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L'économie française face à la mondialisation
Quelle position de la France dans la compétition mondiale ?

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence :

Face à la compétition mondiale, au pied du mur, les Français n'ont plus vraiment le choix...

Le sentiment de peur de l'opinion publique française anti-mondialisation face à l'enthousiasme des pays pauvres pro-mondialisation

C'est à Pékin qu'il faut aller manifester, par Pierre-Antoine Delhommais

Le Monde - 29 mai 2010 - Pierre-Antoine Delhommais
Il y a d'autant plus de raisons d'être déprimé que partout ailleurs, cela va mieux. C'est bien sûr difficile à concevoir dans une France persuadée que l'économie mondiale est sur le point d'imploser, c'est encore plus difficile à faire accepter par ceux qui expliquent, avec jubilation, que le système "mondialo-libéralo-capitalistico, etc." est mort. Mais la machine s'est remise en marche et tourne à plein régime." [...] "Car, pendant que l'Europe cherche à protéger son passé en faisant grève, les pays émergents, petits et grands, construisent leur avenir en travaillant."

Pascal Lamy : Les pays les plus pro-mondialisation sont les plus pauvres

Le Monde - 24 juin 2010 - Pascal Lamy (directeur de l'Organisation mondiale du commerce : OMC) , propos recueillis par Arnaud Leparmentier
La mondialisation provoque des réactions identitaires, modelées par l'idée qu'on a de l'avenir. Les pays les plus pro-mondialisation sont les plus pauvres. Les plus optimistes. Les Européens sont les plus pessimistes : ils ont le modèle social de loin le meilleur. Pour le maintenir, ils ne peuvent compter que sur la croissance et la démographie. Ils n'ont aucune des deux. Pour y remédier, ils n'ont que trois solutions : rogner sur leur système social, accepter l'immigration, faire des réformes de structure qui augmentent le potentiel de croissance. Plus facile à dire qu'à faire ! Aucun continent n'a une équation aussi difficile à résoudre.
analyse Précisons que le levier démographique pourrait être atteint par la natalité plutôt que par l'immigration...

Principes économiques : l'opinion des Français sur l'économie dominée par les idées reçues et les préjugés ?

Les Français mauvais élèves en économie

Le Figaro - 8 novembre 2010 - Christine Ducros
Bonnet d'âne pour les Français en économie. Un sondage TNS Sofres [...] pointe vertement nos lacunes. Le verdict n'est pas glorieux puisque les personnes interrogées soumises à un test de connaissances n'obtiennent qu'un piètre 8,3 sur 20. Le score des personnes diplômées d'un 2e ou d'un 3e cycle n'est guère plus enthousiasmant puisqu'il se situe à peine au-dessus de la moyenne avec une note de 10,5 sur 20. Quant aux personnes âgées (7,5 sur 20) et aux femmes (7,7 sur 20), elles auraient besoin de sessions de rattrapage plutôt intensives. Les hommes, à peine plus éclairés, décrochent un médiocre 9 sur 20.
Conscientes de leurs faiblesses, 73% des personnes interrogées sont pourtant convaincues que «mieux maîtriser l'économie est aujourd'hui indispensable si l'on veut mieux réussir sa vie». «Les Français comprennent que l'économie n'est pas un fantasme mais une activité bien réelle qui interfère quotidiennement sur leur vie personnelle», observe Pascal Le Merrer, fondateur des Journées de l'économie. Pourtant [...] les termes de CAC 40, taux de chômage ou agences de notation semblent loin d'être compris de tout le monde. Un exemple? Alors que la réforme des retraites vient d'être votée à l'Assemblée et que la France vit depuis des semaines au rythme des manifestations contre le projet du gouvernement, seuls 38% des Français interrogés savent ce qu'est un «système de décote». Ils ne savent pas non plus que l'Allemagne est notre premier partenaire commercial et ne maîtrisent guère plus l'ampleur de la dette publique.
Phénomène peut-être plus surprenant encore à l'heure où le gouvernement se félicite du nombre croissant d'autoentrepreneurs dans le pays, nos concitoyens, les yeux rivés sur le CAC 40, ne savent pas que le tissu économique de l'Hexagone est essentiellement constitué de petites entreprises de moins de 10 salariés.
Pour Yves Crozet, professeur d'économie à l'université de Lyon, «les Français ne sont pourtant pas idiots, ils sont même plutôt malins quand il s'agit d'épargner ou d'investir dans l'immobilier. Mais ils savent aussi que l'économie est faite de contraintes et ils préfèrent feindre de les méconnaître».
[...] «Il faut arrêter d'avoir des positions idéologiques et faire de la pédagogie, martèle Isabelle Knock-Meo, instigatrice du sondage, tout le monde doit s'y mettre, enseignants, journalistes, experts. L'école surtout doit valoriser les élèves qui optent pour cette discipline. L'économie doit être enseignée dès le collège. Pourquoi pas en primaire car pour comprendre les mécanismes financiers, il faut aussi avoir quelques bases mathématiques, savoir faire une règle de trois ou calculer un taux d'intérêt. Or, ces opérations simples ne sont plus apprises sur les bancs de l'école et les Français, on le voit dans le sondage, ne savent pas les résoudre.» Alors, pas très doués en économie et cancres en maths, les Français? Là encore, le sondage le laisse douloureusement présager.

Il n'y a pas de mauvaises questions en économie

Le Monde - 17 avril 2012 - Pierre Jullien
Non, les firmes multinationales ne délocalisent pas tant pour les bas salaires que pour s'ouvrir des marchés ; non, la productivité ne nuit pas à l'emploi ; non, les femmes ne sont pas - tant - sous-payées, puisque 85 % des écarts de salaires, selon l'Insee, peuvent "s'expliquer par des raisons objectives" qui ne sont pas discriminatoires ; [...] non, on n'est pas mieux payé dans le privé que dans le public ; non, dépenser plus n'augmente pas le niveau scolaire, d'autant que les aides profitent d'abord aux riches ; non, "la TVA est moins injuste qu'elle n'en a l'air"...
A travers 150 fiches pratiques très accessibles, chacune de deux pages, classées par grands thèmes (politique économique, crise, éducation, développement durable, etc.), Franck Dedieu, Emmanuel Lechypre et François de Witt, journalistes de presse écrite, de radio ou de télévision, montrent, un brin iconoclastes et non sans provocation, qu'en économie, "tout ce que nous tenons pour certain, ou presque, est presque certainement faux".
Le protectionnisme (qui fait l'objet de deux notices "complémentaires", rédigées par deux auteurs différents), à la mode en cette période de crise... et de campagne électorale, protégerait l'emploi et les produits nationaux ?
En réalité, les produits importés des pays émergents luttent à leur manière contre l'inflation et dégagent ainsi du pouvoir d'achat profitable à la consommation nationale, quand les produits d'importation ne sont pas fabriqués par des entreprises occidentales installées là-bas.
Croit-on qu'une faible inflation profite à tous ? Les auteurs montrent que "la désinflation fait surtout la prospérité des épargnants et des spéculateurs qui se recrutent parmi les hauts revenus", et pénalise les jeunes dont l'endettement "est cinq fois supérieur à celui des 65-74 ans".
[...] Les superbénéfices de Total - dont la "progression est donc on ne peut plus souhaitable" - finissent par irriguer l'économie française.
A travers cette espèce d'inventaire à la Prévert économique, social et fiscal, [...] les auteurs incitent à opposer aux "idées reçues" les mieux partagées, de droite comme de gauche, un salutaire et vivifiant "doute économique".

La France vit encore sur la richesse de son patrimoine, héritage du passé ; mais l'avenir se dégrade (augmentation du coût de la vie, baisse du pouvoir d'achat, faible niveau des salaires et de la création de valeur ajoutée)

Forts écarts de richesse dans l'Union européenne

Le Figaro - 24 juin 2010 - Anne-Hélène Pommier
Du simple…au septuple. Eurostat, l'institut européen des statistiques a rapporté le produit intérieur brut (PIB) de chacun des 27 pays de l'Union européenne (UE) à sa population. Le résultat de ce rapprochement montre de très fortes disparités de richesse entre les Etats membres, et notamment un écart de 1 à 7 entre les citoyens luxembourgeois et leurs homologues bulgares.
[...] Les chiffres publiés par Eurostat, qui prennent le rapport entre le PIB et la population de l'Union européenne comme base, permettent surtout de classer les pays en deux catégories : ceux dont le niveau de vie est supérieure à la moyenne européenne, et ceux où il est inférieur. Treize Etats constituent le premier ensemble. L'Irlande affiche notamment une richesse par habitant supérieur de 31% à la moyenne européenne. Suivent les Pays-Bas (+30%), l'Autriche (+24%), la Suède (+20%). La France prend le onzième rang avec 7% au dessus de la moyenne. La Bulgarie se classe bonne dernière avec une richesse par habitant inférieur de 59% à la moyenne des 27 Etats.

Le patrimoine des Français a doublé en dix ans

Le Figaro - 21 janvier 2011 - Cécile Crouzel
La direction du Trésor a communiqué [...] une étude recensant le patrimoine exact des Français en 2009. [...] Le ministère de l'Économie chiffre désormais à 10.000 milliards d'euros le patrimoine des Français. Cela représente huit années de revenus ou cinq années de PIB. Les Allemands et les Américains sont moins riches (six années de revenus) mais les Britanniques davantage (onze années).
La richesse des Français aurait doublé en dix ans. La raison de cette envolée porte un nom: flambée de l'immobilier. Les appartements, maison et autres terrains représentent en effet 61% du patrimoine privé. Plus encore: la résidence principale représente 80% des biens immobiliers. Compte tenu d'une envolée de 111% des prix des logements entre 1999 et 2009, le patrimoine immobilier des Français est passé de 2360 milliards d'euros à 6090 milliards au cours de cette période. Avec une conséquence fiscale: de plus en plus de ménages ont été pris dans les filets de l'ISF. Le nombre d'assujettis à cet impôt est passé de 212.000 foyers en 1999 à 559.000 en 2009. Rien d'étonnant dès lors que les débats sur la réforme de la fiscalité du patrimoine se concentrent sur l'exonération de la résidence principale et sur les seuils de la première tranche de l'ISF ou sur les plus-values immobilières.
Le patrimoine financier des ménages - qui représente un tiers de leur richesse - n'a lui crû «que» de 54% en dix ans. Ce qui reste supérieur à la croissance de l'économie (39%). Le fait marquant, c'est le succès de l'assurance-vie. 1360 milliards y sont désormais stockés, contre 620 milliards en 1999. Un chiffre à comparer aux 1575 milliards de dette de l'État, de la Sécu et des collectivités locales réunis.
Mais si les masses sont similaires, cela ne signifie pas que les Français financent leur dette publique. Car les flux se croisent au niveau international. Ainsi, 53% du patrimoine financier des Français est investi en actions ou obligations d'autres pays; et 68% de la dette publique hexagonale est détenue par des étrangers.[...]
La répartition du patrimoine des Français reste plutôt inégale. Les 10% des ménages ayant le plus de biens détiennent 48% du patrimoine total, alors que la répartition des revenus est moins concentrée (les 10% des foyers aux plus forts revenus reçoivent un quart des revenus totaux).
Si les ménages qui gagnent le plus ont davantage de biens, les deux phénomènes ne sont pas totalement liés. «Les deux tiers des ménages à la dernière tranche d'impôt sur le revenu ne payent pas d'ISF» précise-t-on à Bercy. De fait, l'héritage joue un rôle important dans l'accumulation de richesses. Près d'un tiers du patrimoine d'un ménage type de 50 ans lui a été transmis par succession et donation. De quoi alimenter les débats sur les droits de succession...

Millionnaires : la France au troisième rang mondial

Le Figaro - 11 octobre 2010 - le figaro.fr
Selon une étude Crédit Suisse, 9% des 24,2 millions de millionnaires en dollars dénombrés dans le monde vivent dans l'Hexagone [...], ce qui représente 2,2 millions de personnes. L'Hexagone se place ainsi au troisième rang mondial, loin devant ses voisins européens. Crédit Suisse affirme que l'Italie n'héberge que 6% de millionnaires, la Grande-Bretagne et l'Allemagne 5%. Les Etats-Unis concentrent à eux seuls 9,94 millions d'individus, soit 41% de la population mondiale de millionnaires. Le quota tombe à 3% en Chine et à 4% au Canada.
[...] Lorsque l'on compare les pays d'après le produit intérieur brut par habitant, la France avec 56.052 dollars par personnes se classe devant le Japon (50.414 dollars), et la Grande-Bretagne (46.857 dollars) mais est largement dépassée par les Etats-Unis (65.593 dollars), l'Australie (72.414 dollars) et surtout la Suisse qui reste le pays le plus riche avec 88.590 dollars par habitants. La Chine reste encore à la traîne avec 5535 dollars par habitants.

Les Européens se croient plus pauvres qu'ils ne sont

Le Figaro - 28 octobre 2009 - Claire Gallen
Curieusement, cette perception ne reflète pas forcément le niveau réel d'exclusion sociale. En France ainsi, 86% des sondés pensent que la pauvreté est répandue alors qu'elle touche 13% de la population, ce qui est un peu moins que la moyenne européenne (16%). A la Commission, on avance plusieurs pistes d'explication: plus grande sensibilisation des Français, présence de grosses associations caritatives. La France est d'ailleurs le pays où l'on s'en remet le plus aux ONG pour lutter contre la pauvreté (26% contre une moyenne européenne de 7%).

Paris est la ville la plus chère du monde

Le Figaro - 12 mars 2010 - Anne-Hélène Pommier
La dernière étude publiée par The Economist Intelligence Unit (EIU), filiale du magazine britannique The Economist, sacre Paris ville la plus chère du monde. Deuxième lors du précédent classement en 2008, la capitale française devance les 132 autres villes du monde étudiées. L'étude ne s'intéresse pas aux pouvoirs d'achat des habitants des différentes villes pour établir son classement mais se focalise simplement sur le niveau des prix des biens et services.[...] Au classement des villes les plus chères, Paris est talonnée par Tokyo (Japon) qui fait un bond de quatre places par rapport à 2008, et Oslo (Norvège) qui en perd deux. Londres (Royaume-Uni), huitième en 2008, dégringole à la seizième place en 2009, tandis que la chute du rouble fait descendre Moscou du 31ème au 45ème rang.

Vivre à Paris coûte plus cher qu'à Londres ou New York

Challenges - 18 août 2011 - Rédaction de Challenges.fr
Face à la flambée des prix de l'immobilier, de ceux à la pompe, à une hausse des prix à la consommation supérieur à celle de l'indice du salaire mensuel de base, les Parisiens peuvent, à bon droit, se demander s'ils ne vivent pas dans une des villes les plus chères du monde. Qu'ils se rassurent, la capitale française occupe "seulement" la 12e position de la dernière édition d'un classement effectué par UBS sur les "Prix et salaires – Pouvoir d'achat à travers le monde". Pour établir ce classement, la banque a imaginé un panier comprenant 122 biens et services (sans le loyer), dans 73 villes du monde.
Oslo, Zurich et Genève constituent le trio de tête de ce nouveau classement. Ces villes sont suivies de Copenhague qui perd une place par rapport à la précédente édition, puis Stockholm et Tokyo.
Paris recule, salaire et pouvoir d'achat en berne
Dans ce classement, la base 100 est attribuée à la ville de Zurich. Oslo la dépasse d'une courte tête, avec un indice de 103. Genève, 3e cité de la liste, a un indice de 98,5 points. Concernant l'Hexagone, Paris est plus chère que New York et Londres, avec un indice de 74,8, contre 74,1 pour la ville de la cote Est américaine et 73,9 pour la capitale britannique. Dans la précédente édition, Paris occupait le 9e rang et était devancé par New York. De manière général, UBS relève un recul général des villes américaines qui se justifie notamment par la dépréciation du dollar par rapport aux autres devises.
Concernant le niveau des salaires, Zurich se retrouve en tête avec l'indice 100, devant Genève, Copenhague, Sydney et Stockholm. Paris occupe la 24e position du classement, avec un indice de 51,1 points, ce qui correspond à des salaires deux fois moins élevés qu'en Suisse. Selon ce classement, le niveau des salaires à Lyon a rejoint celui de Paris, puisque la capitale des Gaules se retrouve juste derrière, au 25e rang.
Le pouvoir d'achat des habitants de la capitale économique suisse est également supérieur aux autres grâce aux salaires élevés. "Les personnes qui travaillent à Zurich sont celles qui peuvent s'offrir le plus de choses dans le pays par rapport aux autres villes étudiées" relève l'étude. Lyon dépasse toujours Paris en termes de pouvoir d'achat, au 22e rang contre le 28e pour la capitale. Question niveau des salaires, Lyon talonne désormais Paris, en se retrouvant au 25e rang. De quoi donner des idées?

Compétitivité internationale : La France en retard, l'Allemagne en avance (réformes structurelles, assainissement des finances publiques, adaptation du marché du travail) ?

Jouyet : "La France est rattrapée par son handicap en termes de réformes structurelles"

Le Monde - 12 juin 2010 - Jean-Pierre Jouyet (président de l'Autorité des marchés financiers - AMF) , propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Marie de Vergès
L'Allemagne est l'économie la plus importante de la zone euro, le pays le plus peuplé et elle a un temps d'avance en matière de réformes, d'assainissement de ses finances publiques et de compétitivité. Avec sa culture de stabilité économique, elle reste le pays de référence pour les marchés.
En faisant de la désinflation compétitive, de l'austérité partout, ne risque-t-on pas la déflation ?
Je ne vois pas de risque de déflation. Au contraire, lorsque vous assainissez vos finances, vous valorisez vos actifs. [...]
En France [...] : Le problème c'est qu'on est déjà au taquet avec 44 % de prélèvements obligatoires et des dépenses supérieures à 50 % du produit intérieur brut. Mais je ne vois pas vraiment d'autre solution. Il faut une juste répartition des efforts [...]. D'ailleurs, à propos des efforts qui vont être demandés, il me semble essentiel que les autorités publiques montrent l'exemple. En ce qui me concerne, mon salaire est comme celui de mon prédécesseur de 300 000 euros par an brut. Si l'on me demandait, en tant que président d'une autorité publique, de réduire ma rémunération de 20 % à 30 %, cela me paraîtrait justifié. Les responsables publics doivent être prêts à participer à un effort collectif. L'exemplarité publique sera un facteur apprécié par les marchés et les citoyens.
Vous inquiétez-vous de voir la France mise sous pression sur les marchés ?
C'est d'abord la grande qualité de la gestion de la dette française – avec la création de produits très attractifs pour les investisseurs étrangers — qui a permis de maintenir très réduits les écarts de taux entre la France et l'Allemagne. Ce qui nous rattrape aujourd'hui, c'est notre handicap par rapport à l'Allemagne en termes de réformes structurelles et de réduction de la dette et des déficits. Jusqu'à présent, compte tenu de la réunification, le volume de dette annuel émis par l'Allemagne était supérieur à celui de la France. Dans les années à venir, avec l'assainissement financier allemand et la réduction du coût de la réunification, ce sera l'inverse. Les marchés anticipent ce retournement.
[...] [Pour l'Euro], plus que le niveau, c'est la vitesse de l'ajustement qui est inquiétante. L'important est de maîtriser les évolutions à venir car avoir une monnaie faible en permanence n'est pas en soi un objectif. Je ne crois pas que cela donne un avantage à long terme. Lorsqu'on a une monnaie faible, on gagne peut-être en compétitivité mais on a moins de source d'investissement et de financement de l'économie. Ce qui me frappe, c'est que tout le monde veut aider l'euro. Au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, on souhaite la fin de ses difficultés. L'euro est devenu une monnaie incontournable.

Compétitivité allemande, la myopie française

Le Monde - 12 février 2011 - Frédéric Lemaître
Le contraste est saisissant. Fin 2008, Nicolas Sarkozy ne pouvait cacher sa satisfaction : "La France agit, l'Allemagne réfléchit", ironisait-il, opposant la rapidité de la réaction française à la prudence allemande face à la crise financière. Février 2011 : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel présentent le "pacte de compétitivité" que, selon eux, l'Europe devrait adopter, mais nul ne s'y trompe : si l'idée initiale est effectivement française, le contenu dudit pacte est allemand.
Dans le fameux couple, l'Allemagne a pris le leadership. Il est vrai qu'en matière de compétitivité, les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2010, la France affiche son huitième déficit commercial d'affilée : 51,4 milliards d'euros, alors que l'Allemagne présente un excédent de 154,3 milliards, le dix-septième d'affilée.
Pour expliquer cette divergence, gauche et droite avancent la même explication : le coût du travail, qui serait désormais moins élevé de l'autre côté du Rhin. L'institut COE-Rexecode a remis, fin janvier, à Eric Besson, ministre de l'industrie, un énième rapport sur l'écart de compétitivité entre les deux pays. On y lit qu'"il ne fait aucun doute que le coût de l'heure de travail a augmenté plus rapidement en France qu'en Allemagne depuis dix ans, et qu'il s'établit, aujourd'hui, au moins au niveau du coût allemand et plus probablement au-dessus. En outre, les coûts salariaux unitaires [...] qui tiennent compte de l'évolution relative de la productivité, ont progressé d'un peu moins de 3 %, entre début 2000 et fin 2007 en France, alors qu'ils reculaient de 11 % en Allemagne. L'écart qui s'est creusé est ainsi de 14 % et suffit à expliquer très largement la divergence de compétitivité." [...]
Que l'Allemagne, après une décennie passée à gérer les conséquences de sa réunification, fasse tout, depuis dix ans, pour redevenir compétitive, en ayant notamment recours à une réelle modération salariale, est évident. Les lois Hartz, adoptées par le gouvernement SPD-Verts au début des années 2000, ont visé à remettre les chômeurs au travail et à accroître la flexibilité. Les demandeurs d'emploi doivent prendre le poste qu'on leur propose, même s'il ne correspond pas à leur qualification et n'est qu'à temps partiel.
Sur une population active de 60 millions de personnes, on compte 5 millions de salariés à temps partiel, plus 5 millions de personnes disposant d'un "mini-job" (400 euros pour vingt heures par semaine) et près de 1 million d'intérimaires. Or ces derniers gagnent environ deux fois moins que les salariés qu'ils sont supposés remplacer. Un intérimaire sur huit a d'ailleurs droit aux prestations sociales réservées aux personnes pauvres. Résultat : 15,5 % des Allemands vivaient en 2008 (derniers chiffres connus) sous le seuil de pauvreté, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne européenne, mais en nette augmentation par rapport aux années précédentes.
Cela ne signifie pas que le pays s'appauvrit mais que les inégalités augmentent. Car, globalement, le pays va bien. L'hebdomadaire The Economist (du 5 février) parle même de "miracle allemand". Si l'on prend l'évolution du produit national brut (PNB) par habitant, note le journal, l'Allemagne est le pays du G7 où la croissance a été la plus forte ces dix dernières années : + 0,9 % par an en moyenne, davantage qu'aux Etats-Unis (+ 0,7 %) et en France (+ 0,6 %). Les chiffres du Fonds monétaire international (FMI) [...] : en 2000, le PIB par habitant était un peu plus élevé en Allemagne qu'en France (25 130 euros contre 24 430 euros) et cet écart a tendance à croître. En 2010, le PIB par habitant était de 27 470 euros en Allemagne, contre 25 792 euros en France.
Il y a peu de chances que l'écart se réduise en 2011 : le moral des chefs d'entreprise allemands n'a jamais été aussi haut, et les instituts de prévision misent sur une croissance comprise entre 2,5 % et 3 % cette année - plus qu'en France. Les salariés devraient en profiter. Pour la première fois depuis 1994, le pouvoir d'achat réel a augmenté de 1,1 % en 2010, selon l'institut WSI, proche des syndicats. Pour 2011, les négociations salariales avancent rapidement. [...]
Pour remercier les salariés qui ont accepté, en 2009, de passer à temps partiel pendant la crise, plusieurs entreprises, comme Siemens ou Bosch, ont avancé de plusieurs mois les augmentations de 2011. [...]
Croire que c'est surtout grâce à la modération salariale que l'Allemagne est plus compétitive que la France sur les marchés mondiaux relève, au mieux, de la myopie. Un technicien travaillant dans l'automobile n'a rien à envier à son collègue français. En revanche, les caissières des supermarchés sont encore plus exploitées en Allemagne, et les emplois de services à la personne y sont payés une misère.
Une anecdote résume la différence entre les deux pays. Commentant le déficit du commerce extérieur français, le secrétaire d'Etat Pierre Lellouche a indiqué qu'"il reflète essentiellement l'évolution de la facture énergétique". Nous voilà rassurés. En revanche, Mme Merkel a jeté un froid en indiquant que le monde n'attendait pas l'Allemagne pour innover, et qu'il ne saurait être question de se reposer sur ses lauriers.

Attractivité : la France veut se débarrasser des idées reçues

Le Figaro - 19 juillet 2010 - Marie Visot
L'Agence pour les investissements internationaux insiste sur le décalage entre perception et réalité, notamment en matière de fiscalité des entreprises. Sur le terrain de l'attractivité comme sur celui de la croissance, la France s'en sort «moins mal» que ses principaux concurrents. C'est la conviction de l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii), qui a publié lundi son tableau de bord de l'attractivité 2010, avec la collaboration du Centre d'analyse stratégique (CAS), du Trésor et de la Datar. Alors que les investissements directs étrangers ont connu l'an dernier une baisse de 41% dans les pays développés, ils n'ont reculé «que» de 35% en France.
L'Hexagone a tout intérêt à conserver cet avantage : les filiales françaises de groupes étrangers apportent plus de 2,5 millions d'emplois, 20 % de la R&D et près de 40 % des exportations sont liées à ces implantations étrangères. [...]
Plus globalement, la France occupe la cinquième place dans le monde pour les coûts d'implantation des entreprises (emploi, installation, transport, impôts et taxes, équipement et énergie) et la première place européenne, insiste le document de l'Afii, qui compile les données et classements existants, pour établir des comparaisons entre la France et onze autres pays proches.

La facture des grèves s'alourdit

Le Figaro - 25 octobre 2010 - Cécile Crouzel
Bercy estime que chaque journée de grogne coûte 200 à 400 millions d'euros à l'économie.
Pour l'instant, au ministère de l'Économie, il n'est pas question de revoir en baisse la croissance de 2010, fixée à 1,6 %, à cause des troubles provoqués par la réforme des retraites. «En 1995, les grèves avaient réduit la croissance du quatrième trimestre de seulement 0,2 point de PIB. Or, le mouvement est aujourd'hui beaucoup moins dur», explique-t-on à Bercy. Avant de nuancer : le PIB n'est pas toujours un indicateur pertinent. Ainsi, une personne qui ne peut prendre les transports en commun et utilise sa voiture consomme davantage d'essence et fait monter le PIB ! «Nous avons estimé le vrai coût économique, notamment en tenant compte des heures de travail perdues et des pertes subies dans les différents secteurs», précise-t-on à Bercy. Verdict : la facture serait de 200 à 400 millions d'euros par jour de grève. Soit un coût de 1,6 milliard à 3,2 milliards pour les huit journées de perturbations subies. Mais à Bercy, on se refuse à une telle multiplication. Et on ajoute «qu'il faut aussi prendre en compte la dégradation de l'image de la France, inchiffrable». Une chose est sûre, si l'impact est différent selon les secteurs, les PME sont les premières touchées. Président de la CGPME, Jean-François Roubaud se désespère : «Le BTP sera bientôt obligé de fermer des chantiers faute de matières premières, explique-t-il. La timide reprise économique est presque anéantie par ces mouvements qui tiennent plus du terrorisme économique que du droit de grève.»

Marseille et la débâcle des ports français

Le Figaro - 18 octobre 2010 - Aliette de Broqua, Charles Gautier
La réforme portuaire devait rétablir la compétitivité des ports français. Elle est en train de les tuer à petit feu. Une centaine de salariés CGT du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) bloque depuis le 27 septembre les terminaux pétroliers et, par intermittence, le terminal à conteneurs des bassins intérieurs de la ville. Le syndicat majoritaire refuse l'application de la réforme votée en juillet 2008 qui prévoit le transfert au privé des activités d'exploitation des ports, principalement les grues et leurs conducteurs. La CGT veut préserver sa majorité syndicale dans le GPMM et donc son pouvoir sur le port. Or la réforme, en transférant au privé les activités d'exploitation, la privera des plus importants bataillons de syndiqués. D'où son obstination à réclamer que les 220 salariés qui doivent être transférés dans la filiale créée pour regrouper les terminaux pétroliers conservent des feuilles de paie du GPMM.
Conséquence: une soixantaine de bateaux et leurs équipages sont bloqués en mer.[...]
Certains patrons tournent le dos au port phocéen. «Nous avions déjà décidé fin août de faire passer les deux tiers de nos flux par d'autres ports; aujourd'hui, c'est la totalité, regrette Christian Métadier, directeur général adjoint de Canavèse, un des leaders français des fruits et légumes frais. Marseille est en grève permanente, c'est ingérable. Les tarifs de fret sont 20% plus élevés qu'à Anvers. Et en plus, le coût de déchargement du conteneur est 15% plus cher pour un service qui peut prendre jusqu'à une semaine contre 4 heures à Anvers!»
En trente ans, Marseille a déjà rétrogradé du deuxième rang des ports européens au quatrième. Pis, pour les conteneurs, le segment de marché qui a explosé, il est désormais douzième. «Beaucoup de mes clients sont excédés et ne veulent plus passer par Marseille. Ils ont décidé de ne pas y revenir», se désole Véronique Dagan, président de Technotrans, organisateur de transport, qui s'inquiète pour l'avenir de sa société et de ses 48 employés.[...]
Paroxystique, la situation de Marseille témoigne de la perte de compétitivité de l'ensemble des ports français face à leurs concurrents belges, espagnols ou italiens. «En 1997, un million de conteneurs transitaient par Le Havre, deux millions par Anvers. En 2010, Le Havre a certes doublé de taille, mais celle d'Anvers a été multipliée par quatre», détaille Christian Leroux, président de l'Union maritime et portuaire de France (Umepf).Face aux mouvements sociaux, «un Chinois ne cherchera même pas à comprendre: il expédiera sa cargaison vers Rotterdam ou Anvers. D'ailleurs, la campagne du beaujolais nouveau risque de partir d'Anvers».
Les détournements de trafic (importations ou exportations françaises réalisées à l'étranger) s'élèveraient à 25% du volume total. Les responsables du puissant port d'Anvers enfoncent le clou. La mission de Danny Deckers, conseiller commercial, est justement d'attirer les Français, deuxièmes clients derrière les Allemands. «Nous sommes devenus importants pour les industriels français, témoigne-t-il. En vingt-cinq ou trente ans, nous n'avons eu qu'une journée de grève. C'est un argument commercial!» Des sociétés comme Leroy Merlin «dépotent» leurs conteneurs en Belgique avant d'envoyer la marchandise en France. Décathlon s'est installé près du port d'Anvers où transitent aussi les produits de grands noms de la VPC. «95% des importations du groupe Mulliez passent par Anvers», note Christian Leroux.

Espionnage industriel : "La France n'a pas d'outils adaptés pour réagir"

Le Monde - 11 janvier 2011 - Ali Laïdi (expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques), propos recueillis par Hélène Sallon
Les Etats ont toujours été partie prenante dans les problématiques économiques. Ils ont toujours été des acteurs qui permettent de "booster", favoriser ou protéger un secteur, en allant notamment chercher des informations chez les autres Etats. Ce rôle a été remis en cause depuis une vingtaine d'années par le rejet du rôle de l'Etat par la théorie libérale. Mais ce rôle est toujours présent, et ce d'autant plus en Chine, où il n'existe pas de secteur privé de l'information.
C'est un domaine très sensible en Chine. Seul le parti unique peut chercher des informations, donc il n'est pas possible que des acteurs privés fassent du renseignement. Aucune entreprise chinoise de taille importante ne possède de services pour faire de l'espionnage pour son propre compte sans l'aval du Parti communiste chinois. C'est très différent des Etats-Unis ou de l'Europe où certaines sociétés possèdent leur département d'intelligence économique, et où il existe également des prestataires privés, comme des sociétés d'intelligence économique, qui font de la recherche d'informations pour de grandes entreprises du CAC 40. La Chine est par ailleurs souvent pointée du doigt pour espionnage industriel par les Occidentaux, ainsi que sur la cyber-sécurité, avec des attaques sur les réseaux informatiques.
Sur le continent européen, la France est le pays qui a pris la question de l'espionnage industriel le plus à bras-le-corps depuis 1994 et l'un des rares pays qui dispose d'un délégué interministériel à l'intelligence économique. Mais, dans le monde qui s'est dessiné à la chute du mur de Berlin en 1989, les guerriers étaient le Japon et les Etats-Unis avec des systèmes d'intelligence économique très protectionnistes et agressifs. Aujourd'hui, la Chine a une politique très agressive, de même que la Russie. Demain, ce seront le Brésil et l'Inde. Sur le plan mondial, la France est timorée dans ce domaine et la seule solution pour elle est de passer par Bruxelles car elle n'a pas d'outils adaptés pour réagir, à la différence des pays anglo-saxons où la question est prise au sérieux au plus haut niveau de l'exécutif, à l'instar de la Maison Blanche aux Etats-Unis.

Dans un monde ouvert, la France championne de la pression fiscale et des dépenses publiques

La France détient le record du monde de la pression fiscale, selon le magazine Forbes

La Tribune - 2 avril 2009 - latribune.fr
La France est considérée comme le pays ayant le régime fiscal le moins accueillant, parmi les cinquante pays du monde présents dans l'enquête 2009 parue dans Forbes Asia. A l'inverse, l'émirat du Qatar est le pays jugé le plus accueillant au monde.

La France au 2e rang des dépenses publiques parmi les pays industrialisés

Le Monde - 22 octobre 2009 - AFP
La France affiche le deuxième niveau de dépenses publiques le plus élevé parmi les pays industrialisés, derrière la Suède, selon un rapport de l'OCDE. Entendues au sens large, les dépenses publiques en France (Etat, protection sociale, collectivités...) représentent plus de 52 % de son produit intérieur brut (PIB) alors que la moyenne des pays de l'OCDE se situe à 42 %, selon ce rapport fondé sur des données de 2006-2007. Avec 54 %, la Suède occupe le haut du classement, devançant de loin l'Allemagne (45 %), la Grande-Bretagne (44 %) ou les Etats-Unis (36,4 %). Lanterne rouge, le Mexique affiche un niveau de dépenses publiques inférieur à 20 % de son PIB.
L'Etat français est par ailleurs le troisième plus grand employeur dans l'OCDE, derrière la Norvège et la Suède. En 2005, 22 % de la population active hexagonale travaillait dans le secteur public contre seulement 14 % aux Etats-Unis ou 10 % en Allemagne.

La France au 4e rang mondial pour les impôts sur les salaires

Le Figaro - 13 mai 2009 - Cy. L.
Belgique, Hongrie, Allemagne… Ces pays ont comme caractéristique d'être les trois seuls où un salarié célibataire sans enfant ramène chez lui moins de la moitié de ce que son entreprise lui verse comme salaire brut. Autrement dit, il s'agit des trois pays où l'«impôt sur les salaires» défini par l'OCDE, qui additionne les charges salariales, patronales et l'impôt sur le revenu, dépasse les 50 %. La France figure en quatrième position : en 2008, les taxes salariales ont atteint 49,3 %. Concrètement, quand une entreprise verse 100 euros de salaire, son employé ne touche au final que 50,7 euros….

L'e-commerce contourne la fiscalité française

Le Figaro - 7 avril 2010 - Marine Rabreau
L'Etat aurait manqué d'empocher 400 millions d'euros de recettes en 2008, et pourrait passer à côté d'un milliard d'euros en 2014, selon le rapport de Greenwich remis au Sénat mercredi. Pourquoi se priver quand on peut vendre en France tout en étant taxé ailleurs - au Bénélux par exemple - en toute légalité ? Certains géants de la Toile, comme Apple, Google, eBay ou Amazon, n'en voient pas vraiment de raison et pratiquent allègrement l'«optimisation fiscale».
[...] Pour profiter pleinement de ces différences de taux d'imposition, certains produisent des déclarations de TVA largement sous-valorisées. A l'instar de Google, qui engrange en France quelque 800 millions d'euros de chiffre d'affaires, selon les estimations rapportées par le journal. Mais sur la déclaration de TVA, le géant du net n'inscrirait que 40 millions d'euros. Amazon réaliserait 930 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'Hexagone. Pour autant, ne seraient déclarés que 25 millions d'euros. Contre quelque 3,8 milliards d'euros déclarés au Luxembourg.

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