INFOSELEC.net, des briques d'information sélectionnées sur le Net
Flux RSS Nouveautés (RSS)

Vous êtes ici : Infos > Ecologie, Environnement et Développement Durable > Réchauffement climatique

Risques de changement climatique, débat sur le réchauffement et volontarisme politique

Répertoire structuré d'extraits d'articles de presse consacrés à l'évolution du climat :

Le dérèglement du climat responsable de la multiplication des catastrophes naturelles ?

analyse Le climat devient-il fou ? Ou l'homme moderne a-t-il cru pouvoir s'affranchir des contraintes de la nature ?

Salvano Briceno : L'homme transforme l'aléa naturel en catastrophe

Le Monde - 27 août 2010 - Salvano Briceno (directeur de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes des Nations Unies), propos recueillis par Grégoire Allix
Villes et villages se vident dans la vallée de l'Indus. Des centaines de milliers de Pakistanais continuent de fuir les inondations qui ont déjà fait 1 500 morts depuis un mois. Au Pakistan comme en Russie, en Chine ou en Inde, les catastrophes naturelles ont rendu l'été meurtrier. Mais sont-elles si naturelles ? Plus que le climat ou l'environnement, "c'est l'intervention de l'homme qui crée la catastrophe", estime le Vénézuélien Salvano Briceno, qui dirige à Genève la Stratégie internationale de réduction des catastrophes des Nations unies.
"Au Pakistan comme ailleurs, on ne tient pas compte des risques naturels, vus à tort comme inévitables. On a permis aux gens de s'installer sur les bords des fleuves, dans les plaines d'inondation. Des endroits où les risques étaient pourtant bien connus. C'est la principale cause de la catastrophe. Ce n'est pas l'aléa naturel qui tue les gens. Si la plupart des victimes sont mortes dans le nord, c'est parce que la guerre avait rendu la région vulnérable et fait de nombreux déplacés."
"L'aménagement du territoire et la politique de construction portent une responsabilité essentielle dans la fabrication des catastrophes. Elles ne sont pas naturelles. C'est l'action de l'homme qui transforme l'aléa naturel en désastre."
"En Russie, la mauvaise gestion des forêts a été une des causes principales des incendies qui ont ravagé le pays. En Chine, la croissance urbaine incontrôlée et la déforestation favorisent les glissements de terrain. En Haïti, le 12 janvier, les habitants de Port-au-Prince ont été tués par leur pauvreté, pas par le tremblement de terre. Un mois plus tard, un séisme équivalent a frappé le Chili, avec infiniment moins de morts. La différence, c'est la misère, l'urbanisation des terrains à risque, l'absence de normes de construction. Chaque année, un même ouragan fait des ravages mortels à Haïti mais aucune victime à Cuba ou en République dominicaine."

L'étalement urbain accroît le nombre de jours de canicule

Le Figaro - 7 octobre 2010 - Yves Miserey
Les agglomérations américaines qui se sont le plus agrandies depuis 1950 ont vu doubler les jours de forte chaleur en été.
Depuis le mois d'août 2003, on sait que les villes sont beaucoup plus exposées aux canicules que les zones rurales. Le béton, le macadam et les toits qui absorbent l'énergie solaire, l'absence de végétation et d'évaporation ainsi que le dégagement de chaleur des moteurs automobiles contribuent à former ce que les spécialistes appellent des «îlots de chaleur urbains». Le phénomène est surtout nocturne: la chaleur emmagasinée durant la journée est restituée au cours de la nuit. Les différences peuvent parfois être de grande ampleur. «Durant la canicule de 2003, la nuit, il y avait 8°C de moins dans le bois de Boulogne qu'au centre de Paris», rappelle Grégoire Pigeon, de Météo France.
Une étude américaine révèle toutefois que ce constat doit être affiné (Environmental Health Perspectives, octobre 2010). En effet, aux États-Unis, les villes ne sont pas toutes bâties sur le même modèle et ne sont donc pas toutes logées à la même enseigne. L'analyse et la comparaison des données de températures effectuées par l'équipe pilotée par Brian Stone, de l'Institut de technologie d'Atlanta, font ressortir de très grands contrastes. Ils ont ainsi découvert que le nombre de jours de très grosses chaleurs est deux fois plus important dans les villes dont les banlieues ont grignoté les zones rurales périphériques que dans celles qui sont restées à l'intérieur de leurs limites géographiques.
Dans 53 villes à fort étalement urbain, il y a chaque été en moyenne 14,8 jours de canicules de plus que dans les années 1950. En revanche, cette augmentation n'est que de 5,6 jours en moyenne dans les villes restées circonscrites à l'intérieur de leur territoire. La tendance est générale, quels que soient le type de climat des villes en question, le nombre d'habitants et le mode de développement. «Ces travaux sont intéressants, estime Stéphane Hallegatte, du Cired (Centre international de recherche sur l'environnement et le développement). Ils valident nos modèles.»
Le groupe Descartes a calculé que le fait d'implanter de nouvelles forêts en Ile-de-France pouvait faire diminuer la température à l'intérieur de la capitale de 2°C à 3°C. «Le phénomène des îlots de chaleur urbain explique en grande partie le réchauffement enregistré au cours des dernières années dans les villes les plus touchées», analyse Brian Stone.[...] Paris et son agglomération qui connaissent un étalement urbain explosif devraient elles aussi adopter des mesures d'adaptation. En Ile-de-France, l'implantation de forêts et de maraîchage à la place des cultures céréalières actuelles, ou, dans la capitale, la pose de macadam réfléchissant. Le plan climat a tracé les grandes lignes. «Ça ne se fera pas en un jour. C'est une action à long terme qui implique des changements structurels. Des modifications réglementaires seront nécessaires ainsi que de nouvelles normes», assure Stéphane Hallegatte. «La gouvernance des copropriétés devra même peut-être changer.»
Le jeu en vaut la chandelle.[...] Lors de la canicule 2003, on a recensé en Ile-de-France près de 4800 décès en excès, soit le tiers de la surmortalité totale en France.

Le débat sur le changement climatique au sein de la communauté scientifique

Pas de consensus sur le réchauffement climatique à l'Académie des Sciences

L'Express - 26 novembre 2009 - Aurélie Leone
L'Académie des Sciences vient de publier un rapport au sujet du changement climatique sans trancher sur la question du rôle du CO2 car les avis de ses membres divergent. Intitulé "Libres points de vue d'Académiciens sur l'environnement et le développement durable", le dossier compile les avis d'une quarantaine de membres de l'Académie des sciences sur des questions concernant les changements climatiques, l'environnement durable et les énergies. [...] Le texte rassemble en effet des avis divergents, au sein même de la communauté des académiciens, en particulier sur la question du rôle du CO2 et des émissions anthropiques sur le réchauffement climatique. Sur ce point précis, le rapport fait intervenir deux de ses membres, Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël, qui soutiennent que la responsabilité du CO2 sur les changements climatiques a été surestimée par rapport à celle du soleil. Cet avis apparaît minoritaire dans le rapport. Sur ce point, les autres scientifiques rendent en effet des conclusions qui confirment le rôle du CO2 dans le réchauffement planétaire.
Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, précise qu'avec cette publication, l'Académie a décidé "d'ouvrir une tribune à tous ses membres", plutôt que de "forcer une pensée unique". "Il arrive, même au sein de l'Académie, qu'il y ait des sujets qui ne font pas l'unanimité", "c'est rare, mais c'est le cas avec le sujet du climat", indique-t-il. "On a souhaité que nos confrères, élus pour leurs compétences, s'expriment", précise le scientifique. "La seule façon de trancher, pour l'Académie, aurait été de procéder à un vote et ce n'était pas une solution appropriée".

Un document de travail révèle les tensions au sein de l'Académie des sciences sur le climat

Le Monde - 28 octobre 2010 - Stéphane Foucart
L'Académie des sciences a rendu public, jeudi 28 octobre, le rapport commandé par Valérie Pécresse sur le changement climatique. Dans ses grandes lignes, le texte endosse largement le consensus exprimé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et les institutions internationales. Ses conclusions sont sans ambages : le climat se réchauffe, la principale cause de ce réchauffement sont les activités humaines et ce dernier est potentiellement dangereux.
La version de travail datée du 22 octobre, rédigée par deux rapporteurs académiciens, l'astrophysicien Jean-Loup Puget et le géologue René Blanchet, a été discutée au cours d'un comité secret tenu mardi soir, en présence d'une cinquantaine d'académiciens issus de toutes les disciplines.
La majorité des amendements apportés à cette version concernent l'influence possible du Soleil et traduisent les tensions qui traversent l'institution du Quai de Conti sur la question climatique. Des climatologues critiquent notamment l'irruption dans le rapport final d'une assertion vague et non chiffrée : "Si le cycle de onze ans de l'activité du Soleil tendait à diminuer d'intensité, comme cela a été le cas dans le passé, un ralentissement graduel du réchauffement global pourrait se produire."

L'étrange panne du Soleil

Le Figaro - 15 janvier 2010 - Christophe Doré
Le Soleil sort lentement d'une longue léthargie comme il n'en avait pas connu depuis 1913. Ce repos inexpliqué est-il la cause d'un climat plus froid et perturbé ? Les scientifiques restent partagés.

Au Pôle Sud, les manchots empereurs sont plus nombreux qu’on ne le pensait

La Croix - 14 avril 2012 - Denis Sergent
La population de manchots empereurs dans l’Antarctique est près de deux fois plus nombreuse qu’estimée, révèlent des images satellitaires utilisées par une équipe de chercheurs.
"Nous sommes ravis de pouvoir situer et identifier un aussi grand nombre de manchots empereurs avec un décompte de 595 000 de ces oiseaux, soit près du double des estimations précédentes de 270 000 à 350 000 ", souligne Peter Fretwell, un géographe du British Antarctic Survey (BAS), principal auteur d’une étude qui vient d’être publiée dans la revue PloS ONE (Public Library of Science). "C’est le premier recensement aussi étendu de ces populations de manchots mené à partir d’observations satellitaires ", ajoute-t-il. [...]
Des zones très difficiles à étudier
"Les méthodes que nous avons utilisées représentent un énorme pas en avant pour l’écologie de l’Antarctique dans la mesure où nous pouvons effectuer des recherches efficacement, en toute sécurité et avec très peu d’impact environnemental, tout en procédant à une estimation précise de la population entière de manchots empereurs ", relève Michelle LaRue, de l’Université du Minnesota, coauteur de l’étude financée par la Fondation nationale américaine des sciences (NSF). Ces oiseaux se reproduisent dans des zones très difficiles à étudier car souvent inaccessibles. Où le thermomètre peut descendre à – 50 °C.
[...]
Des résultats qui pourraient relancer le débat sur le changement climatique
Ce résultat risque bien de relancer le débat relatif à l’influence, déjà effective ou non, du réchauffement climatique sur les effectifs des colonies de manchot empereur. En effet, en 2009, une étude franco-américaine menée par Henri Weimerskirch (CNRS, Chizé) montrait une diminution de la colonie forte de 3 000 couples et suivie depuis la fin des années 1970 à Pointe Géologie en Terre Adélie, estimant qu’elle risquait d’être réduite de 95 % à l’horizon 2 100. Une interprétation réfutée par Yvon Le Maho (CNRS, Strasbourg) pour qui il n’est pas prouvé que cette baisse numérique est due au réchauffement. En revanche, ce dernier explique la baisse d’effectifs par le fait que les oiseaux ont été bagués sur un de leurs ailerons de façon à pouvoir les identifier, une opération qui a eu pour effet de les handicaper dans leurs plongées et leur quête d’alimentation en mer.

Le débat médiatique international autour des études des climatologues entre travaux du GIEC et des climatosceptiques

analyse Les échanges de certitudes s'apparentent souvent plus au pugilat qu'à l'application de la méthode et du doute scientifique. Match nul (1-1) entre les deux camps ?

Ça chauffe pour les climatologues

L'Express - 22 avril 2010 - Eric Lecluyse, Catherine Gouëset
Depuis le "Climategate", gigantesque opération de piratage de mails de climatologues, les attaques d'un petit nombre de "climato-sceptiques" contre les principaux experts du climat connaissent un réel succès d'audience. Retour sur ces chaudes tensions.

Le groupe d'experts sur le climat mis à rude épreuve

Le Figaro - 22 janvier 2010 - Marielle Court
Les membres du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) sont en train de faire l'amère découverte qu'ils n'ont pas que des amis. D'après le Sunday Times, ce sont cette fois des données sur l'Himalaya publiées dans le deuxième chapitre de leur rapport de 2007 qui sont mises en cause. À juste titre, semble-t-il.
«Fin 2006, j'ai pris connaissance de cette erreur mais avant la publication du rapport du Giec, donc on avait encore une possibilité de faire des modifications», explique le glaciologue autrichien Georg Kaser, chercheur à l'institut de glaciologie d'Innsbruck qui avait relu le document. Je l'ai fait remarquer. Pour une raison que j'ignore, les auteurs n'ont pas réagi», ajoute-t-il, en regrettant «un certain amateurisme».
Dans l'autre, «c'est un rapport de l'Unesco publié en 1996 qui évoque une diminution des glaciers de montagnes de 500 000 à 100 000 kilomètres à l'horizon 2350 !», précise un chercheur évoquant une erreur de typographie.

Le lobby climatosceptique financé par le pétrolier Exxon

Le Figaro - 19 juillet 2010 - Thomas Vampouille
Le temps se couvre pour les climatosceptiques. Le quotidien britannique Times a révélé lundi que plusieurs organisations qui luttent contre les projets de limitation des gaz à effet de serre sont financées par le géant pétrolier américain ExxonMobil (maison mère d'Esso), à hauteur de presque un million de livres (1,2 million d'euros). Les climatosceptiques, qui réfutent la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique - quand ils ne mettent pas en cause le réchauffement lui-même -, s'opposent aux tentatives de régulations des émissions de gaz à effet de serre.

Lutte contre le réchauffement climatique : entre volontarisme politique et risque de décision précipitée

analyse L'épisode des biocarburants, un temps présentés comme la solution miracle au réchauffement climatique, mais dont le développement a en réalité engendré des conséquences catastrophiques, doit nous inciter à la prudence. Avant toute prise de décision politique doivent être analysés rigoureusement le niveau de certitude scientifique sur l'impact de la mesure, le retour sur investissement (niveau financier, économique, écologique, géopolitique, ...) et les risques pris.

Les biocarburants polluent aussi

Le Monde - 23 avril 2007 - Stéphane Lauer
Les biocarburants, souvent présentés comme LA solution pour lutter contre le réchauffement climatique, pourraient ne pas être la panacée imaginée par certains. Un spécialiste des sciences atmosphériques de l'université de Stanford, en Californie, Mark Jacobson, s'est ainsi livré à des projections pour savoir quel pourrait être l'impact atmosphérique d'une généralisation des biocarburants à l'horizon 2020. Si l'ensemble du parc automobile des Etats-Unis était converti à l'éthanol (c'est-à-dire de l'alcool distillé à partir de plantes), le nombre de décès liés à la pollution augmenterait de 4 % environ, selon cette étude parue dans la dernière édition de la revue Environnemental Science & Technology.

L'engouement pour les agrocarburants n'est plus ce qu'il était

L'Express - 9 avril 2010 - Catherine Gouëset
Parés de toutes les vertus il y a quelques années, les agrocarburants sont aujourd'hui accusés d'affamer la planète et d'encourager la déforestation. Et leur bilan environnemental ne serait pas si "vert" qu'on a bien voulu le dire, comme le concède un rapport... récemment retiré par l'Ademe de son site Web. Comment en est-on arrivé là?

Réchauffement : quel scénario pour 2030 ?

Le Figaro - 7 décembre 2009 - Fabrice Nodé-Langlois
Les économies d'énergie contribueront plus à la lutte contre le réchauffement que les énergies renouvelables ou le nucléaire. La facture globale pourrait toutefois atteindre les dix mille milliards de dollars. (…) Toute prospective a ses limites, mais une certitude demeure : il n'y a pas de solution miracle qui s'appellerait éolien, solaire ou énergie de la mer. Il faudra agir sur tous les leviers à la fois.

Pour aller plus loin...

Pour chaque extrait, le lien vers l'article complet est disponible en cliquant sur le titre.
La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection d'articles proposée est progressivement enrichie et affinée. N'hésitez pas à nous contacter.

Copyright INFOSELEC.net 2012,
tous droits réservés
Plan du site Contact Valid XHTML 1.0 Strict, excepté sigles et bannières CSS Valide !