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Le développement économique de l'Afrique sur la bonne voie malgré des risques

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence :

Le développement économique du continent africain prend son envol

En Afrique, une quarantaire d'entreprises témoignent du décollage du continent

Le Monde - 1 juin 2010 - Florence Beaugé
On sous-estime l'Afrique, en oubliant de voir ses avancées en matière économique, celles-ci étant éclipsées par les performances des pays asiatiques et sud-américains. Le continent s'éveille depuis une dizaine d'années, et les clichés misérabilistes qu'on entretient à son propos - en n'évoquant que les conflits, maladies et famines - sont en bonne partie dépassés.

Le consommateur africain, nouvel eldorado

Le Figaro - 10 septembre 2010 - Anne Cheyvialle
Quand l'Afrique s'éveille... Le continent n'attire plus seulement les investisseurs pour ses richesses minières et pétrolières, mais aussi pour son immense potentiel de consommation. Les entreprises misent sur la forte croissance, l'explosion démographique et l'émergence des classes moyennes. «En 2040, sur le milliard et demi d'habitants que comptera l'Afrique subsaharienne, il y aura 240 millions d'urbains au revenu moyen équivalent à 20 dollars par jour, soit un marché annuel de plus de 1700 milliards de dollars», explique Luc Rigouzzo, directeur général de Proparco, filiale de l'Agence française de développement (AFD).
Le rythme d'urbanisation est du jamais vu: en 1950, il n'y avait aucune ville de plus de 1 million d'habitants ; le sous-continent en compte aujourd'hui 38, dont 5 qui dépassent les 5 millions. «80% de l'investissement se fait dans le bâtiment et la construction, les cimenteries fleurissent un peu partout», ajoute Luc Rigouzzo.[...]
Les émeutes de la faim la semaine dernière au Mozambique contre la hausse des prix témoignent de la pauvreté endémique qui touche encore une grande partie de la population. Mais il émerge aussi une classe moyenne, d'employés, cadres, banquiers, chefs d'entreprises... «C'est déjà une réalité dans plusieurs pays, Afrique du Sud, Kenya, Sénégal?», explique Jean-Marc Gravellini, directeur Afrique de l'AFD. Dans son ouvrage Le Temps de l'Afrique, Jean-Michel Sévérino, l'ancien directeur général de l'AFD, décrit ceux qu'on appelle les Black Diamonds en Afrique du Sud, qui représentent près de 2,6 millions, soit 12% des Noirs, qui quittent leurs «townships» pour rejoindre les quartiers plus huppés.[...]
La réussite de l'entreprenariat africain illustre aussi la vitalité du continent, à l'image du Soudanais Mo Ibrahim, fondateur de Celtel, un opérateur télécom présent dans 14 pays ou du Nigérian Aliko Dangote, première fortune du continent, selon Forbes, avec 2,7 milliards de dollars. Agroalimentaire, ciment, textile..., son conglomérat rayonne sur plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest.
L'intégration régionale, si elle devenait effective, pourrait être un réel facteur d'accélération. Après l'accord début juillet pour la création d'un marché commun, les cinq pays d'Afrique de l'Est - Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie - ont pris une longueur d'avance.

L'Afrique bien partie pour prendre son envol

Le Monde - 15 septembre 2010 - Florence Beaugé, Alain Faujas
L'afro-pessimisme est en train de prendre un coup de vieux, car les cabinets de conseil et d'études, tout comme les investisseurs - et pas seulement asiatiques ou brésiliens -, découvrent, les uns après les autres, que l'Afrique est devenue un continent d'opportunités promis à un développement rapide. Les statistiques du Fonds monétaire international (FMI) disent que de 2000 à 2009 son taux de croissance annuel a atteint, en moyenne, 5,1 %, malgré une année 2009 médiocre (+2,5 %).
[...] Une étude présentée [...] par McKinsey Global Institute énumère les causes de cet éveil.
La première est ce qu'on peut appeler [...] "le retour des Etats". En effet, les gouvernements africains ont su conduire un assainissement douloureux dans les années 1990 pour réduire leurs déficits et privatiser leurs entreprises publiques. Ils sont aussi parvenus à réduire le nombre et l'intensité des conflits armés. La productivité du travail, qui déclinait depuis 1980, s'est remise à croître à partir de 2000 au rythme de 2,7 % l'an.
Deuxième raison, l'explosion de la demande pour les matières premières qui a apporté les devises dont manque cruellement l'Afrique. Mais les auteurs de l'étude notent que les pays sans richesses naturelles progressaient "de façon comparable" aux autres. Les investisseurs étrangers ne s'y sont pas trompés. Leurs apports annuels en capitaux sont passés de 9 milliards de dollars (7 milliards d'euros) en 2000 à 62 milliards de dollars en 2008, "presque aussi élevés qu'en Chine".
Une autre raison à ce palmarès tient "aux évolutions sociales et démographiques, en particulier l'élargissement du marché du travail, l'urbanisation et l'émergence concomitante des classes moyennes".[...]
Est-ce que ces facteurs vont se maintenir, annonçant la poursuite de ce décollage dont on désespérait depuis les indépendances ? Oui, répondent les auteurs, car le sous-sol africain "regorge de richesses" dont ont besoin les pays émergents. Et oui, parce qu'en 2008, "quelque 85 millions de ménages y ont gagné au moins 5 000 dollars, seuil au-delà duquel ils commencent à consacrer plus de la moitié de leurs revenus à d'autres dépenses que la nourriture".
Tous les pays ne connaîtront pas le même succès, tant leurs situations politiques, économiques et démographiques diffèrent. Plus diversifiées, les économies égyptienne ou marocaine s'en tireront mieux que l'éthiopienne et la malienne, pourtant elles aussi en croissance rapide, mais politiquement fragiles.
Quels secteurs semblent promis à un bel avenir ? Les biens et services de consommation (au premier rang, les télécommunications), les ressources naturelles, les infrastructures (routes, électricité, eau) et l'agriculture qui recèle un potentiel "énorme", puisque McKinsey estime que son chiffre d'affaires pourrait bondir de 280 milliards de dollars à 880 milliards en 2030. Rappelons que 60 % des terres arables non cultivées dans le monde sont africaines. La "révolution verte" est à venir.
[...] Malgré ses relents de guerre et de corruption, l'Afrique semble enfin bien partie.

L'Afrique, portée par ses classes moyennes

Le Figaro - 18 janvier 2011 - Mathilde Golla
Un milliard d'habitants aujourd'hui, 2 milliards en 2050 et autant de nouveaux consommateurs potentiels: la demande intérieure soutiendra la croissance en Afrique. Mais les risques géopolitiques restent vifs.
L'actualité nous renvoie l'image d'une Afrique instable politiquement, étranglée par la corruption, divisée par les conflits étatiques et ethniques, elle n'en reste pas moins et même peut être plus que jamais une terre de promesses économiques. Les perspectives de croissance à faire pâlir les économies développées s'expliquent essentiellement par l'essor de la demande intérieure, liée à l'émergence d'une classe moyenne dans un grand nombre de pays.
De fait, le développement du continent qui connait une croissance de près de 5% depuis plusieurs années, ne profite plus seulement aux élites. Dans une récente étude, intitulée «la pauvreté en Afrique est en train de chuter... beaucoup plus vite que vous ne le pensez!», les économistes Xavier Sala-i-Martin et Maxim Pinkovskiy mettent en lumière le lien direct entre la hausse du PIB et la baisse de la pauvreté. A ce rythme, les experts estiment même que l'objectif du millénaire pour le développement de diminuer de moitié la pauvreté sera atteint en 2017 pour l'Afrique subsaharienne.
La pauvreté diminue donc sur le continent. Mieux, une nouvelle classe de consommateurs en mesure de dépenser plus que le strict nécessaire grossit non plus seulement dans les pays les plus avancés comme l'Afrique du Sud, le Ghana ou le Nigeria mais également au Kenya, Sénégal ou en Ouganda.
De nouveaux modes de consommation inaccessibles auparavant se développent dans ces pays. L'utilisation du mobile, d'Internet, d'électroménager, de cosmétiques ou la fréquentation de restaurants ou de supermarchés sont en plein essor. Sur un continent qui compte près d'un milliard d'habitants et devrait en compter près de 2 milliards en 2050, le nombre de ces nouveaux consommateurs ne cesse de croître. Une étude de McKinsey estime que cette nouvelle classe sociale devrait dépenser plus de 1,4 milliard de dollars en 2020 contre près de 860 millions en 2008.
Pour répondre à cette nouvelle demande, des centres commerciaux et des grandes enseignes se multiplient sur le continent et se livrent une concurrence acharnée. «La vigueur de la demande intérieure dans plusieurs pays» est un soutien à la croissance du continent, note le Fonds monétaire international. Le taux de croissance continuera également à être porté par «l'appui de la remontée des exportations», elles-mêmes alimentées par la reprise des échanges internationaux, prévoit le FMI. Déjà en 2010, le commerce entre la Chine et l'Afrique s'est littéralement envolé. Un rapport du gouvernement chinois publié en fin d'année note que les échanges entre le géant asiatique et le continent noir ont augmenté de près de 50% l'an passé à 114,8 milliards de dollars. [...]
Même si les exportations de matières premières restent un pan essentiel de l'activité commerciale africaine, elles ne constituent plus l'unique activité commerciale du continent. [...]
Preuve de cette réussite économique, la locomotive économique du continent, l'Afrique du Sud a récemment rejoint le club des BRIC, les quatre grands pays «émergents» en plein boom économique: le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Néanmoins, les performances économiques restent très contrastées d'un pays à l'autre. Le Congo-Brazzaville devrait connaître une croissance de 8,7%, le Nigéria de 7,4% alors que le Burundi, Malawi ou Madagascar figurent toujours parmi les pays les plus pauvres au monde avec 70% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.
Par ailleurs, le climat des affaires se dégrade avec l'essor d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La corruption, le manque d'infrastructures et d'accès aux soins sont autant de freins à la croissance et rendent les investisseurs frileux.
Et les incertitudes géopolitiques sont vives. Les conséquences économiques de la révolution de Jasmin en Tunisie restent, pour l'heure, difficiles à mesurer. Le ministre de l'Intérieur Ahmed Friaa évoque 1,6 milliard d'euros de pertes à l'économie. Le nombre d'élections prévues sur le continent en 2011, pas moins de 17, inquiète. Surtout, le doute sur l'issue et l'impact de la crise ivoirienne, locomotive économique de l'Afrique de l'Ouest, est immense. Mais si l'on en croit un proverbe africain, «quand un arbre tombe, on l'entend; quand la forêt pousse, pas un bruit». La croissance du continent pourrait ainsi continuer à progresser en silence.

Pascal Lamy : Les pays les plus pro-mondialisation sont les plus pauvres

Le Monde - 24 juin 2010 - Pascal Lamy (directeur de l'Organisation mondiale du commerce : OMC) , propos recueillis par Arnaud Leparmentier
La mondialisation provoque des réactions identitaires, modelées par l'idée qu'on a de l'avenir. Les pays les plus pro-mondialisation sont les plus pauvres. Les plus optimistes. Les Européens sont les plus pessimistes : ils ont le modèle social de loin le meilleur. Pour le maintenir, ils ne peuvent compter que sur la croissance et la démographie. Ils n'ont aucune des deux. Pour y remédier, ils n'ont que trois solutions : rogner sur leur système social, accepter l'immigration, faire des réformes de structure qui augmentent le potentiel de croissance. Plus facile à dire qu'à faire ! Aucun continent n'a une équation aussi difficile à résoudre.

Le danger d'un néocolonialisme chinois sur l'économie et les richesses naturelles de l'Afrique, et occidental sur ses richesses humaines

Santé: l'OMS dénonce une fuite des cerveaux du Sud vers le Nord

Le Nouvelliste - 7 avril 2006 - AFP
23%des médecins formés en Afrique subsaharienne vont travailler dans des pays industrialisés, attirés par des salaires parfois 15 fois supérieurs, souligne l'Organisation mondiale de la Santé dans son rapport annuel. Cette fuite des compétences aggrave une pénurie de personnel médical dans les pays en développpement, où il manque 2,3 millions de médecins et d'infirmières pour répondre pleinement aux besoins (vaccinations, lutte contre le paludisme ou le sida), selon le rapport intitulé "Travailler ensemble pour la santé".
analyse Rappelons que Le Nouvelliste, qui cite cette information peu médiatisée en France, est un journal haïtien

L'Afrique se rebiffe contre le «néocolonialisme» chinois

Le Figaro - 14 octobre 2009 - Arnaud Rodier
Au début, la percée de la Chine en Afrique a été accueillie avec enthousiasme. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Elle inquiète. «Il ne faut pas que l'Afrique sorte d'un néocolonialisme pour aller tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois», avertit René N'Guettia Kouassi, directeur du département des affaires économiques de l'Union africaine. «Tout le monde ne voit pas de manière positive l'implication économique grandissante de la Chine», confirme le rapport du South African Institute of International Affairs.
Car, à chaque fois, le processus est le même. La Chine apporte une aide financière et une assistance technique. Elle propose de construire des écoles, des hôpitaux. Elle invite des étudiants africains à venir à Pékin et envoie ses médecins et ses enseignants en Afrique. Le système porte un nom, l'«Angola mode» parce que c'est dans ce pays que les Chinois ont commencé à échanger à grande échelle leur savoir-faire contre des matières premières. Mais aujourd'hui, il suscite plus de critiques que d'admiration. «L'argent investit ne profite pas aux économies domestiques», dénonce Tsidiso Disenyana, un chercheur sud-africain, qui réclame plus de transferts de technologie et de formation pour les employés locaux.
À l'heure où ils sont également décidés à racheter des terres à tour de bras en Afrique pour faire face à leurs besoins alimentaires, les Chi­nois font peur. Et, surtout, avertit Guillaume Moumouni, un économiste au Bénin, «aujourd'hui on parle de la Chine, mais demain ce sera l'Inde ou le Brésil qui mènent beaucoup d'offensives selon le même schéma».

Bienvenue en Chinafrique

Le Figaro - 29 janvier 2011 - Katia Clarens
À Brazzaville comme un peu partout en Afrique, les Chinois raflent tous les gros contrats d'infrastructures. Avec la bénédiction des gouvernements, ils s'enracinent sur le continent noir.
[...] [En République Démocratique du Congo] la présence chinoise s'est affirmée en une décennie, portée par le succès des entreprises de travaux publics. Arrivées avec des tarifs inégalables, elles décrochent désormais la quasi-totalité des grands chantiers: routes, ministères, lotissements, etc. La plus puissante est la Société Zhengwei Technique Congo (SZTC), filiale de la multinationale Weihai International (WIETC). [...]
Les Chinois seraient plus de 10.000 dans le pays, majoritairement employés par les entreprises gouvernementales. Le Congo est un partenaire dévoué de la Chinafrique. «Nous souhaitons que la Chine augmente ses investissements en République du Congo et nous allons accorder des politiques préférentielles», déclarait en décembre, le ministre congolais des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, en visite à Pékin.
À Brazzaville, les délégations se succèdent. Les dirigeants d'Avic International, un constructeur naval, ont atterri le 19 janvier: ils viennent proposer leurs pétroliers, chimiquiers et porte-conteneurs. [...] «La plupart des chantiers sont attribués arbitrairement, explique-t-on sous couvert d'anonymat. Les appels d'offres sont un décorum.»
Les gouvernements et les puissances influentes se succèdent en Afrique. La corruption reste. Sur le continent, où vit aujourd'hui un demi-million de Chinois, selon Serge Michel (La Chinafrique : Pékin à la conquête du continent noir), les entreprises de l'empire du Milieu n'ont pas bonne presse. Elles sous-payent leurs employés, ne respectent pas les règles de sécurité et dégradent l'environnement. Mais elles bâtissent les pays. En République démocratique du Congo (RDC), sur l'autre rive du fleuve, elles ont négocié des échanges «minerais contre constructions». Hôpitaux, routes, rail, accès à l'eau et à l'électricité, elles aménagent la RDC, contribuant à la gloire du président Joseph Kabila qui leur doit ses « Cinq chantiers du cinquantenaire ».
Pour les porter plus haut encore, une génération plus moderne d'entrepreneurs est en train d'éclore, messagère d'une nouvelle politique commerciale. Zhou Yong, directeur général du département de développement d'affaires de la Corporation des Routes et Ponts de Chine (CRBC), est à Brazzaville pour quelques jours. Il plaide pour de nouveaux partenariats, avec les entreprises françaises notamment. «La première chose que nous voulons apprendre des entreprises françaises, explique M. Zhou, pragmatique, c'est leur fonctionnement. Nos entreprises reposent sur un directeur général qui décide de tout. Cela comporte trop de possibilités d'erreur humaine. La deuxième chose intéressante est qu'avec les entreprises françaises, nous pourrons entrer plus profondément dans le pays. Vos grands groupes, comme Bolloré ou Total, vivent ici depuis des années. Les Chinois se heurtent au problème de la langue et à celui des coutumes. Cela freine notre expansion.» Il y a deux ans, le Premier ministre François Fillon avait participé à un forum organisé par l'ambassade de France à Pékin. Objectif : développer la coopération entre entreprises françaises et chinoises, notamment en Afrique. Une deuxième édition est prévue cette année.

Croissance de la population africaine : l'explosion démographique de l'Afrique subsaharienne, opportunité ou menace ?

«En Afrique, la fécondité baisse moins vite que prévu»

Le Figaro - 17 août 2011 - Gilles Pison (Chercheur à l'Institut national d'études démographiques (Ined), auteur de Atlas de la population mondiale : Faut-il craindre la croissance démographique et le vieillissement ?), propos recueillis par Yves Miserey
Les démographes [...] ont dû procéder à quelques ajustements à moyen et à long terme en fonction des dernières enquêtes. C'est ça qui est nouveau.
[...] En Chine, la chute de la fécondité est allée plus loin qu'on imaginait. Rajouté aux avortements sélectifs d'embryons féminins, cela conduit à réviser à la baisse les projections de croissance démographique. En Afrique subsaharienne, la baisse de la fécondité est plus lente qu'attendu, ce qui conduit à l'inverse à revoir à la hausse les projections. La natalité diminue dans les villes et les milieux instruits, mais elle reste élevée dans les campagnes. On n'a pas encore assisté là-bas à ce qui s'est passé il y a quarante ans en Asie et en Amérique du Sud où le taux de fécondité avait chuté rapidement. D'où une interrogation sur le chemin que prendra l'Afrique subsaharienne pour limiter ses naissances.
[...] En dépit des conflits au Nigeria, [nous] prévoy[ons] que ce pays sera en 2050 au troisième rang mondial avec 433 millions d'habitants et dépassera les États-Unis. [...] C'est logique de penser qu'un pays où il naît depuis longtemps 1,5 fois plus d'enfants qu'aux États-Unis va finir par être plus peuplé. De même, la population indienne va dépasser celle de la Chine parce que, depuis trente-cinq ans, il y naît plus d'enfants.

Pour aller plus loin...

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La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection de sujets et d'articles proposée est progressivement enrichie et affinée.

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