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Responsables et dirigeants politiques :
ces grands professionnels de la vie politique révèlent un certain amateurisme dans l'exercice du pouvoir

Les hommes politiques : élus sur leur capacité à gagner une campagne électorale, pas à diriger un pays

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence :

Les impacts des décisions politiques sont souvent inefficaces ou mal anticipés : aveuglement volontaire des dirigeants politiques ou manque de compétences ?

Des communes étouffées par des prêts risqués

Le Figaro - 26 octobre 2009 - Rachida El Mokhtari
C'est l'histoire d'une ville qui a besoin de capitaux pour financer ses investissements. La voilà qui souscrit un emprunt auprès d'une banque qui lui propose un montage financier qui s'avère au final ruineux car risqué, avec des taux d'intérêts variables indexés sur des valeurs très volatiles par exemple. La ville déchante et se retrouve coincée avec des échéances de remboursement insupportables. C'est ce qu'on appelle les «emprunts toxiques». De véritables bombes à retardement.
[...] Au final, ce sont les contribuables qui doivent mettre la main à la poche puisque les communes doivent limiter leur endettement. Dans le cas de Saint-Etienne, le maire a expliqué que l'effondrement de la monnaie britannique allait porter le taux d'intérêt à 24% à partir d'avril 2010, contre 4,3% actuellement !

Le bonus-malus auto, un gouffre budgétaire

Le Figaro - 20 septembre 2010 - Cécile Crouzel
Le bonus-malus automobile instauré en 2008 va coûter 500 millions à l'État en 2010. C'est davantage que ce que rapportera le coup de rabot de 10 % sur les 22 niches fiscales plafonnées.
C'est l'exemple type d'une mesure fiscale mal maîtrisée pouvant ruiner les efforts réalisés par ailleurs pour réduire le déficit public. Le coupable ? Le bonus-malus automobile. Grâce à ce dispositif, instauré en 2008, un automobiliste qui achète une voiture peu polluante reçoit une prime. À l'inverse, celui qui acquiert un véhicule émettant beaucoup de CO 2 paye une pénalité.
À l'origine, le gouvernement pensait que les recettes du malus seraient aussi élevées que les dépenses engendrées par le bonus. Bref, que le système serait neutre pour les caisses de l'État. Il n'en a rien été. Le bonus-malus a coûté 214 millions d'euros aux finances publiques en 2008, puis 525 millions en 2009 et à nouveau 500 millions cette année. Explication : le bonus-malus a incité les Français à changer de comportement et à acheter des voitures non polluantes. Ainsi, d'après un décret d'avance examiné lundi en commission des finances à l'Assemblée, l'État versera en 2010 pour 710 millions de bonus, au lieu des 340 millions initialement prévus. Comme les recettes du malus atteindront 200 millions, l'écart sera bien de 500 millions.
500 millions d'euros, c'est davantage que ce que doit rapporter le coup de rabot de 10 % sur les niches fiscales (440 millions). Un coup de rabot qui a nécessité des heures de réunions et pour lequel le gouvernement a pris le risque de mécontenter les épargnants utilisateurs du Scellier ou des niches outre-mer… «Cela pose la question de la maîtrise réelle de nos finances publiques» estime Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée. «Le gouvernement a été débordé par le dispositif mis en place» constate le député centriste Charles de Courson.

Tesson : Hollande, l'amateurisme à la tête de l'État

Le Point - 8 octobre 2012 - Philippe Tesson
Qu'est-ce qui est le plus incompréhensible dans l'affaire des "Pigeons" ? La décision du gouvernement d'augmenter la taxation des plus-values en cas de cession d'une société ? Ou l'annulation quasi immédiate de ladite décision par le même gouvernement sous la pression de quelques milliers de jeunes chefs d'entreprise ? On est tenté de penser et de dire que les deux se valent. Chacune des deux le dispute à l'autre en maladresse. Nous sommes gouvernés par des enfants de choeur. Encore ceux-ci ont-ils l'excuse de l'innocence.
Première bêtise : surtaxer dans de telles proportions (60 % contre 34,5 % actuellement) des créateurs d'entreprise, c'est à l'évidence se donner l'image stupide et raciste de spoliateurs ringards, à l'heure où l'on fait des efforts pour se rallier des petits et moyens propriétaires-entrepreneurs. Cela va exactement dans le sens contraire de la stratégie de François Hollande, dont le projet accorde aux PME des bienfaits intéressants, notamment en matière de fiscalité.
On comprend donc que le gouvernement ait tenté de réparer rapidement son erreur. Mais seconde bêtise : cette réparation s'est opérée dans des conditions de précipitation qu'on n'empêchera pas l'opinion de considérer comme le signe d'une extrême faiblesse. On sait que désormais une manifestation spontanée d'une minorité, pour peu qu'elle soit bien menée, au moment opportun, et qu'elle porte sur un bon sujet, risque d'avoir une efficacité immédiate. Au passage, notons que la preuve est faite qu'une revendication par le biais des réseaux sociaux peut être aujourd'hui aussi rentable qu'une grève !
Il y a décidément beaucoup d'amateurisme à la tête de l'État. On prévoyait que le désordre idéologique viendrait rapidement, conformément à la tradition socialiste, perturber l'action gouvernementale. On se trompait. C'est au niveau de la méthode que les problèmes se posent. On jugera un jour les socialistes sur ce qu'ils feront et auront fait. Pour l'heure où ils n'ont encore rien fait, on peut en revanche constater qu'ils n'ont pas apporté la preuve éclatante de leur savoir-faire.

La France s'inquiète pour son surplus de Tamiflu et de masques

Le Figaro - 5 janvier 2010 - Jean-Luc Nothias
L'antiviral pourrait rapidement devenir obsolète, alors que la France posséderait un tiers des stocks mondiaux. Si le vaccin contre la grippe, H1N1 ou autre, devient obsolète au bout d'un an, du fait de la variabilité du virus, l'antiviral Tamiflu ou son concurrent le Relenza ont eux aussi des dates de péremption, tout comme les masques de protection.
[...] Ainsi, le Pr Marc Gentilini, l'ancien chef de service des Maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ancien président de la Croix-Rouge française, s'était élevé dès juillet dernier contre l'usage systématique préconisé du Tamiflu et contre les 2 milliards de masques achetés et «gardés je ne sais où et sur l'utilisation desquels personne ne s'interroge». Car les masques les plus efficaces sont enduits de substances qui ne sont pas éternelles. Ils risquent donc de devenir, eux aussi, obsolètes et par conséquent sans effet.

Grippe A : le gouvernement «était à la merci des labos»

Le Figaro - 5 août 2010 - Tristan Vey
«Surestimation constante du risque par le gouvernement», «dramatisation infondée de sa communication», «stratégie vaccinale surdimensionnée» et «gaspillage de fonds publics» : les sénateurs de l'opposition ne sont pas tendres avec le gouvernement dans le commentaire critique publié jeudi en annexe du rapport du Sénat sur la gestion de la pandémie de grippe H1N1. [...]
En juillet-août 2009, Roselyne Bachelot signe en effet des contrats pour plus de 94 millions de doses de vaccins. Mais rapidement, il devient clair que les besoins réels ont été largement surestimés. [...]
Ce sont justement ces contrats que dénonce la commission [...]. Ils se caractériseraient «par leur remarquable déséquilibre», «par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses», et l'absence de certaines. La France s'est ainsi retrouvée avec «la responsabilité du fait de produits défectueux» sans bénéficier pour autant de garantie sur l'efficacité des vaccins, pointe le rapport. Quant aux calendriers de livraison, ils étaient «purement indicatifs» et n'engageaient pas les laboratoires. Il n'y avait par ailleurs aucune «clause de révision». Conséquences de cette position rigide des laboratoires, «le gouvernement français n'a pas eu beaucoup le choix» et s'est retrouvé «enfermé dans une situation dont il n'a pu sortir que par la résiliation des contrats». Ce qu'il a payé au prix fort.
[...] Toutes ces critiques viennent s'ajouter à celle du rapport d'enquête de l'Assemblée nationale publié mi-juillet. La campagne de vaccination y était qualifiée d' «échec de santé publique». «Près de 3,46 millions de doses de vaccins auront finalement été jetées ou mises au rebut. Le nombre de doses ainsi perdues représente plus de la moitié du nombre des personnes vaccinées (moins de 6 millions de personnes, ndlr)», notait le rapporteur.

Grippe A : la France n'a toujours pas réglé ses factures

Le Monde - 5 août 2010 - Eric Nunès
Un nouveau rapport parlementaire sur la gestion de la pandémie de grippe A souligne les faiblesses de la politique du ministère de la santé face aux laboratoires pharmaceutiques. GlaxoSmithKline (GSK) n'a toujours pas reconnu la résiliation de 369,25 millions d'euros de vaccins par l'Etat ; le laboratoire pourrait saisir la justice.
La commission d'enquête du Sénat, dont le rapporteur est l'UMP Alain Milon, juge "anormal" que le gouvernement ait été "contraint" d'acheter deux fois plus de vaccins que nécessaire pour "s'empêtrer dans des contrats déséquilibrés". Présidée par François Autain (Parti de gauche), la commission souligne de nombreuses et coûteuses erreurs et dénonce "un déni de réalité dans la politique du ministère de la santé". "Les scénarios les plus pessimistes ont été privilégiés sans qu'aucun fait ne vienne les étayer et que toutes les informations rassurantes disponibles ont été écartées ou ignorées", peut-on encore lire dans le rapport.
Concernant l'achat de vaccins, les sénateurs s'étonnent que les laboratoires américains GSK et Baxter aient refusé d'inclure dans les contrats de préréservation la clause d'annulation. Une clause qui permet de résilier à son gré les commandes excédant ses besoins et que les Britanniques n'ont pas omis d'intégrer dans leur contrat. Un oubli qui coûte des millions d'euros à la France. [...]
Le rapport souligne également la docilité de l'Etat face aux laboratoires. "L'étude des contrats passés entre les autorités sanitaires et les industriels [...] peut conduire à se demander si les autorités publiques se sont montrées assez soucieuses de garder la maîtrise de la gestion des crises qui doit être la leur", explique le rapporteur. Les travaux des sénateurs confortent celui de la commission des questions sociales, de la santé et de la famille de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, présenté le 7 juin, qui dénonçait un "gaspillage des fonds publics" et "des peurs injustifiées".
Un autre point a particulièrement retenu l'attention des parlementaires : les liens d'intérêt qui auraient pu conduire des personnalités proches des instances gouvernementales et internationales à organiser un lobbying actif favorable aux industries pharmaceutiques.

...plus d'informations sur le gaspillage des dépenses de santé

La bombe à retardement des RTT à l’hôpital

Le Parisien - 23 novembre 2011 - Odile Plichon, Daniel Rosenweg
Depuis l’instauration des 35 heures en 2002, les personnels hospitaliers ont stocké des millions d’heures de RTT qu’ils n’ont pas pu prendre. L’addition pourrait être très salée.
C’est une bombe à retardement. Aujourd’hui, pour la deuxième fois depuis début novembre, les syndicats de praticiens hospitaliers rencontreront ce soir des représentants du ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Au menu : l’explosive question du compte épargne-temps (CET) à l’hôpital. Il y a urgence. Créés en janvier 2002 lors du passage aux 35 heures, ces CET ont permis aux médecins, infirmières, etc. de cumuler leurs RTT durant dix ans. Le dispositif arrive à échéance le 3 janvier 2012.
Les quelque 40000 médecins hospitaliers ont cumulé 2 millions de jours de RTT! Faute d’un nouveau dispositif, ils devront solder ces jours de repos en 2012. Impossible! « La pénurie de personnels est trop grande », alerte le professeur François Aubart, président du principal syndicat de praticiens hospitaliers. Autre solution : leur payer leurs RTT comme ce fut le cas en 2008 Mais l’addition atteindrait entre 600 et 700 M€. Auxquels il faut ajouter plusieurs centaines de millions d’euros pour les personnels non médecins (infirmières, aides-soignantes…).
Problème : si certains hôpitaux ont provisionné les sommes nécessaires, tous ne l’ont pas fait. Qui alors paiera la facture? « La monétisation de ces RTT équivaudrait à l’attribution d’un treizième mois pour tous », indique Rachel Bocher, du syndicat de médecins INPH. Insupportable pour un secteur public à la santé financière fragile. « Ce sera à chaque hôpital de trouver les réponses financières », indique-t-on au ministère de la Santé. Au bout du compte, ce sera donc l’assurance maladie, qui finance les budgets des hôpitaux, qui réglera l’addition.
Seule certitude : le ministère de la Santé va présenter le 9 décembre un décret modifiant les règles du jeu. Entrant en vigueur le 4 janvier, il prévoit notamment pour les fonctionnaires hospitaliers de plafonner le CET à 60 jours de RTT, au lieu de 200 aujourd’hui. Une possibilité d’extension à 120 jours est prévue dans le cadre d’un départ anticipé à la retraite. Mais nul ne sait à combien s’élèvera la facture finale du fiasco des 35 heures à l’hôpital.

Taxe carbone : en Suède, les entreprises sont exonérées, pas les ménages

Le Figaro - 10 septembre 2009 - Marielle Court
Pionnière de la taxe sur le CO2, la Suède ne tient pas compte des critères sociaux et géographiques. Mais les entreprises voient leurs charges allégées.
Comparaison ne vaut pas raison. Si la France, tous partis confondus, ne tarit pas d'éloges sur le modèle suédois, elle n'entend pas pour autant le transposer tel quel. «C'est un modèle qui marche en termes de diminution de gaz à effet de serre et de croissance», reconnaît Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, en visite à Stockholm cette semaine, même si le système n'est pas transposable en France, pour des raisons sociales.
«Depuis 1990, les émissions de CO2 ont diminué d'au moins 9 %, alors que le produit intérieur brut s'est accru de 44 %», a expliqué Maria Wärnberg qui, en 1991, était conseillère du ministre de l'Environnement en charge de ce dossier. Sans l'introduction de la taxe, les émissions de CO2 seraient aujourd'hui supérieures de 20 % à leur niveau actuel, assure le ministère suédois des Finances.
À l'époque, en l'absence d'un quelconque marché du carbone, le prix de la tonne de CO2 avait été fixé à 27 euros ; aujourd'hui, elle atteint 108 euros, bien plus que les 14 euros - le prix du marché - préconisés par Matignon comme point de départ pour la France.
Lorsque Chantal Jouanno demande si cette nouvelle taxe a été introduite en tenant compte de critères sociaux et géographiques, la réponse est sans ambiguïté : c'est non. Chaque Suédois, quels que soient son revenu et son lieu de résidence, supporte 100 % de la taxe carbone lorsqu'il fait le plein de sa voiture ou remplit sa cuve de mazout.
Les industries en revanche - à l'exception notamment des entreprises de service et du chauffage urbain - en sont très largement exonérées. Pour l'heure, elles ne paient que 21 %, concurrence internationale oblige, expliquent les autorités suédoises. Mais dans le cadre du plan climat adopté au printemps, une hausse a été annoncée. Ce taux devrait passer à 30 % en 2011 et à 60 % en 2015.
Il n'existe par ailleurs aucun mécanisme de redistribution de type «chèques verts». Les sommes récoltées sont versées au budget général. «En termes absolus, un ménage dans les intervalles les plus élevés de revenu paie une facture énergétique plus élevée. Mais en proportion au revenu disponible, ce sont les ménages à plus faible revenu qui ont subi la plus grande augmentation des coûts énergétiques», précise une étude.
Comment expliquer alors que cela soit passé si facilement dans l'opinion publique ? Les autorités suédoises avancent deux réponses. La première est liée à la conscience écologique forte et ancienne des habitants. «Les Suédois sont traditionnellement soucieux de protéger leur environnement», insiste Maria Wärnberg. Mais, surtout, la taxe carbone a vu le jour dans le cadre d'une réforme générale de la fiscalité. Son institution progressive s'est faite en échange d'allégement d'autres charges. La taxe sur l'énergie mais surtout les charges pesant sur le travail.

«L’enfant doit être replacé au cœur des débats sur le mariage homosexuel»

La Croix - 24 septembre 2012 - Hélène Charbonnier (présidente de l'association d'enfants adoptés « Racines Coréennes », membre du Conseil supérieur de l’adoption), interview par Marine Lamoureux
Présidente de l'association « Racines Coréennes » et membre du Conseil supérieur de l’adoption, Hélène Charbonnier s’étonne que cette institution n’ait pas été consultée en amont par le gouvernement et regrette un manque d’attention porté aux besoins de l’enfant adopté.
La Croix. Que pensez-vous du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels ?
Hélène Charbonnier : Ce qui me frappe, c’est que le point de départ de cette réforme est le souhait des couples homosexuels de devenir parents. On part du désir d’enfant et non pas de l’enfant lui-même. Bien sûr qu’il y a de l’amour dans les couples homosexuels et qu’ils ont la capacité d’élever un enfant, mais ce n’est pas la question : ce qui est en jeu, en réalité, c’est la manière dont l’enfant va se construire dans le cadre de l’adoption, que l’on s’apprête à élargir.
Or personne n’en parle. Le gouvernement, qui auditionne des associations familiales, n’a pas sollicité les associations d’enfants adoptés. La réforme se fait dans la précipitation sans que l’on s’intéresse aux besoins spécifiques de l’enfant, qui doit être replacé au cœur des débats.
Quels sont les besoins de l’enfant selon vous ?
Un enfant adopté connaît un cheminement particulier : il doit trouver sa place et construire son identité. Qu’on le veuille ou non, il a besoin de se représenter son père et sa mère biologique, car c’est comme cela qu’il est venu au monde ! Les enfants adoptés par des couples de même sexe chercheront à connaître leurs origines, c’est inéluctable. Cette quête ne remet pas en cause les parents adoptifs, elle est simplement une réalité, qui survient souvent à l’adolescence. Dans mon association, nous sommes bien placés pour le savoir ! Il faut aussi être conscient que dans la tête d’un enfant, il y a une différence entre le parent biologique et le parent social.
C’est-à-dire ?
On laisse penser qu’une fois l’adoption prononcée, il n’y aura plus de différences entre les deux parents homosexuels, même lorsque l’un est le père ou la mère biologique. C’est faux. Cela ne veut pas dire que l’enfant aimera plus l’un que l’autre évidemment, mais que les représentations symboliques ne sont pas les mêmes.
Là encore, je ne dis pas que, dans ce type de configuration, les choses se passeront mal. Je dis seulement que les parents doivent être préparés aux questionnements de l’enfant et qu’ils doivent être accompagnés.
Or, actuellement, l’accompagnement post-adoption est déjà très fragile, les consultations d’orientation et de conseil en adoption se meurent faute de moyens. Il faut parler de tout cela, notamment dans le cadre du Conseil supérieur de l’adoption (CSA), qui n’a pas été sollicité en amont de la réforme.
Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille, dont dépend le CSA, a dit qu’il serait associé à l’élaboration de la loi…
Oui, mais quand et pour quoi faire ? Pour être la petite main du gouvernement et peaufiner les derniers aspects juridiques une fois que tout sera ficelé ? En réalité, la consultation du CSA – qui rassemble des élus, des associations de familles adoptives, des travailleurs sociaux, etc. – aurait dû se faire dès le mois de mai, afin de travailler sur tous les enjeux de la réforme.

...plus d'informations sur la réflexion bâclée sur le mariage gay et l'homoparentalité

Le mandat donné aux politiques : une obligation de communication ou une obligation de résultats ? Des outils d'évaluation (efficacité et résultats) des décisions politiques commencent tout juste à apparaître pour permettre aux citoyens d'exercer leur droit de vote selon des critères fiables

analyse Quelle est la responsabilité des élus par rapport à leur gestion des affaires publiques et aux conséquences à moyen-long terme de leurs décisions politiques ? Il est parfois tentant de s'ériger en tribunal populaire pour dénoncer un manque de professionnalisme, non en termes de communication, bien au contraire, mais dans la gestion de certaines décisions politiques. Les résultats des politiques conduites en France, tant au niveau national que local, ne devraient-ils pas être évalués de façon systématique par une instance indépendante ?

La gestion des maires sur la place publique

Le Figaro - 27 avril 2009 - Cécile Crouzel
Sur un site de Bercy, les contribuables peuvent savoir si leur municipalité a la main plus lourde qu'ailleurs sur les taxes, si elle est plus dépensière, plus endettée… Plus besoin aujourd'hui d'être un initié pour avoir accès aux comptes de sa commune. Il suffit de se connecter sur www.colloc.bercy.gouv.fr, le site du ministère du Budget consacré aux collectivités locales. En quelques clics, il est possible d'accéder aux comptes de 2008 de la très grande majorité des 36 800 communes de France.
Les archives remontent jusqu'en 2000. Mieux, pour chaque critère - fiscalité, endettement, dépenses -, les chiffres sont mis en regard avec ceux pratiqués, en moyenne, par les communes de taille et de structure fiscale identique. Le tout avec une analyse en euros par habitant. Seul bémol : ces données ne concernent pas les intercommunalités, auxquels adhèrent maintenant 93 % des mairies françaises.

Les Français sont sans illusions sur les élus et leurs promesses

Le Monde - 31 janvier 2011 - Thomas Wieder
Les Français sont moroses, et font de moins en moins confiance à leurs dirigeants pour résoudre leurs problèmes. Le phénomène n'est certes pas nouveau, mais il s'accentue dans des proportions inquiétantes. C'est ce que révèle le dernier baromètre sur la "confiance en politique", réalisé par OpinionWay pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et l'Institut Pierre-Mendès-France. [...]
Trois grandes idées principales sont à retenir de cette étude. La première est donc l'aggravation du sentiment de défiance. Dans un contexte général de "déclin des institutions", pour paraphraser le sociologue François Dubet, les partis politiques sont particulièrement visés. Et, à quinze mois de l'élection présidentielle, un chiffre devrait faire réfléchir les politiques : plus d'un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour résoudre ses problèmes.
Autre phénomène frappant, et c'est le deuxième point à retenir, le discrédit affecte aujourd'hui tout particulièrement les élus locaux. S'ils conservent une cote de confiance plus élevés que le président de la République ou le premier ministre, celle-ci baisse de façon plus significative.
Troisième idée, enfin : le besoin de plus en plus fort de "protection" : dans une société hantée par la peur du " déclassement " ou du "descenseur social", les Français attendent de plus en plus de leurs élus qu'ils les protègent. Cet appel au protectionnisme est à la fois économique et culturel. 59% des Français pensent ainsi qu'il y a trop d'immigrés en France, soit 10% de plus qu'en 2009. Le fait que ce sentiment soit devenu majoritaire chez les jeunes, les diplômés et les "sans religion", autrement dit au sein de l'électorat traditionnel de la gauche, est sans doute l'un des résultats les plus préoccupants de cette enquête, en particulier pour le Parti socialiste.

Consanguinité des élites - Des choix guidés par des principes de copinage, de favoritisme et de conflit d'intérêts : les exemples de la nomination de Rama Yade à l'UNESCO et de l'affaire Inrocks - BPI (Arnaud Montebourg, Audrey Pulvar, Matthieu Pigasse)

Pigasse inspirera bien la Banque publique d'investissement

Le Nouvel Observateur - 30 août 2012 - Le Nouvel Observateur avec AFP
Comme l'a annoncé "Le Nouvel Observateur" dans son édition du jeudi 30 août, Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d'affaires Lazard France, a bien obtenu un mandat pour conseiller le gouvernement lors de la création de la future Banque publique d'investissement. L'entourage du ministre de l'Economie Pierre Moscovici l'a confirmé à la suite de la parution de notre enquête.
La future banque d'investissement devrait être placée sous la tutelle commune de Pierre Moscovici, mais aussi d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.
Dans son enquête, "Le Nouvel Observateur" note qu'au moment où Matthieu Pigasse obtenait ce mandat, il nommait Audrey Pulvar, la compagne d'Arnaud Montebourg, à la tête du magazine "Les Inrockuptibles" dont il est propriétaire à titre privé.

analyse Matthieu Pigasse est propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles, et l'un des principaux actionnaires du journal Le Monde et du Huffington Post.

Polémique autour de l'attribution d'un mandat à la banque Lazard

La Croix - 31 août 2012 - La-Croix.com avec AFP
L'annonce du mandat confié par Bercy à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, pour conseiller le gouvernement lors de la création de la future Banque publique d'investissement fait débat.
Dans son édition de jeudi, Le Nouvel Observateur fait le parallèle entre cette mission et le fait que Matthieu Pigasse ait nommé la journaliste Audrey Pulvar, compagne du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, à la tête du magazine Les Inrockuptibles dont il est propriétaire à titre privé.
Le ministre du redressement productif et sa compagne ont vite démenti tout conflit d’intérêt dans ce dossier. Sur son compte Twitter Arnaud Montebourg, a nié toute implication dans cette décision, avant de dénoncer des informations "parfaitement erronées et infondées" dans un communiqué très critique à l'égard du Nouvel Observateur . Le ministre du redressement productif qui s'est de nouveau exprimé vendredi 31 août a cependant indiqué "regretté" ce choix.
«Je ne la connaissais pas [la décision], je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content (...) Moi, je pense que c'est une très mauvaise idée , a-t-il poursuivi. D'autant que la Banque publique d'investissement, je trouve qu'elle ne peut pas être réalisée par des banquiers, parce que faire une banque qui ressemblerait à d'autres banques, c'est vraiment pas ce que l'on cherche à faire.»
Audrey Pulvar, directrice du magazine Les Inrocks, est également montée au créneau sur le site de micro-blogging pour défendre son compagnon: «Il y a 7 ministres à Bercy. Vous concevez qu'A. Montebourg n'est pas responsable de TOUT ce que décide Bercy?».
Selon l'entourage du ministre de l'économie Pierre Moscovici, c'est l'Agence des participations de l’État (APE), sur laquelle Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg exercent leur co-tutelle, «qui a proposé de passer un contrat avec Lazard pour nous assister» . Mais la décision a été prise par Pierre Moscovici, «car c'est lui qui est en charge du dossier de la Banque publique d'investissement» , et pas par Arnaud Montebourg, selon la même source.
Dans ce dossier, le principal parti d'opposition a appelé le gouvernement à «dissiper les soupçons» de conflit d'intérêts.
Entres autres, le député UMP du Nord Sébastien Huyghe rappelle les engagements de campagne de François Hollande avait déclaré: «moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts» .
Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a également apporté sa voix au chapitre. Interrogé vendredi par la radio RTL sur un risque de «conflit d'intérêts» dans le mandat gouvernemental confié à la banque Lazard France, il a répondu qu'il fallait «faire attention» . «En responsabilité importante depuis onze ans et demi, je sais qu'il faut veiller à ce genre de choses» , a dit le maire de Paris, questionné sur ce dossier à la demande de l'UMP.

BPI : Bertrand Delanoë recommande de "faire attention" aux conflits d'intérêts

Le Monde - 30 août 2012 - Le Monde.fr avec AFP et Reuters
Bertrand Delanoë, interrogé vendredi 31 août par RTL sur un risque de "conflit d'intérêts" dans le mandat gouvernemental confié à la banque Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse (coactionnaire à titre personnel du Monde) employeur d'Audrey Pulvar, a répondu qu'il fallait "faire attention". "En responsabilité importante depuis onze ans et demi, je sais qu'il faut veiller à ce genre de choses", a dit le maire de Paris, questionné sur la demande de l'UMP concernant ce dossier.
L'opposition a en effet interpellé le gouvernement, jeudi 30 août, sur le choix de Lazard, y voyant un risque d'un conflit d'intérêts. Soulignant que Mathieu Pigasse, propriétaire du magazine Les Inrockuptibles, a été pendant la campagne électorale "un soutien public et puissant" de François Hollande, qu'il a recruté la journaliste Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg, et que le ministre du redressement productif "exerce une cotutelle sur l'Agence des participations de l'Etat, qui semble être intervenue" dans le choix de Lazard, Catherine Vautrin, déléguée générale de l'UMP, a demandé des explications au gouvernement.
M. Delanoë a approuvé que l'"on fasse appel à des grands professionnels, et Matthieu Pigasse en est un", pour faire la banque publique d'investissement. "Soyons vigilants et exigeants, a-t-il cependant demandé. L'exigence, elle est pour tout le monde [...]."
[...] Dans son édition de jeudi, Le Nouvel Observateur avait écrit : "Le banquier de 44 ans a en revanche su se mettre dans les petits papiers d'Arnaud Montebourg, qui ne jure que par 'cet homme intelligent et créatif'. Et pour cause. Il vient d'embaucher sa compagne, Audrey Pulvar. L'arrivée de la journaliste à la tête des Inrockuptibles, l'hebdo de Pigasse, n'est pas passée inaperçue. Peu savent, en revanche que parallèllement, le banquier a obtenu... du même Arnaud Montebourg [et de Pierre Moscovici] un mandat de conseil pour la création de la future Banque publique d'investissement."

BPI: Audrey Pulvar réfute un "trafic d'influence" entre Montebourg et Pigasse

Le Nouvel Observateur - 3 septembre 2012 -
La directrice du magazine Les Inrocks, Audrey Pulvar, a fermement démenti tout "trafic d'influence" entre le ministre Arnaud Montebourg, son compagnon, et le patron de Lazard et de son journal, Matthieu Pigasse, dans l'affaire de la future Banque publique d'investissement (BPI).
"Il n'y a pas eu d'échange de bons procédés, ni de trafic d'influence entre mon compagnon et Mathieu Pigasse, les deux ne se connaissaient pas au moment où j'ai été embauchée, ils se sont rencontrés fortuitement quelques temps après, nous ne sommes pas des familiers", a-t-elle assuré lundi soir au Grand Journal sur Canal+.

Rama Yade nommée ambassadrice à l'Unesco

Le Monde - 22 décembre 2010 - lemonde.fr avec AFP
L'ancienne secrétaire d'Etat chargée des sports, Rama Yade, 34 ans, a été nommée ambassadrice, déléguée permanente de la France auprès de l'Unesco, mercredi 22 décembre en conseil des ministres, en remplacement de Catherine Colonna. Porte-parole de l'Elysée sous Jacques Chirac et ancienne ministre des affaires européennes, Catherine Colonna occupait cette fonction depuis 2008 [...]. A 18 mois de l'élection présidentielle, l'Elysée a pris soin de ne pas fâcher la jeune femme. "Le président a été très gentil. Il m’a proposé plein de choses", a affirmé Rama Yade. Avant que cette nomination soit officialisée, le député socialiste François Hollande avait estimé que "l'utilisation des fonctions d'Etat à des fins de réaffectation de ministres sans emploi ou d'anciens ministres, c'est tout sauf l'exigence d'une République impartiale, irréprochable". "Ça n'est pas irréprochable, donc ça doit être reprochable", avait commenté l'ancien premier secrétaire du PS au micro de RTL.
Née à Dakar d'un couple d'enseignants proches de Léopold Sédar Senghor, Rama Yade est arrivée en France à l'âge de 11 ans. Elle est diplômée de Sciences Po, administratrice du Sénat, avant d'apparaître pour la première fois sous les projecteurs le jour de l'investiture de Nicolas Sarkozy comme candidat UMP à l'élection présidentielle en janvier 2007. Battue aux municipales à Colombes en 2008 [...].

analyse Le principal atout de Rama Yade pour ce poste : son pouvoir de nuisance vis-à-vis du Président de la République lors de la campagne électorale suivante

Son excellence Rama Yade, ambassadrice à l'Unesco

Le Figaro - 22 décembre 2010 - Marion Brunet
Rama Yade [...], l'ex-secrétaire d'État aux Sports, évincée lors du remaniement mi-novembre, a été nommée mercredi matin en Conseil des ministres ambassadrice auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). [...] L'intéressée, qui se dit surprise, affirme ne pas y avoir cru tout de suite lorsqu'une semaine après son éviction du gouvernement, Nicolas Sarkozy lui propose ce poste d'ambassadeur. [...] Preuve de l'étonnement de Rama Yade: elle avait entre-temps accepté un emploi dans le privé «grâce à ses relations», a-t-elle expliqué à RTL.
«Ambassadeur à l'Unesco à 34 ans, c'est énorme!, reconnaît-elle. Je n'aurais pas pu espérer mieux». Si elle ignore encore les contours de sa mission, elle affirme toutefois que ce sont «ses sujets de prédilection : éducation, droits de l'homme, culture…». Elle avoue d'ailleurs ne pas avoir envisagé une seconde de décliner la proposition de Nicolas Sarkozy. «J'ai senti que j'avais épuisé mon stock», affirme-t-elle, soulignant à demi-mot que la tolérance de Nicolas Sarkozy avait atteint sa limite. Le poste semblait surtout inespéré pour celle qui a multiplié les incartades lorsqu'elle était au gouvernement.
[...] Rama Yade a accepté cette fonction d'ambassadrice auprès de l'Unesco jeudi dernier. Le jour même où elle rejoignait le Parti radical de l'ancien ministre de l'Environnement. Un plan de communication bien orchestré par l'ex-benjamine du gouvernement Fillon ?

Un grand professionnalisme dans la conduite des campagnes électorales, principale compétence nécessaire à la réussite d'une carrière politique

analyse La "professionnalisation" de la politique, avec la nécessité pour les hommes politiques d'assurer leur carrière, conduit à l'optimisation des techniques d'incitation au vote.

...plus d'informations sur les inconvénients causés par le système électoral

Les militants français formés à la méthode Obama

Le Monde - 5 juin 2010 - Luc Bronner
"On a fait des tests d'efficacité, explique le consultant d'origine indienne. Envoyer des tracts, des prospectus ? Oui, mais il faut 389 lettres en moyenne pour gagner une voix. Les appels téléphoniques ? Il faut 460 appels pour gagner une voix. Or, il faut seulement ouvrir 14 portes pour obtenir une voix supplémentaire."

Le PS pense reprendre la méthode Obama pour séduire l'électorat immigré

Le Monde - 26 août 2010 - Luc Bronner, Olivier Schmitt
Le Parti socialiste veut importer la méthode de campagne électorale utilisée par Barack Obama pour mobiliser les électeurs français d'origine étrangère lors de la [...] présidentielle. Une expérimentation a été conduite pour le compte du Laboratoire des idées du PS lors des élections régionales de mars 2010 pour mesurer l'impact d'une opération militante massive de porte-à-porte dans les quartiers sensibles. Ses résultats montrent une augmentation "significative" de la participation des français d'origine étrangère.
Jugée encourageante par le PS, cette opération, pour laquelle les militants ont frappé à 9 000 portes dans huit villes d'Ile-de-France, a été calquée sur les méthodes utilisées par les équipes de Barack Obama pour la présidentielle de 2008. Le recours massif aux nouvelles technologies, notamment les réseaux sociaux et les bases de données, avait en effet été mis au service d'opérations de porte-à-porte ciblées, en particulier sur les catégories de la population les plus abstentionnistes. La démarche avait permis à Obama d'obtenir des scores particulièrement élevés parmi les Afro-Américains.

Mélenchon en tête des ventes de livres politiques

Le Monde - 11 novembre 2010 - Eric Nunès
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a été omniprésent dans les cortèges qui ont rythmé l'automne. Les vidéos sur Dailymotion et YouTube où on l'entend traiter David Pujadas de "larbin" font un tabac, avec plus de 300 000 vues. Et son livre, Qu'ils s'en aillent tous ! (Flammarion), se classe numéro un des ventes d'essais écrits par des personnalités politiques publiés depuis la rentrée 2010.
L'animateur du Front de gauche aurait vendu, depuis le 10 octobre, 16 215 exemplaires de son livre [...]. Un joli score qui s'explique par la convergence entre la contestation sociale que traverse le pays et la montée en puissance médiatique de l'auteur, très offensif dans la presse. Selon une étude récente de Livres Hebdo réalisée auprès de 400 librairies, la télévision reste le premier média déclencheur de ventes de livres.
Cette analyse, Jean-Luc Mélenchon l'expose d'ailleurs dans un chapitre consacré aux médias : "Il y a le phénomène 'vu à la télé', mais aussi son contraire 'vu nulle part'. Et si on ne le voit pas, c'est que ça n'existe pas. Ou que ce n'est pas important", résume le député européen, qui était, le 7 novembre, l'invité de Michel Drucker sur France 2. L'inusable animateur et "ami des stars" de la télévision publique lui a consacré un numéro de "Vivement dimanche", où les personnalités politiques viennent soigner leur image sans crainte d'être bousculées. Jean-Luc Mélenchon a attiré 3,7 millions de téléspectateurs entre 19 heures et 20 heures, davantage qu'Olivier Besancenot.

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