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L'angoisse sociétale du déclassement économique et social : sentiment ou réalité ?

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence :

Le déclassement des nouvelles générations, une réalité durement ressentie

Un jeune adulte sur cinq est pauvre en France

Le Monde - 6 mai 2009 - lemonde.fr
Avec 17 760 euros annuels, ce sont les 18-24 ans qui ont le niveau de vie le plus faible, alors que ce niveau de vie est à son maximum dans la tranche d'âge 55-59 ans (plus de 24 000 euros), selon l'étude. Elle relève également que, pour les plus de 75 ans, ce niveau de vie (plus de 20 000 euros) "est proche de celui des quadragénaires et supérieur à celui des trentenaires".

Paris est la ville la plus chère du monde

Le Figaro - 12 mars 2010 - Anne-Hélène Pommier
La dernière étude publiée par The Economist Intelligence Unit (EIU), filiale du magazine britannique The Economist, sacre Paris ville la plus chère du monde. Deuxième lors du précédent classement en 2008, la capitale française devance les 132 autres villes du monde étudiées. L'étude ne s'intéresse pas aux pouvoirs d'achat des habitants des différentes villes pour établir son classement mais se focalise simplement sur le niveau des prix des biens et services.[...] Au classement des villes les plus chères, Paris est talonnée par Tokyo (Japon) qui fait un bond de quatre places par rapport à 2008, et Oslo (Norvège) qui en perd deux. Londres (Royaume-Uni), huitième en 2008, dégringole à la seizième place en 2009, tandis que la chute du rouble fait descendre Moscou du 31ème au 45ème rang.

Mobilité sociale en panne pour les quadras

Le Figaro - 27 août 2008 - Marie-Estelle Pech
La génération née dans les années 1960 réussit moins que ses aînés. Et les enfants de cadres ne sont pas épargnés.
Les quadragénaires ont des raisons légitimes d'envier la situation sociale de leurs parents. Et d'éprouver un sentiment de frustration… Une part importante de la génération née dans les années 1960 connaît une moindre réussite que ses aînés.
Ce constat, dressé par une étude de l'Insee (1), apparaît d'autant plus injuste et paradoxal que, bien souvent, les générations qui précèdent sont moins diplômées. Le niveau d'éducation de leurs rejetons quadragénaires est, lui, sans précédent. Pourtant, ceux qui ont des diplômes plus élevés que leurs parents n'accèdent pas à des positions sociales plus intéressantes parce que le «rendement» de ces diplômes sur le marché a baissé. «Les chiffres sont effrayants», explique la sociologue Marie Duru-Bellat.
Une majorité des licenciés en lettres, par exemple, atteint au mieux un niveau d'employé de bureau quand un baccalauréat suffisait trente ans plus tôt. L'affaiblissement du lien entre diplôme et position sociale mis en évidence par l'étude «remet en question l'idée de l'avènement d'une société plus méritocratique», affirme l'Insee.
Certes, quels que soient le sexe et la génération, les «ascendants» ceux qui progressent socialement demeurent globalement plus nombreux que les «descendants» ceux qui se déclassent par rapport à leurs parents. Mais l'écart entre les deux diminue sensiblement. En 2003, 35 % des 35-39 ans connaissent une mobilité «ascendante» contre 40 % vingt ans avant, et 25 % une mobilité «descendante» contre 18 % auparavant. Cette «plongée sociale» est davantage marquée pour les femmes que pour les hommes : en 2003, 34 % d'entre elles subissaient une situation de déclassement contre 28 % qui progressaient.
Cette dégradation touche tout le monde. Les enfants de cadres, des professions intellectuelles supérieures ou des chefs d'entreprise ne sont pas épargnés. Près d'un fils de cadre sur quatre né au tournant des années 1960 est aujourd'hui employé ou ouvrier. C'est aussi le cas d'une fille sur trois. Selon l'auteur de l'étude, la tendance à la «préservation des destins sociaux», autrement dit à la reproduction sociale, s'amenuise sensiblement depuis trente ans. Les enfants des professions intermédiaires ne sont pas mieux lotis. Et les enfants d'ouvriers et d'employés ont de plus en plus de mal à dépasser le niveau de leurs parents.
Diplômes dévalués
Comment expliquer cette morosité ? Pour l'auteur de l'étude, ce sont, entre autres, les effets de la crise économique des années 1970 qui expliquent cette dynamique défavorable. Les individus nés dans les années 1940 et qui entraient sur le marché du travail pendant les Trente Glorieuses bénéficiaient d'une situation privilégiée. Ceux qui sont nés dans les années 1960 font face à la situation la plus dégradée avec une croissance en baisse et un chômage en hausse.
Paradoxe, cette dynamique morose n'est pas contrebalancée par l'élévation du niveau d'éducation. Pour réussir, lorsqu'on est né dans les années 1960, la profession du père compte plus que dans les générations précédentes, et le poids du diplôme compte moins…
Les individus, dans les années 1940, faisaient face à une école inégalitaire dans laquelle il était difficile d'entrer, mais leur position sociale finale était liée à leur diplôme. À l'inverse, pour ceux des années 1960 qui ont accédé facilement au système scolaire, les études comptent moins. En ac­cusation : les diplômes qui sont plus nombreux mais dévalués. Car le marché du travail s'est déplacé proportionnellement moins vite vers le haut. Conséquence : une proportion grandissante de jeunes salariés occupe des emplois pour lesquels ils sont trop qualifiés.
Cette expérience de «déclassés», déjà mise en avant par des études sociologiques, tend à leur donner un sentiment de frustration et d'injustice. Un constat qui pose plus que jamais la question de la réalité de la «méritocratie», chère à la société française.

analyse (1) Etude de l'INSEE : «Éducation et Mobilité sociale», Camille Peugny

Un sentiment de déclassement plus élevé que la réalité indiquée par les statistiques

Les Européens se croient plus pauvres qu'ils ne sont

Le Figaro - 28 octobre 2009 - Claire Gallen
Curieusement, cette perception ne reflète pas forcément le niveau réel d'exclusion sociale. En France ainsi, 86% des sondés pensent que la pauvreté est répandue alors qu'elle touche 13% de la population, ce qui est un peu moins que la moyenne européenne (16%). A la Commission, on avance plusieurs pistes d'explication: plus grande sensibilisation des Français, présence de grosses associations caritatives… La France est d'ailleurs le pays où l'on s'en remet le plus aux ONG pour lutter contre la pauvreté (26% contre une moyenne européenne de 7%).

Les Français consomment trois fois plus qu'il y a 50 ans

L'Expansion - 25 mai 2009 - L'Expansion.com
Depuis 50 ans, les dépenses des ménages, qui représentent 55% des richesses produites en France (PIB d'environ 1.900 milliards), ont augmenté chaque année un peu plus, accompagnant une forte hausse du niveau de vie, indique l'Insee dans une étude publiée le 24 septembre. La hausse des dépenses a atteint 4,3% par an pendant la période des "Trente glorieuses", se ralentissant à environ 2,5% par an après le premier choc pétrolier de 1973, précise l'institut national de la statistique.
L'explosion des dépenses s'accompagne d'un changement profond des comportements. Si l'alimentation représente toujours une importante part des dépenses des ménages, elle est passée de 38% en 1960 à 25% en 2007, souligne l'Insee. L'habillement baisse aussi de 14% à 9%. "Les écarts entre les ménages les plus aisés et les plus modestes se sont réduits mais restent importants en termes d'alimentation à domicile, avec une dépense moyenne de 230 euros par personne par mois pour les premiers contre 130 pour les plus modestes", explique Michel Duée, chef de la division conditions de vie des ménages.

La France championne de la réduction des inégalités

Les Echos - 10 avril 2009 - Jean-Francis Pécresse
C'est un rapport oublié de l'OCDE. Publié en octobre 2008, il n'a trouvé aucun écho dans notre pays. Probablement parce que, à ce moment-là, les Français avaient la tête ailleurs ; ils découvraient, effarés, l'ampleur de la crise économique. Sans doute aussi parce que ses conclusions heurtent une conviction ancrée dans notre conscience collective. Intitulé « Croissance et inégalités », ce rapport montre que, loin d'être à la traîne, la France est championne de la réduction des inégalités. Parmi les trente membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques, la France est l'un des rares - avec l'Australie, la Grèce, le Mexique et le Royaume-Uni - où les écarts de revenus et le taux de pauvreté aient diminué au cours des vingt dernières années. C'est même « le pays où les inégalités ont le plus baissé », selon Martine Durand, responsable du département des affaires sociales de l'Organisation.
Cette évolution est appréhendée au travers de deux indicateurs. L'un, appelé « coefficient de Gini », est très utilisé dans les comparaisons internationales. Il mesure la dispersion des revenus. Au milieu des années 1980, il plaçait la France dans le peloton, en position moins favorable que l'Allemagne par exemple. Au milieu des années 2000, il la situe dans le groupe de tête des pays de l'OCDE. L'autre indicateur est le taux de pauvreté, retenu par l'organisation internationale comme la proportion de personnes vivant avec moins de la moitié du revenu médian (celui qui sépare la population en deux parties égales). Ce taux de pauvreté est passé en vingt ans de plus de 8 % à 7 %.
Surtout, la France a réduit ses inégalités de revenus, mais elle est aussi fort bien classée dans le palmarès des pays industrialisés. Dans l'OCDE, les 10 % de personnes les plus riches gagnent, en moyenne, neuf fois plus que les 10 % les plus pauvres. D'un pays à l'autre, les différences sont considérables. Ainsi, les revenus du décile d'Américains les plus aisés sont-ils seize fois supérieurs à ceux du décile le moins favorisé. Au Canada, en Espagne, au Japon ou au Royaume-Uni, les riches gagnent neuf à dix fois plus que les pauvres. En France, l'écart n'est que de un à six, comme dans les pays nordiques. Dans son « Portrait social 2008 », l'Insee parvient à un chiffre identique : un rapport de 6,62 entre les niveaux de vie moyens des premier et dernier déciles de population. Quant à la pauvreté monétaire, elle est moindre dans notre pays que dans 24 pays de l'OCDE.
Cette performance inattendue en matière de réduction des inégalités s'explique, en partie, par les contre-performances des autres : pendant vingt ans, le fossé entre riches et pauvres s'est creusé dans les trois quarts des pays industrialisés. Mais nos résultats sont aussi le reflet de nos politiques. Pour Martine Durand (OCDE), les inégalités de revenus ont reculé en France en raison de l'importance du salaire minimum (plus de 60 % du salaire médian), du nombre d'emplois créés (fussent-ils peu qualifiés) et de notre généreux système de redistribution. Ce n'est, toutefois, qu'une part de l'explication. Car, selon une formule de Martin Hirsch, haut-commissaire du gouvernement, « aucun pays ne peut réduire la pauvreté sans un niveau élevé de dépenses sociales, mais un niveau élevé de dépenses sociales ne suffit pas à réduire la pauvreté ». En fait, ces chiffres montrent bien, que, à l'inverse de ce qui s'est passé dans la plupart des pays développés, la croissance économique a plutôt plus bénéficié en France aux plus pauvres qu'aux plus riches.
Bien sûr, les conclusions de l'OCDE peuvent être nuancées, à la marge. Les arguments en ce sens ne manquent pas. Les inégalités ne sont pas exclusivement financières et la pauvreté pas seulement monétaire. Et en Europe, on l'évalue plutôt au-dessous de 60 % et non de 50 % du revenu médian. Certains économistes préfèrent mettre en avant les écarts de revenus, considérables, entre le 1 % de la population le plus riche et le 1 % le plus pauvre. Si elle est, par nature, sans grande portée macroéconomique, cette observation est d'un grand intérêt sociologique. Elle illustre, en effet, ce que les auteurs du rapport, Michael Förster et Marco Mira d'Ercole, appellent l'« effet "Gala" » : étalés dans la presse, les revenus d'une infime minorité témoignent, aux yeux de la majorité, d'une grande injustice. C'est une explication plausible à l'écart patent entre inégalités mesurées et inégalités ressenties.
Le sociologue Julien Damon distingue, lui, des composantes spécifiquement françaises de ce décalage : la fragilité des revenus et des protections offerts par l'accès au travail, un « lamento compassionnel collectif », des frustrations individuelles face à une offre de consommation de plus en plus abondante, une culture de « défiance sociale ». Reste une objection : si les fruits de la croissance ont été mieux répartis qu'on ne le pensait, la crise a pu récemment inverser le mouvement. Les évaluations manquent encore, mais si, d'un côté, l'explosion du chômage accroît le risque de paupérisation, de l'autre, les revenus du patrimoine se sont effondrés et la France, par exemple au travers de la « taxe RSA », amplifie plutôt qu'elle ne le réduit l'effort de redistribution.

La valeur de la France est estimée à 12 513 milliards d'euros

Le Figaro - 17 mars 2009 - Cécile Crouzel
On aurait presque tendance à l'oublier, à force d'entendre les commentaires alarmistes sur les déficits et la dette de notre pays. Et pourtant : au cours des trente dernières années, la France s'est considérablement enrichie. Entre 1978 et 2007, la valeur du patri­moine national a été multipliée par huit, pour atteindre 12 513 milliards d'euros, selon une étude publiée hier par l'Insee. Dans la mesure où le prix des actifs a quadruplé, sur la même période, cela signifie qu'en termes réels, le patrimoine des Français a doublé.
Ce sont les ménages qui détiennent les trois quarts de ce patrimoine, pour un total de 9 467 milliards d'euros. La dernière décennie a été faste : à la fin 2007, chaque ménage français possédait, en moyenne, un patrimoine net de 380 000 euros, contre à peine 160 000 euros en 1997, d'après une étude du conseil des prélèvements obligatoires. De 2003 à 2006, la valeur du patrimoine (net de dette) a même crû de plus de 10% chaque année. Rien d'étonnant à cela, car la pierre représente les deux tiers des avoirs des Français. 58% des ménages étaient propriétaires de leur logement en 2007 contre 47% en 1978.

Le sentiment de déclassement renforcé par la culture du loisir et la société de consommation de masse

analyse Le développement de la culture de la consommation de masse est allée de paire avec une forte augmentation du budget dédié aux dépenses considérées - à tort ou à raison - comme obligatoires et incompressibles (multi-médias, loisirs, ...), alors que l'évolution des prix du logement a servi à l'enrichissement des municipalités et des "seniors" sur le dos des jeunes générations

Les Français consacrent un mois de revenus par an en médias et multimédias

L'Expansion - 5 octobre 2010 - L'Expansion.com avec AFP
Les foyers français auront dépensé en moyenne cette année 2.348 euros par an pour leur achats médias et multimédias (livres, presse, abonnements téléphonique et internet, etc), soit l'équivalent d'environ un mois de revenus mensuel moyen, selon l'Observatoire des dépenses médias et multimédias de l'institut Médiamétrie. Ce montant représente en moyenne 8,4% du revenu moyen des ménages et a augmenté de 1% par rapport à l'année précédente, selon l'étude publiée ce mardi."Internet et la micro-informatique représentent un cinquième des dépenses et c'est le poste internet qui enregistre la plus forte augmentation dans les dépenses médias des Français" avec 15% de plus que l'année d'avant. En revanche les dépenses de téléphonie (fixe et mobile) sont en baisse de 2 points dans la part des dépenses, mais elles représentent près du tiers de leur budget médias et multimédias. Les foyers consacrent plus d'argent à la musique (+10%), croissance principalement tirée par l'achat d'équipement. Les dépenses "presse, loisirs numériques, cinéma" représentent quant à elles un quart du budget médias et multimédias des foyers français.

Les Français consomment trois fois plus qu'il y a 50 ans

Le Figaro - 25 mai 2009 - valérie Collet
Le panier de la ménagère d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui de sa mère dans les années 1960. En 2007, les dépenses consacrées à l'alimentation ont fondu tout comme celles dévolues à l'habillement. En parallèle, le budget alloué aux transports, à la communication, aux loisirs et à la culture a progressé.[...] Premier constat, les ménages français consomment un peu plus chaque année. Le volume de consommation a ainsi triplé en un demi-siècle. Cette croissance s'explique par l'élévation du niveau de vie des Français. Cependant, après les Trente Glorieuses (1945-1975), où la consommation de masse s'est imposée, les gains de pouvoir d'achat se sont tassés.

«Le logement entretient le sentiment de déclassement »

Le Figaro - 26 février 2010 - Régis Bigot (directeur de recherche du département Conditions de vie et aspirations des Français » au Crédoc), propos recueillis par Anne-Hélène Pommier
La tendance est à l'apitoiement qui finit par faire accepter par tout le monde que les classes moyennes se paupérisent. Or c'est faux. Leur pouvoir d'achat croît même de 2% en moyenne chaque année depuis dix ans. Le problème c'est qu'elles rencontrent parallèlement des difficultés qui n'existaient pas il y a 10 ans. Les Français ont l'impression qu'ils ne leur restent plus tellement d'argent pour les loisirs lorsqu'ils ont réglé toutes les factures. Ils n'y étaient pas habitués. Avant ces problèmes étaient ceux des classes les moins favorisées, mais pas ceux des classes moyennes.
L'augmentation des dépenses contraintes donne ce sentiment à toute une frange de la population et c'est d'ailleurs une source d'incompréhension car parallèlement les statistiques prouvent que le revenu des Français augmente et est comparables à celui des autres pays. Or les dépenses obligatoires ont-elles aussi considérablement augmenté. Les prix de l'immobilier ont été multipliés par 2,5 en 15 ans, et les loyers ont augmenté plus vite que les revenus. Bien plus que chez nos voisins. Avec 2.000 euros mensuels il est devenu difficile d'acquérir un logement sans l'aide de sa famille. Et c'est cela qui entretient le sentiment de déclassement car il y a 30 ans, avec l'inflation, il était plus facile de s'endetter et de rembourser ses crédits. Et puis le logement n'est pas un bien de consommation comme les autres, c'est un marqueur social, la preuve que l'on a réussi. C'est aussi un patrimoine que l'on transmet à ses enfants D'où la frustration de cette génération qui n'y parvient plus, alors qu'elle est plus diplômée que la précédente. Ce problème ne concerne cependant pas tous les Français de la classe moyenne. 40% d'entre eux ne vivent pas ce malaise car ils sont déjà propriétaires.

Un site internet pour «moins dépenser»

Le Figaro - 10 juin 2009 - Marie Gouttenoire
Il s'agit là d'un sujet essentiel, «en raison du nombre extrêmement important de personnes touchées en France par le surendettement». Le nombre de foyers surendettés est de cinq millions, selon la secrétaire d'Etat. «Et qui dit difficultés financières peut aussi dire difficultés dans la vie des familles». Pour Nadine Morano, il faut changer les comportements consuméristes des Français par un apprentissage du «mieux dépenser». Le secrétariat d'Etat relaie à travers cette initiative le besoin de «nombreuses familles», de disposer d'outils pour les aider à «faire surface ou tout simplement prévenir les aléas de la vie». Dans une interview au «Parisien» mardi, Nadine Morano considérait que cette prise de conscience «relève de l'éducation, de l'information mais aussi de l'accompagnement».

Sondage : je veux du bon et sain, mais sans payer plus cher !

Le Parisien - 10 avril 2012 - Séverine Cazes
Si la nourriture qu’ils achètent leur semble saine, les Français trouvent en revanche les prix trop salés. Manger français mais au prix le plus juste : c’est tout le paradoxe des résultats d’un sondage exclusif.
[…] A en croire les résultats d’une enquête [CSA] réalisée par l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), et que nous révélons en exclusivité, deux Français sur trois se disent « plutôt satisfaits », voire « très satisfaits » de la sécurité alimentaire des produits qu’ils achètent.
Les Français rassurés sur la qualité de leur alimentation
Cette confiance dans la qualité des produits alimentaires semble même augmenter vis-à-vis des aliments venus de France : sept personnes interrogées sur dix lors du sondage déclarent « faire confiance aux entreprises françaises agroalimentaires pour garantir la sécurité des produits ». Voilà de quoi satisfaire les professionnels du secteur.
« Ce sentiment correspond à la réalité. Pour un incident alimentaire à déplorer en France, on en compte proportionnellement 200 aux Etats-Unis! » note Jean-René Buisson, président de l’Ania. Preuve de cet attachement à une nourriture produite dans l’Hexagone, neuf personnes interrogées sur dix se disent favorables à la création d’un label France regroupant tous les produits fabriqués sur le territoire français.
Ils sont obsédés par le prix des produits
Passé ces preuves d’amour pour l’agro-industrie française, les sujets de grogne ou d’inquiétude ne manquent pas. L’information nutritionnelle, d’origine, etc. fournie sur les étiquettes? « Insuffisante », jugent quatre Français sur dix. Le coût de l’alimentation? « Trop cher », répondent huit personnes interrogées sur dix. Pour plus d’un consommateur sur deux (59%), le prix constitue même le premier critère de choix pour se nourrir. Voilà de quoi remiser au placard tous les discours sur la qualité gustative des aliments, les modes de production respectueux de l’environnement, etc.
Et pourtant, le souci d’une juste rémunération des producteurs ne semble pas étranger aux personnes interrogées… Comme souvent, les consommateurs manifestent des désirs contradictoires : d’un côté, ils souhaitent que les agriculteurs français soient correctement rémunérés; de l’autre, contraints par leur pouvoir d’achat, ils ne voient pas plus loin que… le fond de leur porte-monnaie.

Pour aller plus loin

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