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La prise de conscience de l'échec de l'idéologie multiculturelle bien-pensante en Europe

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence :

La chancelière allemande déplore l'échec total d'un multiculturalisme qui n'adopte pas les valeurs chrétiennes

Angela Merkel admet l'échec du multiculturalisme allemand

Le Figaro - 17 octobre 2010 - le figaro.fr
Ce modèle a « totalement échoué», a dit la chancelière allemande. Alors que le sentiment de défiance vis-à-vis des musulmans croît dans le pays, les immigrants sont priés de mieux maîtriser l'allemand.
Angela Merkel durcit un peu plus son discours pour faire entendre sa voix dans le débat sur l'immigration qui agite son pays. Ce week-end, la chancelière a simplement et radicalement enterré le modèle d'une Allemagne multiculturelle, où pourraient cohabiter harmonieusement différentes cultures. Cette approche «Multikulti» - «nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons» - a «échoué, totalement échoué», a-t-elle lancé devant le congrès des Jeunesses de sa formation conservatrice.
Pour Angela Merkel, les immigrants doivent s'intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, comme elle l'avait déjà souhaité à plusieurs reprises ces dernières semaines. «Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes. Celui qui n'accepte pas cela n'a pas sa place ici», a-t-elle dit. «Subventionner les immigrants» ne suffit pas, l'Allemagne est en droit «d'avoir des exigences» envers eux, a poursuivi la chancelière allemande, par exemple qu'ils maîtrisent l'allemand et qu'il n'y ait plus de mariages forcés.
Le débat sur la place des étrangers en Allemagne a pris une nouvelle tournure depuis la parution, fin août, du livre choc de Thilo Sarrazin. Dans cet essai, Deutschland schafft sich ab (L'Allemagne se détruit), ce membre du Parti social-démocrate, qui siégeait au directoire de la banque centrale allemande, affirme que les musulmans minent la société allemande et abaissent l'intelligence moyenne de la population. Son livre a suscité un tollé, mais il figure toujours dans les meilleures ventes et les sondages montrent qu'une majorité d'Allemands approuvent son argumentation.
La position d'Angela Merkel reste cependant plus nuancée. Alors que certains conservateurs aimeraient refermer les vannes, la chancelière allemande juge que l'immigration est nécessaire étant donnée la pénurie de main d'œuvre qualifiée (400.000 personnes selon la chambre de commerce et d'industrie). Et elle estime aussi que «l'islam fait partie de l'Allemagne», reprenant une formule récente du président Christian Wulff (CDU), qui a indigné une partie de son camp chrétien-démocrate (CDU-CSU).
Afin d'encourager cette intégration, le gouvernement a dernièrement décidé de financer la formation complète des imams dans les universités allemandes. La plupart viennent aujourd'hui de Turquie, avec une maigre connaissance de l'allemand. Le président turc Abdullah Gül a lui-même exhorté ses compatriotes, qui forment la plus forte communauté étrangère d'Allemagne, à apprendre à «parler couramment et sans accent» la langue allemande.

Selon Merkel, le modèle multiculturel en Allemagne a "totalement échoué"

Le Monde - 17 octobre 2010 - LeMonde.fr avec AFP
La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé samedi que le modèle d'une Allemagne multiculturelle, où cohabiteraient harmonieusement différentes cultures, avait "totalement échoué". Le débat sur l'immigration divise l'Allemagne depuis la publication d'un pamphlet d'un haut fonctionnaire, Thilo Sarrazin, qui sous le titre "L'Allemagne se défait", affirme que son pays "s'abrutit" sous le poids des immigrés musulmans.
L'Allemagne manque de main d'oeuvre qualifiée et ne peut pas se passer d'immigrants, mais ceux-ci doivent s'intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a insisté Angela Merkel dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice. Le credo "Multikulti" (multiculturel) – "Nous vivons maintenant côte à côte et nous nous en réjouissons" – a échoué, selon elle. "Cette approche a échoué, totalement échoué", a martelé la chancelière.
La classe politique a condamné les thèses de Thilo Sarrazin, mais selon les sondages une majorité des Allemands les approuvent. [...]
Tout en affirmant que l'Allemagne restait un pays ouvert au monde, Angela Merkel a estimé: "Nous n'avons pas besoin d'une immigration qui pèse sur notre système social". Cependant, le pays ne pourra faire l'économie de spécialistes étrangers même s'il forme des chômeurs allemands, a estimé la chancelière.

Le multiculturalisme a échoué, selon Angela Merkel

L'Express - 16 octobre 2010 - lexpress.fr avec Reuters
"Cette approche a échoué, totalement échoué." Angela Merkel a estimé samedi devant les jeunes de l'Union des chrétiens démocrates (CDU) à Potsdam que faire coexister des populations aux origines culturelles différentes sans chercher à les intégrer n'avait pas fonctionné.
Le débat sur les thèmes de l'immigration et de l'intégration fait rage au sein même de la CDU, dont plusieurs responsables réclament une politique plus dure à l'encontre des immigrés qui ne montreraient pas un désir de s'adapter à la société allemande.
La chancelière allemande a semblé leur donner raison en estimant qu'on avait par le passé trop peu demandé aux immigrés. Elle a aussi repris un de ses arguments majeurs: les nouveaux arrivants doivent apprendre l'allemand afin de profiter du système scolaire et de trouver leur place sur le marché de l'emploi.
[...] Angela Merkel a tenté de prendre une position médiane. Elle militait pour l'intégration tout en demandant à ses compatriotes d'accepter la présence de mosquées par exemple.
Samedi, elle a estimé que la formation des chômeurs allemands devrait prendre le pas sur le recrutement de travailleurs immigrés mais a relevé que l'économie allemande ne pourrait fonctionner sans travailleurs étrangers qualifiés. Selon la Chambre de l'industrie et du commerce (DIHK), 400.000 travailleurs qualifiés font défaut à l'économie allemande.

Le Royaume-Uni appelle l'Europe à se réveiller contre l'illusion multiculturelle qui a nourri l'extrémisme islamiste

David Cameron : "l’Europe doit se réveiller" contre l'extrémisme islamiste

Le Monde - 5 février 2011 - Nathalie Guibert
Le premier ministre britannique David Cameron a prononcé un discours très ferme contre l'extremisme islamique, [...] à Munich, appelant l'Europe à " se réveiller " et " à regarder ce qui se passe à l'intérieur de ses frontières " pour mieux lutter contre le terrorisme et en identifier les racines dans les démocraties occidentales. Il faut, a-t-il dit, pratiquer un " libéralisme plus ferme ", et rompre avec " la tolérance passive ".
Selon M. Cameron, qui s'exprimait devant la 47e Conférence sur la sécurité, le multiculturalisme tel que l'a pratiqué le Royaume-Uni, a échoué. "Même nos propres concitoyens ont perpétré des actions terroristes", a-t-il souligné. "Le multiculturalisme a conduit à ce que des communautés vivent isolées les unes des autres. Ces sociétés parallèles ne se développent pas selon nos valeurs. Nous ne leur avons pas donné une vision de ce qu'est notre société".
A titre d'exemple, la Grande-Bretagne n'a pas assez fermement condamné la pratique du mariage forcé. Les pouvoirs publics ne doivent plus " admettre que des prédicateurs de la haine s'expriment " et doivent cesser de subventionner des organisations qui n'adhèrent pas clairement aux valeurs démocratiques, estime encore M. Cameron, pour qui la clé est dans la construction d'une " identité nationale pour tous", notamment pour les jeunes musulmans d'Europe, dont beaucoup se "sentent déracinés".
Le premier ministre appelle les Etats européens à faire une distinction très claire entre l'islam, "religion pratiquée pacifiquement par plus d'un milliard de personnes", et l'extrémisme. Il a adressé un message clair aux partis et forces politiques qui, à droite comme à gauche, instrumentalisent le sujet. " A droite de l'échiquier politique, on ignore cette distinction et on prétend qu'il existe une incompatibilité entre l'Occident et l'islam, un choc des civilisations. Ceux qui le pensent nourrissent l'islamophobie. Je rejette leurs arguments ", a déclaré M. Cameron. " Le choc des civilisations est un non sens ".
L'islam lui-même doit invalider ces arguments et pouvoir s'exprimer, explique-t-il. La meilleure illustration de la compatibilité entre islam et occident est en cours dans les évènements de Tunisie ou d'Egypte, pays dont les peuples réclament la liberté d'expression, valeur démocratique fondamentale, a enfin souligné le premier ministre. "Il faut qu'en Egypte la transition se fasse sur la base des piliers de la démocratie ".

Les propos de Cameron sur le multiculturalisme font polémique

Le Monde - 6 février 2011 - Lemonde.fr
Les propos du premier ministre britannique David Cameron, [...] à Munich, sur "l'échec du multiculturalisme" en Grande-Bretagne, provoquent un débat dans son parti et font polémique dans une partie de l'opinion britannique.
Dans un discours remarqué, M. Cameron a estimé que "le multiculturalisme a conduit à ce que des communautés vivent isolées les unes des autres. Ces sociétés parallèles ne se développent pas selon nos valeurs. Nous ne leur avons pas donné une vision de ce qu'est notre société". Il a appelé l'Europe à "se réveiller" et à "regarder ce qui se passe dans ses frontières".
Rejetant toute stigmatisation de l'Islam, "religion pratiquée pacifiquement par plus d'un milliard de personnes", il a jugé que la théorie du "choc des civilisations" était un "non sens". Mais il juge qu'il faut plus de fermeté de la part des pouvoirs publics contre les "prédicateurs de la haine", et mieux contruire "une identité nationale pour tous". Il a promis que le gouvernement allait revoir notamment sa politique de subventions aux associations communautaires, pour n'aider que celles prônant la tolérance, le respect de l'égalité des sexes et l'intégration.
Ce discours fait écho à celui prononcé fin octobre 2010 par la chancelière allemande Angela Merkel. Elle y admettait elle aussi l'échec du multiculturalisme pratiqué dans son pays, appelant les immigrés à s'adapter à la culture et aux valeurs allemandes.
En Grande-Bretagne, plusieurs associations musulmanes ont dénoncé ce discours. Muslims4UK, qui prône la tolérance et lutte contre l'islamisme, a ainsi fustigé une "analyse profondément erronée", jugeant qu'il y avait '"un lien ténu entre les problèmes d'immigration et les problèmes de terrorisme", et mettant en cause l'intervention britannique en Irak et en Afghanistan comme cause plus probable de la radicalisation d'une partie de la jeunesse musulmane. "Montrer du doigt les musulmans (...) ne fait qu'entretenir l'hystérie et la paranoïa à l'égard de l'islam et des musulmans", a également estimé Mohammed Shaqif, patron d'une fondation musulmane spécialisée dans l'éducation.
Au sein de la classe politique anglaise, le discours de M. Cameron lui a valu la colère de la gauche, qui l'accuse de faire monter les peurs et d'aider l'extrême-droite. Sadiq Khan, membre du Labour (gauche), accuse ainsi le premier ministre d'avoir "écrit de la propagande pour l'EDL'" (English defence league, un parti d'extrême-droite). Une critique qui lui a valu la réplique immédiate d'une porte-parole Tory (parti de droite républicaine), jugeant ce commentaire "outrageant et irresponsable".
Plus modéré, l'ex-ministre de l'intérieur britannique Jack Straw, membre du Labour lui aussi, a jugé que les musulmans du pays "veulent la même chose pour leurs familles que n'importe qui, et adhèrent au mêmes valeurs, y compris une horreur du terrorisme".
[...] La presse a noté l'audace de ce discours, mais pas toujours pour s'en réjouir. The Independent évoque ainsi "une attaque dévastatrice contre 30 ans de multiculturalisme", "un changement radical de stratégie". Mais l'un de ses éditorialistes, Paul Vallely, dénonce une posture dont il juge qu'elle "revient à caricaturer pour démontrer" et juge que certaines des propositions du premier ministre "envoient un message trop dogmatique", ressemblant à celui porté par d'autres partis de droite en Europe. "Le multiculturalisme vise à créer un facteur commun sociétal plus fort. L'approche de David Cameron nous condamne à checher le plus petit dénominateur commun", conclut-il.
[...] Le Daily Telegraph parle quant à lui d'un "discours majeur" et estime qu'il signifie que l'Angleterre doit désormais "abandonner la notion que différentes communautés peuvent vivre selon leur propres valeurs et traditions, à condition qu'elles respectent la loi". L'analyste politique de la BBC, Laura Kuenssberg, estime pour sa part que "David Cameron a marché d'un pas ferme dans un débat où bien des politiciens louvoient".

À Londres, les communautés resserrent les rangs

Le Figaro - 11 août 2011 - Cécilia Gabizon
«J'ai perdu mon fils.» Tariq Jahan, le visage figé dans la douleur, fait face aux Pakistanais de Birmingham qui se sont rassemblés après la mort de trois jeunes gens, tués mardi par des émeutiers en voiture alors qu'ils protégeaient le quartier. Un crime délibéré qui a failli embraser Birmingham. Mercredi, chacun retenait son souffle tandis que la peine nourrissait l'envie d'en découdre. Quelques appels à la vengeance circulaient dans la communauté «asiatique» comme on appelle ici les Pakistanais et les Indiens. Devant la foule venue spontanément, Tariq Jahan a parlé longtemps, lentement, gravement : «J'ai perdu mon fils. SI vous voulez perdre votre fils, allez-y. Descendez dans les rues. Sinon, du calme. Rentrez à la maison.»
Le soir, tandis que des centaines de proches affluaient pour une veillée de deuil, les communautés sikhe et pakistanaise ont tenu conseil. «Nous ne subirons pas la tyrannie (des casseurs). Nous avons la force pour lutter. Mais nous ne l'utiliserons pas», ont décidé les leaders. La nuit s'est écoulée, policée et calme. L'étincelle communautaire a été contenue.
Le pays s'est réveillé jeudi, un peu soulagé. La pluie battante s'est abattue sur Birmingham et le nord de l'Angleterre, comme un couvre-feu naturel. Partout, les émeutes semblent faiblir. C'est maintenant la colère des victimes qui monte. Comme après-coup. Dans de nombreux quartiers, les commerçants, souvent d'origine immigrée, et les communautés ont organisé ces derniers jours des rondes, des groupes d'autodéfense, nourrissant la crainte que ces émeutes, sans couleur ni revendication, finissent en affrontements ethniques. Car c'est bien par communautés que l'autodéfense s'est spontanément mise en route.
Ceux qui ont résisté seuls ont souvent payé leur bravoure. Un homme qui voulait stopper des incendiaires à Ealing (ouest de Londres) a été roué de coups. Il est mort jeudi soir des suites de ses blessures, a annoncé la police. Un étudiant a pris un coup de couteau, des propriétaires de boutiques se sont fait tabasser... Seule une femme armée d'une canne devenue une héroïne de YouTube a sermonné les casseurs sans qu'ils ne l'agressent.
[...] «Seuls, on est vraiment en danger. Car la police ne peut pas nous protéger», se lamente Sharwan, un Indien qui a vu sa boutique flamber à Tottenham. Partout, le sentiment d'être abandonné aux pilleurs par une police désarmée et trop peu nombreuse les premiers soirs a fait naître des appels aux groupes. Et derrière le cosmopolitisme londonien s'est dessinée la carte des communautés.
«On ne va pas se laisser ruiner par ces Noirs sans cervelle», lâche Dave, 30 ans, qui a patrouillé depuis mardi dans les rues d'Einfield, au nord de Londres, non loin de Tottenham. Mais comme séparée par une frontière invisible. «Ils sont là-bas. On est ici», explique le jeune employé, qui dit ne plus supporter «ces gens qui ne travaillent pas et cassent tout». Alors avec des copains du pub, ils ont décidé de tourner dans les rues. «L'autre soir, on a aperçu des gamins à vélo qui s'approchaient de la station-service… alors on les a repoussés.». Le lendemain, ils étaient encore des centaines à tourner en criant «England, England» dans une démonstration de force qui a failli déraper.
Ces groupes d'autodéfense, de voisins vigilants comme ils préfèrent s'appeler, inquiètent la police londonienne. Elle craint les débordements ou les infiltrations par des membres d'extrême droite, parmi les Blancs, et par des éléments radicaux dans les communautés asiatiques.
«J'ai toujours une barre de fer dans le restaurant», assume Mehmet, un Turc du quartier de Dalson. Lundi soir, quand Londres a flambé, il s'est «naturellement» joint aux autres Turcs de ce quartier où ils sont concentrés pour «repousser les casseurs». Les battes de base-ball et les barres de fer sont venues à bout des émeutiers. Et tout le quartier est reconnaissant... Même si ces batailles de rue peuvent se transformer en guerres de clans.
Des Bangladais qui sortaient de leur mosquée à Chapelhill se sont lancés à la poursuite d'émeutiers dans leur quartier. «Jamais ils n'attaqueront notre mosquée», disaient les hommes sans jamais désigner de coupables. Troublés par le front composite des émeutiers. «Il y avait même des Bangladais parmi les pilleurs, croit savoir l'un d'entre eux. C'était absolument tout le monde.» Comme si le chaos faisait fi des divisions communautaires, tandis que l'ordre restait ancré dans un terreau ethnique.
Il y a quelques années, le président de la commission pour l'égalité raciale, Trevor Phillips, mettait en garde contre la ghettoïsation du pays. Derrière l'apparente mondialisation de la société britannique, la concentration par communautés et les contacts entre groupes s'affaiblissaient selon lui. À Londres, les émeutes ont mis à l'épreuve le mythe d'une ville où chacun peut faire sa vie, quelle que soit son origine. Sans le renverser. Londres est tout à la fois communautaire et cosmopolite, sans que l'on sache si l'un va l'emporter sur l'autre. Mais de toutes les foules que l'on a vues réunies ces derniers jours, des nettoyeurs spontanés aux groupes d'autodéfense, les casseurs étaient probablement les plus divers.

Quels enjeux du multiculturalisme pour la France ?

France: 12 millions d'immigrés et d'enfants d'immigrés

Le Figaro - 10 octobre 2012 - Stéphane Kovacs
C'est une position originale en Europe: en France, les descendants d'immigrés sont plus nombreux que les immigrés. Selon l'étude «Immigrés et descendants d'immigrés en France», publiée ce mercredi par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), plus de 5,3 millions d'immigrés vivaient en France en 2008, les deux tiers natifs de pays hors UE. Leurs descendants sont près de 6,7 millions, soit 11% de la population. Au total, plus de 7 millions de personnes nées à l'étranger résident en France.

Le multiculturalisme, cette illusion

Les Echos - 21 octobre 2010 - Gérard Moatti
Partout en Europe, l'immigration est un sujet polémique. En France, le discours politiquement correct interdit l'évocation de problèmes spécifiquement liés aux enfants et petits-enfants d'immigrés : ils sont français, et toute recherche allant au-delà de ce constat cache nécessairement des intentions troubles. Cette conception se heurte à un sentiment populaire qui s'exprime parfois par des réactions racistes, mais le plus souvent par des conduites individuelles créatrices de ségrégation -on le constate aussi bien dans le logement ou dans le choix de l'école que dans le monde du travail. Pour rendre compte de ce malaise, Philippe d'Iribarne, qui trace depuis longtemps un chemin original dans la sociologie contemporaine, commence par distinguer deux conceptions de la société démocratique. D'un côté, c'est un « corps politique », uniquement défini par l'égalité de tous les citoyens devant la loi et les institutions publiques. De l'autre, c'est un « corps social », dont les membres présentent une grande diversité de capacités, de richesses, de statuts, de croyances, d'affinités... L'histoire des démocraties est marquée par la concurrence entre ces deux visions : face à la rigueur abstraite de la première, comment traiter les différences et les particularismes ? La France républicaine avait réalisé un équilibre acceptable entre l'affirmation de la citoyenneté et une « sphère privée » tenue à une certaine discrétion, mais ce compromis vole aujourd'hui en éclats, sous l'effet de deux forces.
La première est la progression constante, depuis la Révolution, de la conception égalitaire et universaliste du « corps politique » : élargissement du suffrage universel, action unificatrice de l'école, édification de l'Etat providence... Or, depuis quelques années, cet universalisme a changé de contenu : ce n'est plus la victoire progressive de la « raison » sur les particularismes archaïques, mais au contraire la sacralisation des différences et la célébration du multiculturalisme. Le nouveau « politiquement correct » prend appui sur la tradition égalitariste (les mêmes droits pour tous) et élargit son champ aux domaines moraux, éducatifs et culturels. Le lecteur peut difficilement ne pas voir, à l'origine de cette évolution, un changement de nature de l'immigration. L' « assimilation », objectif consensuel à l'époque des grandes vagues migratoires du passé, est frappée d'une sorte de tabou : la société multiculturelle ne peut être qu'une juxtaposition de communautés.
Ce modèle a été adopté par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui en ont aussi constaté les limites. La fin du livre montre qu'il est inconcevable en France, pour des raisons aussi bien morales (peut-on, notamment, fermer les yeux sur le statut des femmes ?) que pratiques (comment concilier des systèmes éducatifs ou juridiques hétérogènes ?) ou politiques (quelle solidarité entre les communautés ?) L'auteur, en conclusion, se place du côté de « la tradition française, qui veut que tous se mêlent et soient solidaires, sans souci de leurs origines, dans un espace public marqué par une laïcité exigeante » : une formule qui devrait suffire à définir notre « identité nationale ».

analyse Critique de l'ouvrage "Les immigrés de la République : Impasses du multiculturalisme" de Philippe d'Iribarne

Le danger du multiculturalisme

Valeurs Actuelles - 6 septembre 2012 - Claude Valleix (préfet honoraire), Pierre Mérand (procureur général e. r.)
Avec le séjour controversé des Roms en France et les tensions qui embrasent nos banlieues, l’actualité met de nouveau le dogme du multiculturalisme à l’épreuve des faits. Sait-on qu’il s’est institutionnalisé depuis que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (dans sa recommandation 1975 du 22 juin 2011) l’a adopté en rejetant toute perspective d’assimilation ?
Il l’emporte désormais sur le concept d’État nation, jugé inadapté à l’évolution de nos sociétés.
En raison du principe d’équivalence des cultures, la différence est élevée au rang de valeur, ce qui lui vaut une protection dont le besoin de cohésion de toute forme de société devra s’accommoder. On règle de la sorte les conséquences des phénomènes migratoires jugés indispensables compte tenu des faibles performances démographiques européennes. Puisque les devoirs moraux d’hospitalité et de solidarité se conjuguent à notre intérêt bien compris, il n’y aurait plus rien à dire. Justement si. Alors que les politiques communautaristes ont montré partout leurs limites, le dogme du multiculturalisme fait-il de la diversité culturelle le fondement légitime de notre société ?
Notre communauté traditionnelle, expression d’une volonté de vie commune dans une perspective de destin partagé, devrait désormais céder la place à une société plurielle dont l’identité nationale serait laissée à l’appréciation de chacun (rapport “Vivre ensemble” du groupe d’éminentes personnalités du Conseil de l’Europe, 2011). Il y aurait ainsi des “Turco-Allemands” ou des “Français-Maghrébins” ; à eux de dire à quel monde ils s’identifient. On devine les difficultés d’accommodation de cultures différentes autour d’un projet commun alors que leur équivalence de principe réduit le rôle unificateur de l’État, mais la dimension religieuse du problème demande qu’on s’y attarde.
Alors que certains modes de vie, incompatibles avec nos convictions laïques, tentent de pénétrer notre ordre juridique, comment ne pas s’inquiéter des perturbations qui en résultent ? Comment résoudre, sinon éviter, les conflits de moeurs que les convictions religieuses rendent inconciliables ? Comment bâtir dans ces conditions une société paisible alors que le poids des masses immigrées alourdit les revendications identitaires ?
Le multiculturalisme prend le pari que la sagesse, l’éducation, l’engagement des hommes de bonne volonté marginaliseront les intégristes de toute obédience qui luttent pour l’inscription des valeurs divines dans les codes de la vie civile et politique. C’est un acte de foi dans le triomphe final de la laïcité que l’observation des sociétés contemporaines n’encourage pas à accomplir. À ne regarder que la nôtre, les revendications d’adaptation du droit social à des pratiques religieuses, les évolutions sollicitées d’organisation de la vie collective (piscine, soins médicaux, alimentation…) relèvent sans doute de pratiques militantes, mais ils sont aussi la marque d’une identité communautaire, révélatrice d’un mouvement plus profond. Notre principe de laïcité a conféré à la loi civile toute l’autonomie nécessaire pour consacrer la liberté de conscience et de religion. Il ne peut être mis en échec par la pénétration de la loi divine dans le temporel, mais le multiculturalisme ne donne aucune solution en cas de conflit. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui « invite l’ensemble des communautés musulmanes à abandonner toute interprétation traditionnelle de l’islam qui nie l’égalité entre les hommes et les femmes, et restreint les droits des femmes » (résolution 1743, 2010) a-t-elle bien mesuré la distance qui sépare la volonté politique du sacré ?
Faut-il de surcroît que la critique d’une évolution non désirée de notre société nous donne mauvaise conscience ? N’est-ce pas le piège dans lequel nous enferment les bons esprits emportés par le mythe d’un modèle sociétal dont l’organisation s’accommoderait de toutes les différences ? Il ne suffit pas de mettre les hommes ensemble pour que naisse une communauté dont l’harmonie reposerait sur les seuls principes d’égalité et de fraternité. La recette est simple mais une société ne se cuisine pas comme une bonne soupe.
On n’anéantit pas d’un trait de plume idéologique la force identitaire de nations dont le mythe fondateur ne repose pas sur l’immigration. Quand, sur un même territoire, des coutumes et des croyances importées pénètrent l’ordre public préétabli, les risques de perturbation sont réels. Contourner cette réalité en prônant l’avènement d’une société multiculturelle est concevable à l’échelle de l’évolution de l’humanité, mais inacceptable à celle de l’histoire présente. La question de la cohésion de la société française se pose avec de plus en plus d’acuité. Si l’on exclut toute politique d’assimilation et si l’on déplore l’utopie du multiculturalisme, comment agir quand les transformations du monde rendent inopérantes les politiques restrictives de l’immigration menées depuis quarante ans ? Le sujet est trop grave pour qu’il ne soit pas posé, d’une manière ou d’une autre, mais le plus rapidement possible, au peuple de France.

Risible procès des "néo-réactionnaires"

Le Monde - 29 avril 2011 - Elisabeth Lévy (journaliste, rédactrice en chef du site et du magazine "Causeur")
Notre société qui adore "la transgression" passe son temps à traquer les "dérapages", terme indiquant clairement que certains points de vue sont autorisés et d'autre pas. Ainsi, l'immigration est nécessairement une bénédiction. De même, tout être sain doit s'enthousiasmer pour le grand métissage planétaire que l'on nous promet comme avenir. Je crois, pour ma part, que l'afflux massif et rapide d'immigrés a eu des effets déstabilisateurs pour la société - tout en freinant l'intégration de ceux qui sont là. Et si je reste convaincue que tout individu peut devenir un "bon Français", je ne vois pas pourquoi la France devrait accepter n'importe quelle pratique, fût-elle religieuse ou culturelle.
Le Monde en conclut que je tiens un "discours franchement anti-immigré". La différence entre la critique de certaines pratiques, l'inquiétude face aux flux migratoires et le rejet des individus serait-elle trop subtile ? La délicate question de l'islam et de son acculturation en France relève de la même jurisprudence.

Qui veut lyncher les dissidents ?

Valeurs Actuelles - 6 septembre 2012 - François Bousquet
Le communisme est mort à l’Est, mais il a été remplacé à l’Ouest par l’antiracisme, dont Alain Finkielkraut a dit qu’il était « le communisme du XXIe siècle ».
Le philosophe voulait dire par là que l’antiracisme est devenu une idéologie de substitution au marxisme : la continuation du trotskisme par d’autres moyens – construire une société sans discrimination ni frontière, dans laquelle l’homme serait un agneau pour l’homme. Un vrai conte de fées. La Fontaine se serait contenté d’en tirer une fable. D’autres en ont fait une religion : l’« antiracisme dogmatique », selon l’expression de Léon Poliakov, le meilleur spécialiste du sujet.
Cette religion a tellement été intériorisée qu’elle fonctionne sous le régime du consentement et de l’unanimité. Malheur aux réfractaires [...].
D’hier à aujourd’hui, la répression a changé de nature. On n’envoie plus les gens au goulag, mais comme le remarque Millet, on leur fait subir « l’opprobre ». Tout ce qui touche, de près ou de loin, à la critique du multiculturalisme est soigneusement prohibé. On en parle comme Tartuffe parlait de la poitrine de Dorine : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. […] cela fait venir de coupables pensées. » Immortel Molière, qui aurait droit à la même cabale des dévots.

Qui veut casser l'histoire de France ?

Le Figaro Magazine - 24 août 2012 - Jean Sevillia
Dimitri Casali, en cette rentrée 2012, revient en scène avec un essai polémique où il accuse l'Education nationale de «sacrifier notre patrimoine historique au nom de la repentance et du politiquement correct». Exemples à l'appui, cet anticonformiste incrimine l'école de vouloir faire des élèves, sous couvert d'ouverture au multiculturalisme, des «citoyens du monde» plutôt que «des citoyens aimant leur pays».
[...] L'histoire scolaire, depuis Jules Ferry jusqu'aux années 1960, était dominée par le roman national républicain. Celui-ci racontait une histoire qui était l'histoire de la France et de ses héros, de Vercingétorix à Clemenceau. Sur le plan scientifique, ce récit, aujourd'hui, est pour partie caduc: c'est ainsi que les progrès de la recherche, et notamment de l'archéologie, ont radicalement modifié, au cours des vingt dernières années, ce que nous savons des Gaulois. Ce roman national, cependant, conserve largement, pour une autre partie, sa validité historique, dans la mesure où il met en lumière, au-delà des différences d'époque et des ruptures, les continuités qui caractérisent la France, communauté réunie autour d'un État, monarchique puis républicain, du Moyen Âge à nos jours. Sur le plan politique, ce récit historique, naguère, poursuivait un but: unir les petits Français, quelles que soient leurs origines, dans une vision commune de leur pays.
Or, c'est précisément cette proposition que déclinent aujourd'hui les programmes scolaires. On peut y voir le fruit d'une évolution historiographique, les travaux contemporains ayant remis en cause, comme on vient de le dire, certains partis pris de l'histoire de France façon Lavisse. On doit cependant y voir également, multiculturalisme oblige, l'effet d'un changement de valeurs. Là où l'école d'autrefois parlait nation, patriotisme et assimilation, celle d'aujourd'hui parle mondialisation, ouverture des frontières et droit à la différence. Non seulement le roman national a été abandonné, mais il est en passe d'être stigmatisé parce qu'il manifesterait - horresco referens - une «passion identitaire».
Si l'histoire est une science, les historiens sont des citoyens qui ont leurs opinions comme les autres. Or chez beaucoup d'entre eux, celles-ci épousent l'air du temps. Les citoyens réfractaires, dès lors, sont suspects. [...]
Une immense majorité de Français, au-delà de la droite et de la gauche, aime l'histoire, et donc l'histoire de leur pays. Ils ne refusent nullement de s'ouvrir aux autres, mais sentent intuitivement que la première condition pour s'ouvrir aux autres est de se bien connaître soi-même. L'avenir de l'histoire à l'école ne dépend pas uniquement de directives ministérielles. Il est lié à la volonté et à la capacité de notre société de répondre à des questions toutes simples. Qui sommes-nous? D'où venons-nous? Où voulons-nous aller?

En France, les musulmans cibles de manoeuvres et d'arrières-pensées politiciennes ?

...plus d'informations sur l'islam en France

Enquête sur le financement des nouvelles mosquées

Le Figaro - 22 décembre 2008 - Cécilia Gabizon
Les pouvoirs publics apportent désormais 30 % des fonds nécessaires à l'édification des lieux de culte. «Aujourd'hui, les maires sont les premiers bâtisseurs de mosquées», affirme Dalil Boubakeur, un sourire aux lèvres. [...] Partout des mosquées sortent de terre. Quelque 150 projets sont lancés. Souvent marqués par le gigantisme. Créteil vient d'inaugurer une mosquée cathédrale qui a coûté 5 millions d'euros. [...]
Imperceptiblement, en cinq ans, les élus locaux sont passés de la prudence, voire de la méfiance envers l'islam, à l'adoubement. Certes, des réticences persistent, ici et là, «mais cela s'améliore à vive allure», confirme le président du CFCM, Mohammed Moussaoui. Les maires s'impliquent, avec parfois la volonté de mieux contrôler, mais aussi de récolter des voix qui pèsent désormais sur des scrutins serrés.

Le PS pense reprendre la méthode Obama pour séduire l'électorat immigré

Le Monde - 26 août 2010 - Luc Bronner, Olivier Schmitt
Le Parti socialiste veut importer la méthode de campagne électorale utilisée par Barack Obama pour mobiliser les électeurs français d'origine étrangère lors de la [...] présidentielle. Une expérimentation a été conduite pour le compte du Laboratoire des idées du PS lors des élections régionales de mars 2010 pour mesurer l'impact d'une opération militante massive de porte-à-porte dans les quartiers sensibles. Ses résultats montrent une augmentation "significative" de la participation des français d'origine étrangère.
Jugée encourageante par le PS, cette opération, pour laquelle les militants ont frappé à 9 000 portes dans huit villes d'Ile-de-France, a été calquée sur les méthodes utilisées par les équipes de Barack Obama pour la présidentielle de 2008. Le recours massif aux nouvelles technologies, notamment les réseaux sociaux et les bases de données, avait en effet été mis au service d'opérations de porte-à-porte ciblées, en particulier sur les catégories de la population les plus abstentionnistes. La démarche avait permis à Obama d'obtenir des scores particulièrement élevés parmi les Afro-Américains.

93% des musulmans ont voté pour François Hollande

La Vie - 7 mai 2012 - Marie-Pia Rieublanc
Une étude réalisée par l'institut de sondages OpinionWay le jour du deuxième tour révèle une adhésion massive des musulmans au parti socialiste. Elle témoigne d'un rejet du sarkozysme mais pas de toutes les valeurs de la droite, notamment sur les questions sociétales comme l'homosexualité.
Les musulmans réclamaient le changement, et ils l'ont eu. Selon une étude du corps électoral menée par OpinionWay et Fiducial le 6 mai pour Le Figaro sur 10 000 votants, 93% des pratiquants ont glissé un bulletin « François Hollande » dans leur enveloppe. Seuls 7% d'entre eux ont voté pour Nicolas Sarkozy.
Le candidat socialiste est plébicité depuis le début de la campagne par cette partie de la population, qui représente environ 2 millions d'électeurs selon l'institut de sondages. Déjà au premier tour, la même étude avait montré que 59% d'entre eux avaient voté pour lui. Les deuxième et troisième places revenaient au candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon (23%) et au centriste François Bayrou (7%). Le président sortant, lui, arrivait quatrième, avec seulement 4% des suffrages.
« C'est la marque d'un véritable rejet de Nicolas Sarkozy », explique Julien Goarant, directeur d'études chez Opinionway, spécialisé dans les enquêtes d'opinions politiques. « Ils ne veulent plus de son discours qui, selon eux, a stigmatisé leur communauté et beaucoup instrumentalisé leur religion », poursuit-il. La stratégie de l'UMP visant à séduire les électeurs du Front National en remettant souvent en question la place de l'Islam en France ne les a pas laissés insensibles. Les attaques à répétition de Claude Guéant sur le halal ou sur la supposée infériorité de la civilisation musulmane ne sont pas tombées dans l'oreille de sourds.
« Pour autant, il ne s'agit pas d'un rejet de la droite en général », précise Julien Goarant. Selon le spécialiste, les musulmans pratiquants adhèrent à certaines valeurs de droite. « Quand on leur pose la question, ils disent être pour plus de sécurité et contre la carte scolaire, des sujets défendus par la droite ». Il est même un point qui les oppose totalement à la gauche et qui les rapproche du vote catholique : la libéralisation des moeurs. « C'est un électorat très conservateur, qui rejette en bloc l'homosexualité par exemple ».
Malgré ces divergences, le coeur des musulmans bat plus naturellement à gauche. « Cela reste tout de même un vote d'adhésion, explique Julien Goarant. Les musulmans que nous avons interrogés mettent l'égalité au centre de leurs revendications. Ils souhaitent être traités de la même façon que l'ensemble de la population, et c'est plutôt la gauche qui peut leur assurer cela ». Depuis les années 1980 et la création de SOS Racisme, à laquelle plusieurs personnalités issues du parti socialiste ont participé, le PS apparaît en effet comme le parti défenseur des populations victimes de discriminations. Reste à savoir si le prochain gouvernement socialiste saura satisfaire leurs autres revendications.

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