jurer que le communisme est un beau rêve, se moquer du pape et ne pas trop respecter sa patrie... A partir de ce corpus dont l'inventaire, même s'il est hétéroclite, me semble assez bien refléter l'ambiance des poncifs d'aujourd'hui, il est manifeste que ce qui s'oppose à ce catéchisme impérieux qui fait la loi ne se trouve que dans la frange réactionnaire, sulfureuse [...]. C'est cette mouvance dont il convient de protéger le droit à l'expression s'il se tient dans les limites légales, sauf à rêver d'une démocratie qui ferait place nette pour n'autoriser l'existence qu'à ceux qu'elle agréerait. [...]
Cette défense républicaine de la parole d'autrui, force est de reconnaître que je ne serais pas gêné, au contraire, de l'user pour l'autre extrême mais étrangement, à part quelques émotions suscitées par Alain Badiou, Edgar Morin ou Jean-Luc Mélenchon, je n'ai jamais dû, avec d'autres, m'employer au bénéfice de ces personnalités qui profitent, tous comptes faits, de l'atmosphère complice d'aujourd’hui.
Les vrais provocateurs sont rares. Parce que penser librement ne vous conduit pas nécessairement à la vérité. Parce que le troupeau qui vous tient chaud, dans lequel on a l'approbation de tous et de BHL, est rassurant. Qu'on préfère avoir tort avec la majorité que peut-être raison tout seul. Parce qu'il faut du courage. Parce qu'il est doux d'avoir l'esprit et l'échine souples.

...plus d'informations sur l'atmosphère gauchiste qui imprègne la société et la politique

Les coups de boutoir des néo-rebelles contre la pensée unique

Les nouveaux insoumis

Valeurs Actuelles - 10 juin 2010 - Laurent Dandrieu
Le problème, explique Élisabeth Lévy, est qu’on a des politiques qui sont à plat ventre devant les médias, et des médias qui sont dans une espèce de bulle bien-pensante – c’est le camp du Bien, complètement coupé du réel ; et que le conformisme de gauche est extrêmement répandu à droite. Un certain nombre d’opinions ont été érigées en vérité, et notre rôle est de les ramener à leur statut d’opinion, c’est-à-dire de chose contestable, discutable, sur laquelle on peut s’empailler.

...plus d'informations sur le microcosme politique et médiatique parisien

La pensée unique est maintenue par la mise à l'écart médiatique des intellectuels et des courants de pensée jugés non conformistes

Rémi Brague, la voix romaine

Le Figaro - 6 juillet 2006 - Jean-Marc Bastière
Ne lui suggérez pas qu'il est un « intellectuel catholique » : cela l'énerve, Rémi Brague. « Se demande-t-on s'il y a des plombiers catholiques ? », vous rétorque-t-il avec ce sérieux irrésistible qui trahit le pince-sans-rire.[...] Depuis une quinzaine d'années, il enseigne en effet à la Sorbonne la philosophie médiévale et arabe. Sa carrière universitaire est un maelström de diplômes, prix, traductions ou distinctions où l'on voit surnager des noms comme Aristote ou Maïmonide, mais aussi Shlomo Pinès ou Leo Strauss. Fort d'une vertigineuse érudition, ce polyglotte est soucieux de faire entrer en résonance les quatre sources de l'héritage européen : la juive, la grecque, la chrétienne et l'arabe.[...] En 1992, Rémi Brague fait paraître un ouvrage devenu depuis presque un classique et traduit dans de nombreuses langues : Europe, la voie romaine (Folio Essais), qui renouvelle la réflexion sur la singularité de notre continent. Comme dans ses autres livres, il tente de sortir des sentiers balisés, des mots piégés, des idées de seconde main ou des préjugés imposés par l'époque. Depuis plusieurs années, il travaille à une trilogie sur des « mouvements de pensée de très longue ampleur » semblables à ces « vues aériennes » d'où l'on perçoit des phénomènes indétectables pour celui qui se trouve le nez au sol (ou l'esprit collé à l'événement). Deux livres, La Sagesse du monde (cosmologie) et La Loi de Dieu (théologie), sont déjà parus chez Fayard. Dans le dernier volume, Le Règne de l'homme (anthropologie), qui est en préparation, il décrit ce moment où l'homme va rentrer dans l'« orbite » de la technique. Si le sujet est philosophiquement brûlant, le professeur se défend de vouloir « susciter des affects ».
Comme catholique, Rémi Brague n'a jamais craint de faire son outing. Il est l'un des fondateurs avec quelques amis normaliens de l'édition française de la revue internationale Communio. L'aventure a commencé en 1975 : Joseph Ratzinger - le futur pape Benoît XVI - et le théologien Hans-Urs von Balthazar entrent en contact : « Nous étions de jeunes c... et ils nous ont fait confiance ! », se souvient-il avec émotion. A une époque où les esprits sont encore très troublés par les remous de l'après-concile, la revue jouera un rôle essentiel de balise doctrinale et de référent intellectuel. Dans son escalier, Rémi Brague croise souvent Jean Duchesne ou Jean-Luc Marion, ses complices de Communio (d'autres, comme Jean-Robert Armogathe et Claude Dagens, sont devenus prêtres).
[...] Pour lui, le prétendu « silence des intellectuels catholiques » n'est qu'un manque de visibilité médiatique. « On préfère écouter les bêtises d'un Michel Homais ! (Onfray) », s'emporte-t-il. Les cathos n'échappent pas à son ire. « Pur produit de l'école laïque », il se dit extérieur au « sérail catholique » : « Pensez que L'Humanité a plus parlé de mon dernier livre (La Loi de Dieu) qu'un certain grand journal confessionnel ! » Mais tout espoir n'est pas perdu : pour la première fois en trente-trois ans, on lui a fait l'honneur de prononcer une conférence... dans sa propre paroisse...

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Sujets tabous et non-dits : la pensée unique refuse la différence et la diversité d'opinions et impose la censure sur les sujets contraires à son dogme

Sida : l'Église ne proscrit pas le préservatif

Le Figaro - 24 mars 2009 - Jean-Marie Guénois
Le préservatif est efficace «à 97 % contre l'infection» dans les meilleures conditions d'utilisation et «à 87 %» dans des conditions communes, comme en Afrique. Et le journal de citer l'expérience de l'Ouganda où des campagnes soutenues par le gouvernement, dites «ABC», ont été lancées contre le sida : «A» comme abstinence, «B» comme fidélité (be faithful), «C» comme préservatif (condom).
[...] Les effets de cette campagne sont spectaculaires. L'Ouganda est ainsi «l'unique pays d'Afrique qui a obtenu de bons résultats» dans cette lutte contre le sida : «La fréquence d'infection dans la population est descendue de 15 % en 1991 à 5 % en 2001.»
«L'abstinence» en question est effectivement conseillée aux jeunes adolescents. L'âge moyen du premier rapport sexuel a ainsi été retardé de «15 à 19 ans». «La fidélité», recommandée aux couples, aurait permis de réduire de 60 % le vagabondage sexuel. La méthode prévoit, enfin, l'usage du préservatif. «Ces trois facteurs [...] ont une influence importante sur la réduction de l'incidence du sida.»
La campagne «ABC» a démontré que ce sont les deux premiers axes - lutte contre une sexualité précoce et fidélité - qui ont surtout été efficaces parce qu'ils ont créé un changement de comportement. Le préservatif restant, lui, «un recours pour ceux qui n'appliquent pas les deux premiers points de la méthode». Autrement dit, pour ce médecin catholique : «L'abstinence annule le risque pour les cas de transmissions sexuelles. La fidélité dans les rapports sexuels réduit le risque. L'usage du préservatif réduit le risque mais ne l'élimine pas.»
Cet article est suivi de l'interview d'un missionnaire combonien, un ordre religieux très présent en Afrique, médecin de son état. Le frère Daniel Giovanni Giusti a eu une expérience de plus de vingt ans dans un hôpital en Ouganda et reconnaît que «le préservatif a un rôle dans des épidémies localisées et dans des groupes particuliers : prostituées, homosexuels et drogués.»
Sa conclusion ne met donc pas en cause le préservatif, en tant que tel, mais les campagnes le proposant comme seul moyen sûr. «L'expérience de terrain démontre que dans les pays où l'on a tout misé sur le tout préservatif, il n'y a pas eu - dans la population générale - des résultats satisfaisants comme ceux obtenus en Ouganda.»

analyse La pensée unique impose de censurer la diffusion de ce genre d'étude scientifique - sur les résultats réels des campagnes de lutte contre le sida - et de ne proposer que le préservatif, ce qui dans les faits est criminel.

...plus d'informations sur les préjugés et idées reçues simplistes laïcistes et cathophobes

Pour aller plus loin

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