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Extrémisme, haine et intolérance anti-religieuse:
christianophobie, cathophobie, anticatholicisme, anticléricalisme, provocations antichrétiennes, profanations

Dossier d'information et de réflexion - basé sur une sélection structurée d'extraits d'articles de presse - sur l'expansion de l'extrémisme anti-chrétien et des discriminations cathophobes et anti-chrétiennes en France et en Europe :

Entre mépris et intolérance : un fort courant laïciste et anti-chrétien dans l'Union Européenne

JMJ : L'intolérance des "laïcs" espagnols face aux chrétiens

France Soir - 17 août 2011 - Antoine Kowalski
Mercredi, des milliers de « laïcs » ont fait bloc contre la visite du pape Benoît XVI en Espagne. Propos infamants, quolibets, moqueries ont été jetés par la foule au passage des milliers de jeunes chrétiens venus du monde entier pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). En réponse, les pélerins ont préféré prier et crier « Vive le pape » quand d'autres chantaient « Alleluia » et jouaient de la musique. Face à cette absence de réaction, le ton est parfois monté, des cris de « Pédéraste, attention aux enfants » ou « Votre pape est un nazi » fusant du côté des manifestants laïcs. De part et d'autre des importants cordons de policiers qui les séparaient, les deux groupes se sont retrouvés face-à-face sur la place de la Puerta del Sol, dans le centre de la capitale espagnole.
Plusieurs milliers d'entre eux s'étaient rassemblés dans la soirée derrière une pancarte portant les mots « De mes impôts, zéro centime pour le pape. Etat laïc », répondant à l'appel d'environ 140 associations de défense de la laïcité, de chrétiens progressistes, de militants de gauche ou de la cause homosexuelle.

... accès direct aux reportages TV sur les JMJ 2011 de Madrid

Benoît XVI dénonce "un fort courant laïciste"

Le Monde - 3 septembre 2010 - lemonde.fr avec AFP
"Il y a un fort courant 'laïciste' qui veut supprimer Dieu de la vie des personnes et de la société, projetant et tentant de créer un 'paradis' sans lui", affirme Benoît XVI dans un texte publié par le service de presse du Vatican, en vue des 26es Journées mondiales de la jeunesse, où il appelle l'Europe à "retrouver ses racines chrétiennes".
"La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale", insiste-t-il, dénonçant une "sorte d'éclipse de Dieu, une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme", avec un "risque de perdre sa propre identité profonde".
Pour Benoît XVI, au contraire, "toutes les valeurs qui fondent la société proviennent de l'Evangile, comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille". "L'expérience enseigne qu'un monde sans Dieu est un 'enfer' où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d'amour, de joie et d'espérance."
[...] Le pape critique aussi "le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu'il n'y a aucune vérité ni aucun repère absolu", estimant qu'il engendre "instabilité, déception [et] conformisme aux modes du moment".

Le numéro deux du Vatican dénonce une laïcité "intolérante"

Le Monde - 22 novembre 2011 - LEMONDE.FR avec AFP
Alors qu'il s'exprimait devant le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE) sur le thème de la "nouvelle évangélisation", le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et numéro deux du Vatican, a critiqué l'existence d'un "laïcisme intolérant" en "conflit ouvert avec les valeurs chrétiennes traditionnelles". L'ecclésiastique catholique faisait notamment référence aux décisions prises par plusieurs gouvernements d'interdire les vêtements ou signes religieux dans les lieux publics.
Le cardinal italien a estimé que la non-discrimination était utilisée comme une "arme" et que l'Europe d'aujourd'hui connaissait une "dictature du relativisme" tendant "à exclure la dimension communautaire et publique de la foi et la présence de symboles religieux".
Dans le même discours, le secrétaire d'Etat a par ailleurs évoqué "le mariage entre un homme et une femme" et "la défense de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle", rappelant l'hostilité du Vatican aux lois autorisant l'avortement, la sélection prénatale, le mariage gay ou encore le divorce.
Selon le cardinal Bertone, la précarité causée par la crise économique accentue au même moment les demandes des Européens sur "la dignité et la vocation spirituelle de la personne humaine". Dans ce contexte, a-t-il estimé, la "nouvelle évangélisation" que l'église catholique cherche à promouvoir "n'est pas seulement un dispositif d'urgence" mais "un moyen pour recueillir les nouveaux germes qui poussent sur une forêt ancienne".

L'agenda européen oublie toutes les fêtes chrétiennes

Le Figaro - 13 janvier 2011 - Delphine Chayet
Ce «support pédagogique» envoyé aux établissements scolaires mentionne pourtant les dates clés des autres religions.
Un agenda conçu pour promouvoir l'Europe et ses institutions auprès des lycéens sème la discorde. Après la Pologne et l'Italie, la France s'est officiellement émue mercredi de l'omission de toute référence chrétienne dans ce manuel pédagogique, alors que des fêtes juives, hindoues, sikhes et musulmanes sont évoquées.
«Cet oubli est l'illustration d'une Europe qui n'assume pas ses racines chrétiennes et, ce faisant, se renie, a déploré mercredi le ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. On ne doit pas avoir honte de l'Europe des clochers, qui est constitutive de notre identité. Rien n'obligeait à évoquer les fêtes religieuses. Si on choisit de le faire, alors faisons-le jusqu'au bout.»
L'agenda, édité depuis sept ans par la Commission européenne, a été distribué à 3,2 millions d'exemplaires à travers l'Europe (dont 320 000 environ en France). «Ce support pédagogique est envoyé aux établissements scolaires et aux professeurs qui en font la demande», précise-t-on à la Commission.
En bas de page, des notes accompagnent les lycéens tout au long de l'année scolaire 2010-2011 en soulignant certaines dates clés : Journée internationale de la femme le 8 mars, Saint-Valentin le 14 février, Halloween le 31 octobre, Fête de l'Europe le 9 mai... L'année est aussi ponctuée de devinettes et de citations. Le ramadan apparaît en septembre et la fête des lumières, célébrée par les sikhs et les hindous, le 5 novembre. Au 24 décembre figure une mention étonnante : «Le premier sapin de Noël public a été “érigé” sur la place centrale de Tallinn (capitale de l'Estonie) en 1441.» Dans la version française du manuel, Pâques, Pentecôte et Ascension ne sont pas citées.
Soucieuse de l'ampleur que prenait l'affaire de l'agenda en Pologne et en Italie, la Commission européenne a reconnu «une bourde», en décembre, et présenté ses excuses. «Les auteurs sont partis du principe que tous les enfants européens connaissaient Noël», plaide Frédéric Vincent, son porte-parole, précisant qu'une lettre «reconnaissant l'erreur» serait bientôt envoyée aux proviseurs concernés. Une page rectificative, listant les jours fériés nationaux, pourra être glissée dans les manuels. Une enquête a par ailleurs été lancée pour identifier la faille dans la prise de décision. Conçu par une fondation basée à Bruxelles, l'agenda a été validé par la Commission.
«Oublier Noël, c'est prendre le risque de se mettre à dos des centaines de millions de Chrétiens, et d'aggraver l'euroscepticisme ambiant» , analyse Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des épiscopats de la communauté européenne, regrettant que cet épisode s'inscrive dans une tendance plus générale. «Les cartes de vœux aussi éludent de nos jours toute référence à Noël», déplore-t-elle.
Au-delà, ce sont les choix pédagogiques de la Commission qui sont remis en question. «Dans cet agenda, on parle finalement peu de l'Europe, a ainsi déploré mercredi Laurent Wauquiez. On parle de Gandhi, de l'introduction de la tomate au Pérou ou de l'Antarctique. N'a-t-on pas une culture, une histoire, des souvenirs communs suffisamment forts à mettre en valeur ? Il va falloir y réfléchir.»

Union européenne, un agenda qui "oublie" les fêtes chrétiennes - Le Mépris

Valeurs Actuelles - 27 janvier 2011 - Chantal Delsol
Les fonctionnaires européens qui nous gouvernent nous ont habitués aux mauvaises surprises, mais celle-ci est de taille. La publication d’un agenda européen diffusé à des millions d’exemplaires pour les lycéens, qui cite les fêtes des religions les plus diverses, et ne cite pas les fêtes chrétiennes, même pas Noël : voilà un cadeau littéralement ahurissant.
Il faut bien croire qu’on nous incite à un complet retournement, comme si l’on pouvait transformer, par la volonté de quelques oligarques, le monde dans lequel nous vivons depuis deux mille ans.
L’agenda européen est distribué gratuitement dans toute l’Union à des milliers d’établissements, et l’année dernière, plus de 3millions d’élèves l’ont reçu. Pas d’insulte ici : le silence absolu sur ce qui nous fonde, et nourrit toutes nos fibres, pour privilégier à la place quelques anecdotes interlopes qui existent certes chez nous, mais de façon circonstancielle et marginale.
Que traduit un silence pareil ? Le mépris. Celui-ci signifie : tenir pour rien. L’agenda tient pour rien la culture instauratrice et nourricière. Il dit : cela n’existe pas. Cela s’appelle du négationnisme. Ce dernier terme, utilisé en français pour nommer la récusation des crimes de la Shoah, a au départ (notamment en anglais) un sens plus général : la révision et la négation de faits historiques patents. Nos fonctionnaires européens sont négationnistes.
Raphaël Lemkin, génial juriste qu’on connaît trop peu, montrait comment naît l’éradication d’une culture : par le déni patenté et la substitution. On tait les éléments d’une culture pour les remplacer par ceux d’une autre ou des autres. On n’extirpe pas d’abord par la violence, mais on supplante. C’est bien ce qui se passe ici.
Taire un phénomène évident, prépondérant et situé au coeur, représente la porte ouverte à toutes les persécutions. Cela signifie : cette culture n’a pas d’importance, elle est vouée à disparaître, elle n’existe pas puisqu’elle injurie l’avenir. Vous pouvez donc la traiter comme vous voudrez.
Le premier adversaire du christianisme, ce n’est pas un certain islam. Ce sont d’abord les instances de l’Union européenne, qui par le silence et le déni ouvrent la porte aux oppressions. L’agenda manifeste une indifférence à la violation des églises, comme il arrive aujourd’hui à Avignon, une indifférence aux persécutions du Moyen-Orient. Enclencher le négationnisme à propos d’un fait si patent, c’est inciter à sa destruction, par la force de la négligence.
Quand une affaire de ce genre se produit dans un pays “normal” (à nos yeux), c’est-à-dire démocratique, les citoyens qui s’indignent remontent assez facilement la filière et savent où se trouve l’origine de la décision : dans tel ministère, et l’on connaît le nom du ministre responsable. Le citoyen est celui qui peut demander des comptes : il connaît le nom du responsable et celui-ci se trouve à un jet de pierre. Mais l’Union européenne n’est pas démocratique, elle ne s’est pas donné des citoyens mais des sujets, puisque ses responsables sont inconnus, anonymes et sans visages.
Comment cela se produit-il ? Le Parlement européen vote un budget général, puis un groupe de fonctionnaires se trouve nanti d’une somme à dépenser : ici, 28 millions d’euros, une broutille dont on ne surveille pas l’affectation. Le groupe affecte cela les yeux à demi fermés : dans ce genre d’instance, nul ne décide, mais “ça” décide, approuvant machinalement l’orthodoxie bruxelloise, qui a suscité déjà plusieurs initiatives, comme par exemple l’interdiction de toute annonce à caractère chrétien sur l’Intranet de la Commission, “IntraComm”, en dépit de la présence des annonces bouddhistes.
N’y a-t-il pas à Bruxelles des responsables pour regretter ces mesures ? Bien sûr que si. Et que disent-ils ? Que ceux qui s’indignent donneraient une mauvaise image du christianisme ; qu’ils paraîtraient intolérants ; qu’ils attireraient la défaveur des musulmans et susciteraient des polémiques ; qu’ils oublieraient la devise chrétienne “Bienheureux les doux”. Finalement, les premiers adversaires du christianisme ne seraient ni l’islam ni l’Union européenne, mais au premier chef ceux mêmes qui sont censés le défendre.
Encore s’agit-il moins de défendre le christianisme (il en a vu d’autres, sans s’effondrer pour autant), que toute la culture qu’il a fait éclore. Sans lui n’existeraient ni la démocratie moderne, ni les droits de l’homme, ni l’égalité en dignité, ni l’idéal du progrès, ni la tolérance. On peut imaginer un homme très sot qui aurait reçu en héritage une fleur magnifique. Chaque jour, il admire sa fleur, la soigne et lui parle, et il la remercie d’exister. Un jour, en grattant à ses pieds les mauvaises herbes, il aperçoit la racine, dont la vieillesse ridée contraste avec la jeune splendeur de la fleur. Il court chercher un sécateur et se débarrasse de cette racine poussiéreuse et grise. Comme je suis ingénieux, pense-t-il à part soi : ainsi tout est parfait ! Après quelques jours, la fleur dépérit et meurt. J’avais pourtant fait tout ce qu’il fallait, pleure le sot. Voilà ce qui nous attend.

analyse L'exemple final donné l'article par Chantal Delsol est très parlant !

Les croyants se mobilisent contre le "rejet" des religions

Le Monde - 3 janvier 2011 - Stéphanie Le Bars
Christianophobie, islamophobie, blasphème. Ces mots, nouveaux ou surgis du passé, semblent retrouver une vigueur rarement égalée. Désir des religieux d'établir "des frontières non "transgressables" et de rendre coup pour coup", comme le suggère l'anthropologue des religions Malek Chebel ? Symptômes de l'état d'esprit de groupes minoritaires ? Discriminations réelles, ou ressenties, par les croyants ? Crispations victimaires ou affichage identitaire face à une sécularisation inédite ? Les hypothèses ne manquent pas pour expliquer les postures, plus ou moins spectaculaires, désormais adoptées par les croyants.
[...] Ce qui, en revanche, apparaît plus nouveau est que le sentiment de dénigrement de la religion pointé par ces militants exaltés est largement partagé par le reste des croyants. "Devenus une minorité dans la société française, les catholiques n'acceptent plus la douleur face à un dénigrement qui était supportable quand ils étaient une majorité puissante", analyse l'abbé Pierre-Hervé Grosjean. Ce jeune prêtre a suscité un débat dans la blogosphère catholique en prenant ses distances avec les intégristes manifestant contre la pièce de Romeo Castellucci.
Face à leur perception d'être "les mal-aimés" d'une société en grande partie indifférente, les catholiques cherchent de nouveaux moyens pour se faire entendre. Signe de cette préoccupation, le colloque prévu le 9 novembre à Paris, intitulé "Le christianisme aura-t-il encore sa place en Europe ?". Organisée par le mouvement Aide à l'Eglise en détresse (AED), reconnu par le Vatican et fondé pour soutenir les chrétiens persécutés, notamment dans les pays à majorité musulmane, cette journée de réflexion entend dénoncer "les discriminations contre les chrétiens et le rejet du christianisme en Europe, où la foi chrétienne et l'Eglise sont régulièrement ridiculisées ou ostracisées".
"Il s'agit de promouvoir la liberté religieuse", indique aussi Marc Fromager, directeur national de l'AED, qui constate "un mouvement de fond de reniement de notre culture". "La christianophobie touche aussi l'Occident", juge-t-il, citant l'exemple "de la culture ou du milieu de la santé où les personnels ont de plus en plus de mal à mettre en avant l'objection de conscience".
Dénoncé par le pape, dont l'entourage parle aussi désormais de "christianophobie", ce risque de "marginalisation du christianisme" en Europe a suscité la création d'un "Observatoire européen de l'intolérance et de la discrimination contre les chrétiens", soutenu par le Vatican. Il entend attirer l'attention sur "le retrait des symboles chrétiens de l'espace public, les stéréotypes négatifs dans les médias" ou les profanations d'églises et de cimetières, que les catholiques estiment insuffisamment dénoncées par les pouvoirs publics et les médias, par rapport aux mêmes actes commis sur des lieux juifs ou musulmans.

L'indifférence méprisante des médias passant sous silence les nombreuses profanations anti-chrétiennes : un signe de discrimination généralisée ?

analyseLes profanations de sépultures et de lieux de culte juifs ou musulmans sont inadmissibles, et l'indignation publique et médiatique qui les condamne régulièrement est on ne peut plus justifiée. Mais pourquoi une telle indignation est-elle sélective ? Pourquoi ce silence lorsque ce sont des symboles chrétiens qui sont attaqués ?

Un cimetière est profané tous les trois jours

Le Figaro - 2 décembre 2008 - Christophe Cornevin, Cyrille Louis
Parmi les quatre types de mobiles recensés (vandalisme, satanisme, racisme-antisémitisme, et vol de métaux), le ressort «crapuleux apparaît en nette augmentation ces dernières années », notamment dans les nécropoles militaires. «En 2007, 9 cimetières musulmans qui ont été touchés et 5 lieux de sépultures israélites, remarquent les rapporteurs. Malgré un traitement médiatique qui donne une impression inverse, la grande majorité des profanations concerne des sépultures chrétiennes…» Autour de 10 % à 15 % des profanations seraient sataniques. Et 80 % des interpellés par la gendarmerie depuis janvier ont moins de 18 ans.

Une profanation tous les deux jours en France

Le Figaro - 22 septembre 2010 - Christophe Cornevin
Les cimetières et lieux de culte catholiques demeurent les plus visés. Croix renversées et souillées de symboles nazis au sanctuaire dédié à la Vierge Marie à Saint-Loup (Jura), tombes et chapelle vandalisée au cimetière d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), statues arrachées dans l'église Saint-Géry de Valenciennes (Nord), lustres réduits en miettes et chemin de croix incendié à Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées (Aube), classé et datant du XIIIe siècle... Dans l'indifférence, la France est le théâtre d'une profanation tous les deux jours.[...] Pas moins de 184 dégradations de sépultures ont été recensées l'année dernière, soit à peine dix-neuf de moins qu'en 2008.
Depuis 2005, un lieu sacré est violé tous les deux jours.[...] Le rapport [...] précise que les profanations recensées par les gendarmes - qui couvrent 95 % du territoire - touchent «très majoritairement des tombes chrétiennes ou des églises ». Dans les campagnes et en zones périurbaines, quelque 122 cimetières communaux et 34 lieux de culte catholique et 18 monuments aux morts ont été visés en 2009. Pas moins de cinq violations de tombeaux, dont deux exhumations ont été à déplorer. «Les départements du Bas-Rhin (11 faits), la Somme (9 faits), l'Ille-et-Vilaine (7 faits) et enfin la Gironde, le Gard et les Vosges (6 faits) concentrent le plus grand nombre de profanations», précise le document, qui détaille ainsi une série de périodes à risques. Ainsi, les profanateurs passent plus volontiers à l'action le 30 avril qui est à la fois l'anniversaire d'Adolf Hitler et de la fondation de l'Église de Satan aux États-Unis. Des pics sont aussi observés le 31 octobre, fêtes d'Halloween et jour de l'An sataniste, mais aussi lors des dates des solstices et d'équinoxes. Plus globalement, 50 % des actes de vandalisme se produisent le week-end et sans témoin, ce qui rend les investigations difficiles. [...] Certains n'ont reculé devant aucune limite, allant jusqu'à improviser le 18 juillet dernier un rodéo à scooter dans la nef moyenâgeuse de l'église d'Échillais, près de La Rochelle, où un Christ en croix du XVIIe siècle gisait au milieu du chœur, démantibulé.
Le nombre des actes de vandalisme visant les lieux de culte a atteint une telle cote d'alerte qu'un site entier en recense l'étourdissante litanie. Il est animé par le comité Indignations, créé en juin 2005 au lendemain d'une parodie de mariage homosexuel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le simulacre, ressenti comme «blessant» par les fidèles, avait été à l'origine d'une pétition recueillant 27.000 signatures. « D'une manière générale, les investigations ne permettent toujours pas de déterminer les motivations réelles des auteurs, concèdent les gendarmes. En effet, les éléments de preuves découverts engendrent parfois des confusions (exemple, des croix gammées accompagnant des tags satanistes).»

L'évêque d'Évry : «Quand le pain eucharistique est piétiné, c'est une profanation»

Le Figaro - 12 mars 2010 - Jean-Marie Guénois
Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes, a fortement dénoncé «l'étourdissant silence» qui entoure les profanations d'églises. [...] «Il n'y a certes pas d'inscriptions antichrétiennes sur les églises comme il y a des inscriptions antimusulmanes ou antijuives. Ces faits ne sont pas signés de la même manière. Pour beaucoup d'élus c'est donc un cambriolage et non une profanation. Mais quand le pain eucharistique est répandu par terre et piétiné, c'est une profanation ! Il y a là une difficulté de compréhension qui nous appelle à redire ce que nous croyons de l'eucharistie et de la présence réelle. Et ce n'est pas parce que le catholicisme en France fait partie des meubles qu'il ne doit pas dire qu'il a mal quand il a mal… [...] L'eucharistie est pour nous la présence de Dieu. C'est le signe sacramentel de la présence de Dieu. Il n'y a pas plus sacré : si on viole l'eucharistie, on nous viole nous-mêmes et nous en sommes profondément blessés

Deux paroissiens agressés dans la cathédrale du Havre

Le Figaro - 23 mars 2010 - le figaro.fr
Un couple d'octogénaires a été attaqué lundi, vraisemblablement après avoir surpris un homme qui tentait de voler des objets de culte. Le pronostic vital de la femme est engagé.

Bourrage de crâne, désinformation cathophobe, mensonges, trucages et montages factices contre l'Eglise catholique et les fidèles : où est passée la déontologie journalistique ?

...plus d'informations sur la désinformation et l'information orientée dans les médias

Servitudes et grandeur de Benoît XVI

Le Point - 21 janvier 2010 - Bernard-Henri Lévy
Il faudrait quand même que l'on arrête avec la mauvaise foi, les partis pris et, pour tout dire, la désinformation dès qu'il est question de Benoît XVI.
Il y a eu ces sous-entendus appuyés, quand ce ne furent pas ces grosses blagues, sur le « pape allemand », le « post-nazi » ensoutané, celui que les Guignols de l'info surnommaient carrément Adolf II (et ce parce qu'il fut enrôlé, comme tous les enfants et adolescents de son âge, dans les mouvements de jeunesse du régime).
Il y a eu le truquage pur et simple des textes - à propos, par exemple, de son voyage à Auschwitz de 2006 où l'on prétendit et où, le temps passant, les souvenirs devenant plus incertains, l'on répéta, là aussi, en boucle qu'il aurait évoqué les 6 millions de morts polonais, victimes d'une simple « bande de criminels », sans préciser que la moitié d'entre eux étaient juifs (la contre-vérité est, ici, proprement sidérante puisque Benoît XVI parla bel et bien, ce jour-là, des « puissants du IIIe Reich » tentant d'« éliminer » le « peuple juif » du « rang des nations de la terre » - cf. Le Monde du 30 mai 2006).
Et puis voici, aujourd'hui, le record, j'allais dire le pompon, avec cette visite à la synagogue de Rome, venue après ses deux visites aux synagogues de Cologne et de New York et où le même choeur de désinformateurs n'a pas attendu qu'il ait franchi le Tibre pour annoncer, urbi et orbi, qu'il n'avait ni trouvé les mots qu'il fallait ni accompli les gestes qui convenaient - et qu'il avait, donc, raté son coup...
Alors, puisque l'événement est encore chaud, on me permettra de mettre, ici, quelques points sur quelques i. [...]
De Benoît XVI reprenant, mot pour mot, les termes de la prière de Jean-Paul II, il y a dix ans, au Mur des lamentations, de Benoît XVI demandant donc « pardon » au peuple juif pogromisé par la fureur d'un antisémitisme [...] et formulant les choses, je le répète, en lisant le propre texte de Jean-Paul II, il faut arrêter de répéter, comme des ânes, qu'il est en-retrait-sur-son-prédécesseur.
A Benoît XVI déclarant enfin, après une deuxième station devant l'inscription commémorant l'attentat commis en 1982, à Rome, par des extrémistes palestiniens, que le dialogue judéo-catholique engagé par Vatican II est désormais « irrévocable », à Benoît XVI annonçant qu'il entend « approfondir » et « développer » le « débat entre égaux » qu'est le débat avec ces « frères aînés » que sont les juifs, on peut faire tous les procès que l'on veut mais pas celui de « geler » le processus engagé par Jean XXIII.
Et quant à l'affaire Pie XII...
Je reviendrai, s'il le faut, sur la très complexe affaire Pie XII.
Je reviendrai sur le cas de Rolf Hochhuth, auteur de ce fameux « Vicaire » qui lança, en 1963, la polémique autour des « silences de Pie XII ».
Je reviendrai sur le fait, en particulier, que ce bouillant justicier est aussi un négationniste patenté, condamné plusieurs fois comme tel et dont la dernière provocation consista, il y a cinq ans, dans une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Junge Freiheit, à prendre la défense du négateur des chambres à gaz David Irving.
Pour l'heure je veux juste rappeler, comme vient de le refaire Laurent Dispot, dans la revue que je dirige, La Règle du jeu, que le terrible Pie XII fut, en 1937, alors qu'il n'était encore que le cardinal Pacelli, le coauteur de l'encyclique « Avec une brûlante inquiétude » qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des manifestes antinazis les plus éloquents de l'époque.
Pour l'heure, on doit à l'exactitude historique de préciser qu'avant d'opter pour l'action clandestine et le secret, avant d'ouvrir donc, sans le dire, ses couvents aux juifs romains traqués par les nervis fascistes, le « silencieux » Pie XII prononça des allocutions radiophoniques (celles, par exemple, de Noël 1941 et 1942) qui lui valurent, après sa mort, l'hommage d'une Golda Meir qui savait ce que parler veut dire et ne craignit pas de déclarer : « pendant les dix ans de la terreur nazie, alors que notre peuple souffrait un martyre effroyable, la voix du pape s'est élevée pour condamner les bourreaux. »
Et, pour l'heure, on s'étonnera surtout que, de l'assourdissant silence qui se fit, dans le monde entier, autour de la Shoah, on fasse porter tout le poids, ou presque, sur celui des Souverains du moment qui a) n'avait ni canons ni avions à sa disposition ; b) ne ménagea pas ses efforts pour, nous disent la plupart des historiens sérieux, partager avec ceux qui en disposaient les informations dont il avait connaissance ; c) sauva, lui, effectivement, à Rome mais aussi ailleurs, un grand nombre de ceux dont il avait la responsabilité morale.
Ultime retouche au Grand Livre de la sottise contemporaine : Pie ou Benoît, on peut être pape et bouc émissaire.

analyse Pour mémoire, Golda Meir (connue aussi sous le nom de Golda Meirson) a participé à la création de l'État d'Israël, a été ministre des affaires étrangères, et a été le quatrième premier ministre d'Israël de 1969 à 1974.

...plus d'informations sur le mythe des silences de Pie XII

Le Web catholique unanime pour dénoncer la "papophobie"

Le Monde - 5 avril 2010 - Audrey Fournier
"Cathophobie", "acharnement", "généralisations"... c'est aussi par le biais de leurs blogs et de leurs sites personnels que les catholiques francophones se dressent pour réclamer un apaisement autour du scandale des prêtres pédophiles. Ils dénoncent dans leur grande majorité un traitement médiatique inégal et les attaques portées contre le pape Benoît XVI, perçu comme un bouc émissaire. Dans la ligne de mire de la plupart de ces blogs : l'impossible dialogue entre les catholiques et les médias, accusés de privilégier un traitement à charge de toutes les affaires liées à la religion. Néanmoins, la plupart des auteurs de blog évoquant le sujet reconnaissent la nécessité pour l'Eglise de s'attaquer de front aux abus sexuels perpétrés en son sein.

Théâtre - Golgota Picnic: intégristes et défenseurs de la liberté d'expression se font face à Toulouse

Libération - 19 novembre 2011 - AFP
Catholiques intégristes et défenseurs de la liberté d'expression, séparés par un imposant dispositif policier, se sont mesurés à distance samedi à Toulouse, les uns pour désigner le spectacle "Golgota Picnic" à la vindicte publique, les autres pour faire barrage à ce qu'ils considèrent comme de l'obscurantisme.
Un cordon d'environ 200 CRS, gendarmes mobiles et policiers, s'est déployé autour du rassemblement des intégristes, soumis à des provocations de petits groupes de jeunes, et les forces de l'ordre sont intervenues ponctuellement pour éviter que les choses ne dégénèrent.
Car le glacis mis en place par les autorités entre les fondamentalistes et les contre-manifestants n'a pas empêché ces jeunes de scander des slogans provocateurs comme "Néron, reviens, y a encore des chrétiens" ou "deux planches, trois clous, voilà la solution" auprès des catholiques en prière sur la place Saint-Cyprien.
"En réparation des offenses faites à Notre Seigneur Jésus-Christ", environ 750 personnes, d'après la police, 2.000 selon les organisateurs, chantaient et priaient à genoux parmi les lumignons, derrière une croix et une banderole "la France est chrétienne et doit le rester".
Opposant un front impassible aux invectives, cette foule d'adultes, d'enfants et de prêtres surmontée de drapeaux frappés du sacré-coeur s'est dispersée sans heurts et sans avoir approché le Théâtre Garonne, à plusieurs centaines de mètres de là.
C'est là que se joue la pièce loufoque et désespérée de l'Argentin Rodrigo Garcia jusqu'à dimanche, avant d'aller au Théâtre du Rond-Point à Paris en décembre.
Depuis son arrivée en France mercredi et même avant, "Golgota Picnic", avec la lecture provocante qu'il donne des Evangiles, sa scène de crucifixion trash, sa peinture du Christ et son épilogue musical interprété par un pianiste nu sur scène, concentre l'indignation exprimée depuis plusieurs semaines par les intégristes catholiques devant des spectacles qu'ils jugent blasphématoires.
"Les catholiques de France sont de plus en plus nombreux à être exaspérés par cette christianophobie ambiante", a dit à l'AFP Alain Escada, secrétaire général de l'Institut civitas, porte-étendard de la contestation.
"Que l'on traite le Christ de putain de diable, qu'on le rende responsable du terrorisme, que l'on se moque de la crucifixion d'une façon aussi sordide, quasiment pornographique, c'est le comble de l'ignominie", a ajouté le responsable de cette organisation qui se défend de toute proximité avec l'extrême droite.
Comme elles l'avaient fait mercredi, des formations de gauche et d'extrême gauche ont formé une sorte de cordon sanitaire auprès du théâtre, contre une censure moyenâgeuse.
Environ 400 défenseurs de la liberté d'expression se sont ainsi rassemblés, selon la police et les organisateurs.
[...] Le spectacle, qui affiche complet tous les soirs, n'a pas été perturbé jusqu'alors.

analyse Double attaque contre les chrétiens : la pièce de théâtre, ouvertement antichrétienne et christianophobe. Et les cris de haine et appels publics au meurtre contre des catholiques (intégristes ou non) ne faisant qu'exercer leur droit à la liberté d'expression dans le cadre d'une manifestation déclarée, légale et pacifique. Il ne s'est trouvé aucun média public ni homme d'Etat pour condamner les propos extrémistes et d'une violente intolérance de ces défenseurs auto-proclamés de la liberté d'expression : "Néron, reviens, y a encore des chrétiens" ou "deux planches, trois clous, voilà la solution" !

Anders Behring Breivik est-il chrétien ?

La Vie - 26 juillet 2011 - Jean-Pierre Denis
Les mots ont-ils encore un sens ? À peine la nouvelle de l’horrible massacre en Norvège était-elle connue que l’on nous présentait Anders Behring Breivik comme un "fondamentaliste chrétien". La police norvégienne, qui avait mis 1h30 pour parvenir sur la scène du crime, se montrait d’une extrême célérité pour nous fournir une clé de lecture. "Fondamentaliste chrétien", "fondamentaliste chrétien", "fondamentaliste chrétien"... Ça y est, c’est entré dans nos pauvres cervelles ! Nous avons retenu ce que l’on voulait que l’on retienne.
Mais, au fait, de quoi parle-t-on?? Le fondamentalisme est un courant religieux réactionnaire qui prône une compréhension stricte et littérale du texte sacré. Un "fondamentaliste chrétien", par exemple, considérera que le récit de la création du monde en sept jours doit être pris au pied de la lettre, comme un compte rendu historique précis. Tout cela est objectivement bien loin de l’univers d’Anders Behring Breivik...
Oui, mais vous ne pouvez nier qu’il s’agit d’un chrétien, me répondra-t-on. Parce qu’il a été baptisé et croit dans le Dieu trinitaire, sans doute ? Ou parce qu’il essaie de vivre selon l’Évangile ? Non, vous n’y êtes pas du tout. Si Anders Behring Breivik nous est présenté ainsi, c’est parce qu’il aurait coché la case "chrétien" sur sa page Facebook. Étrange et nouvelle façon de définir l’appartenance religieuse ! Pour faire bonne mesure, on ajoute qu’il hait les musulmans, qu’il rêve de croisade et de Templiers, qu’il déteste le "multiculturalisme". Voilà la "définition" du christianisme que l’on veut, au passage, faire gober à l’opinion internationale ! Personnellement, dans mon Église, jamais personne ne m’a présenté la foi de cette manière...
Breivik, n’est pas plus "chrétien" qu’il n’est "fondamentaliste". Dans son cerveau malade flottent, tordues, perverties, anachroniques, des images et des symboles qu’il croit propres à légitimer sa haine. Ces images et ces symboles, il a peut-être cru les trouver dans le trouble miroir que Ben Laden tendit à l’Occident un certain 11-Septembre. Comme les terroristes islamiques, il rêve d’un monde divisé en civilisations homogènes et antagoniques.
Raciste, il est surtout un malade de la "pureté", cette obsession dont Jésus invite si souvent à se méfier, cette hérésie que l’Église a le plus souvent combattue (sauf, hélas, durant l’Inquisition). Sa haine obsessionnelle exprime un refus de ce métissage culturel qui devient le propre de l’Occident. Les sociétés ouvertes et sécularisées provoquent un certain sentiment de perte. Ce n’est pas un trop-plein de religion que l’on constate (le fameux fondamentalisme) mais, au contraire, un vide identitaire où certains sombrent corps et âme.
La dérive sanglante du tueur norvégien doit aussi à la sous-culture du jeu vidéo et d’un certain cinéma – y compris, tiens, tiens, Lars von Trier, réalisateur de Dogville (cité par le tueur comme un de ses films favoris sur son profil Facebook), qui, au dernier festival de Cannes, faisait l’éloge de Hitler. Serial killer plus que terroriste, par son comportement il se rapproche de ces tireurs fous qui massacrent sur les campus américains.
Solitaires, prisonniers de fantasmes de puissance, incapables d’aimer ou de se laisser aimer, refusant plus encore d’espérer, ces frustrés recouvrent d’oripeaux pseudo-politiques le trou béant de leur existence. Leur violence exprime sans doute le mal-être de sociétés ­faussement insouciantes, où l’on croit naïvement que la promesse de prospérité et de "qualité de vie" peut combler un tel gouffre.

analyse Fondamentaliste chrétien, Anders Behring Breivik ? Et pourquoi pas extrémiste franc-maçon ? C'est en effet ce que semble suggérer une photo publiée dans son manifeste, reprise par le Daily Mail : cette photo montre Anders Behring Breivik portant les Décors maçonniques de Maître Maçon (Anders Behring Breivik a bien évidemment été exclu de la franc-maçonnerie après le massacre d'Oslo) Ces deux accusations sont aussi absurdes l'une que l'autre ! Encore faut-il le rappeler. Et le rappeler aussi fortement que la contre-vérité précédente a pu imprégner les esprits.

Relents de racisme, de populisme et d'anti-catholicisme latent de l'intelligentsia, quasi institutionnalisés dans les sphères du pouvoir médiatique et politique, et imprégnant la société française

analyse Certains médias, auto-proclamés champions des valeurs humanistes, se révèlent être de faux défenseurs des libertés mais de vrais spécialistes de l'intolérance, de l'injure et de l'incitation à la haine. Le journal Libération remporte la palme de l'hypocrise et de l'intolérance, avec les billets datés du 17 juillet 2011 de Gérard Lefort et Mathieu Lindon : Tous en Cène, Jésus-christ en quelques dates clous et Judas avait l’œil (Infoselec se refuse à mettre un lien vers ces articles d'appel à la haine).

Les propos d'Alain Minc sur le pape font bondir les catholiques

Le Monde - 26 août 2010 - lemonde.fr
"J'ai envie d'exploser un peu. Ce pape allemand ? Parler comme il a parlé ? En Français ?" Invité sur France inter, mercredi 25 août, le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, n'a pas mâché ses mots à l'encontre de Benoît XVI. Le souverain pontife avait invité, dimanche, les pèlerins "à savoir accueillir les légitimes diversités humaines", au moment où l'Eglise catholique française dénonçait les renvois massifs de Roms dans leurs pays.
"On peut discuter (de) ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand", a ajouté l'essayiste. "Jean Paul II peut-être, pas lui". "Son insensibilité qu'on a mesurée quand il a réinstallé un évêque révisionniste, son insensibilité à l'histoire, dont il est comme tous les Allemands un héritier, non pas un coupable mais un héritier", a expliqué M. Minc.
Des propos qui ont fait vivement réagir dans les milieux catholiques. Sur le site Internet de La Croix Dominique Quinio, directrice du quotidien catholique, estime que "le raisonnement est absurde – n'est-ce pas précisément en raison de son histoire allemande que Benoît XVI est bien placé pour mettre en garde contre des politiques d'exclusion ? – et la remarque raciste."
L'archevêque de Paris, André Vingt-Trois, a estimé sur Europe 1 que "ce n'est pas parce qu'on est hériter d'une longue tradition qu'on est condamné au silence". "Alain Minc est héritier de toute l'histoire de la France, mais ça ne l'empêche pas de parler [...] il pense que la France n'a rien à se reprocher dans le passé ?" a-t-il conclu.
L'ancienne ministre Christine Boutin demande à Alain Minc de présenter ses excuses. Sur sa page Facebook, elle estime que le conseiller élyséen "a insulté le pape, les catholiques, les Allemands et les Européens". "On peut se poser la question de savoir si M. Minc oserait attaquer de la même façon un imam ou le dalaï-Lama ?" s'insurge la présidente du Parti chrétien-démocrate, affilié à l'UMP.

La dérive intellectuelle d'Alain Minc

Le Monde - 3 septembre 2010 - Christian Vanneste (député du Nord)
Un célèbre conseiller du pouvoir – qu'il soit de gauche ou de droite – s'est exercé à ce sport [du boomerang] avec un manque évident de talent. Emporté par le zèle médiatico-mondain anti-Benoît XVI, Alain Minc a reproché au pape d'être "allemand", et pour cette raison, lui a enjoint de se taire. Manifestement, dans son esprit, le fait d'appartenir au peuple qui a élu Adolf Hitler, il y a un certain nombre de générations, crée pour tous les Allemands une culpabilité collective. De même qu'il y a un peuple élu, il y aurait, en quelque sorte, un peuple maudit...
Sans doute, par distraction, Alain Minc ne se rend pas compte que son discours est précisément celui qui rend le nazisme particulièrement condamnable. Le nazisme consistait à reprocher à certaines personnes d'être nées, aux juifs d'être Juif, et en tirait la conclusion que tout ce que faisaient, ce que disaient, ce qu'écrivaient les juifs, était nécessairement mauvais. C'est ainsi qu'on a brûlé les œuvres de Stefan Zweig. Alain Minc conseille-t-il de brûler les encycliques de Benoît XVI ? Juge-t-il non les actes ni les discours, mais l'homme qui en est l'auteur, parce qu'il est né Allemand ? Qu'une pareille dérive intellectuelle se produise chez une personne qui a la réputation d'éclairer les responsables politiques au plus haut niveau est assez effrayant.
[...] Il est d'ailleurs assez incroyablement irresponsable qu'une personnalité réputée proche du président de la République stigmatise ainsi l'Allemagne, c'est-à-dire aussi celle d'aujourd'hui, avec laquelle il est essentiel, dans le contexte économique actuel, que nous ayons des relations de respect mutuel et de solidarité constructive. Son dérapage est toutefois révélateur de l'hostilité pavlovienne que le pape actuel suscite dans certains milieux.

A Lyon, «20 minutes» refuse une publicité du diocèse

La Croix - 8 décembre 2010 - Isabelle de Gaulmyn
Le quotidien gratuit n'a pas voulu publier un encart du diocèse de Lyon qui entendait promouvoir le caractère religieux du 8 décembre.
Le 8 décembre, à Lyon, est-il une fête religieuse ou une fête laïque ? C'est tout l'enjeu de la polémique qui a opposé le diocèse à l'édition lyonnaise du quotidien « 20 minutes » : le journal a en effet refusé à l'Église la possibilité de payer une publicité dans ses pages pour promouvoir le caractère religieux de cette journée.
Entre Rhône et Saône, tous les 8 décembre depuis 150 ans, on met des lampions aux fenêtres. La tradition perdure, exploitée par la municipalité, qui en a fait une « fête de la lumière » d'envergure nationale, voire internationale, en invitant les artistes du monde entier à illuminer les façades des bâtiments de la ville. Or, ce que l'on ignore parfois, c'est que le 8 décembre marque pour les catholiques la fête de l'Immaculée Conception. Et que cette tradition des lumières a été instituée par les Lyonnais en 1832 pour marquer leur reconnaissance à Marie, qui les aurait protégés du choléra.
Une origine religieuse que l'Église, à Lyon s'efforce, depuis quelques années, de remettre en valeur, en organisant des processions, des célébrations dans la plupart des églises, et en le faisant plus largement savoir. C'est dans cet objectif que le diocèse avait réservé l'achat de quatre pages dans l'édition lyonnaise du journal gratuit « 20 minutes » : il s'agissait d'expliquer le sens religieux de la fête par un mot du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et d'indiquer les lieux où les catholiques peuvent se retrouver pour prier. Las, au dernier moment, mardi, la régie publicitaire du quotidien gratuit a estimé la publicité irrecevable, refusant de la publier.
Dans un premier temps, le diocèse a accepté de négocier : le cardinal modifiait son texte, à la demande de l'éditeur, pour préciser qu'il n'invitait à prier que « les catholiques », et renonçait à l'un des sept points préconisés pour ce 8 décembre, à savoir « prendre un temps de prière ». Un premier accord avait donc été trouvé, avant que la régie ne revienne à la charge, le mardi soir, exigeant que le texte de la prière « Je vous salue Marie » soit purement et simplement supprimé. Ce que l'Église a refusé : les quatre pages figurent donc en bonne place sur le site du diocèse de Lyon. Mais on ne pouvait les lire dans le « 20 minutes » daté du 8 décembre.
Le quotidien gratuit est, au plan légal, dans son droit : la loi laisse une grande liberté au responsable d'un journal, qui peut à tout moment interrompre la diffusion d'une publicité qui serait « contraire aux lois et réglementations en vigueur, ou qui serait contraire à la bonne tenue, la bonne présentation ou l'image de marque du support ». Il n'a pas à justifier de son refus.
Les responsables de « 20 minutes » se justifient, en invoquant la ligne éditoriale d'un journal « d'information sans opinion ». Cela concerne non seulement, disent-ils, les articles, mais aussi « tout l'environnement, et notamment la publicité ». Il s'agit, ajoutent-ils même, d'une « posture éthique ». Pas de promotion pour une religion donc, car ce serait franchir « une limite non négociable », prétendent-ils, ignorant, semble-t-il, le caractère très particulier de cette fête lyonnaise, qui a toujours su mêler les aspects laïcs et religieux, sans que personne n'y trouve à redire. Depuis plus de 150 ans.

analyse Intolérance et discriminations du journal "20 Minutes" , qui ne tolère pas la diversité d'opinion : les 4 pages de la publicité incriminée par le quotidien gratuit intolérant "20 Minutes" visibles ici !

Pub et religion : la leçon d'éthique de « 20 minutes »

Témoignage Chrétien - 9 décembre 2010 - Henrik Lindell
L'édition lyonnaise du quotidien gratuit 20 minutes a refusé une publicité payante de l'Eglise catholique parce qu'elle contenait une prière. Le journal propose plutôt des jeux en ligne, l'horoscope, des faits divers obscènes...
Comme chacun ne le sait pas, le quotidien gratuit 20 minutes, entièrement financé par la publicité, se distingue par ses considérations éthiques.
Ainsi, les responsables de l'édition locale du journal à Lyon ont décidé de refuser une publicité du diocèse de Lyon. L'objet de cette publicité était le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception de Marie. On la célèbre particulièrement à Lyon depuis 150 ans sous forme d'une « fête de la lumière ».
Voulant rappeler les origines de la fête dans sa publicité, le diocèse avait prévu quatre pages où figurait notamment la prière « Je vous salue Marie ».
Sans doute nos confrères ignorent-ils que la tradition est effectivement censée exprimer une reconnaissance pour la Vierge Marie qui aurait protégé les Lyonnais d'une épidémie du choléra. Sans Marie, la fête n'a plus de sens.
A Lyon, tous les 8 décembre, on met des lampions aux fenêtres et la municipalité organise des événements spectaculaires en illuminant des façades des bâtiments de la ville. Le « laïc » et le « religieux » se confondent.
Le journal 20 minutes, entreprise privée, a parfaitement le droit de refuser cette publicité. Il n'est pas obligé de justifier cette décision. Or, ce qui est intéressant dans cette histoire, est que la direction a tenu à se justifier. C'est bien la prière et le côté religieux qui ont été jugés incompatibles avec la « posture éthique » du journal.
Même sous forme de publicité payante, pas question de promouvoir une religion ! Vu sous cet angle, on pourrait comprendre le souci éthique de 20 Minutes. Mais seulement à condition que celui-ci soit cohérent.
Chez 20 minutes, on trouve des informations de toute sorte. A côté des informations importantes, on tombe souvent sur des nouvelles people et des faits divers barbares et obscènes. Le tout pour attirer l'oeil. Sur les éditions en ligne, on peut aussi goûter à une offre particulièrement riche en matière de jeux et d'ésotérisme.
Ainsi, en plus des paris sur les matchs de foot, le journal propose de jouer au poker en ligne. On peut aussi se renseigner sur ces chances – au jour le jour - en se rendant dans les rubriques ésotériques : l'astrologie, la numérologie, la magie du tarot... Côté amour, on peut tester ses relations en essayant une étude « astro-couple ».
Donc, quand 20 minutes invoque sa propre éthique pour refuser « la religion », il faut en réalité comprendre que le quotidien gratuit s'inscrit dans une certaine modernité concurrentielle.
Il accepte et promeut les jeux d'argent, une vision commerciale de la sexualité et l'ésotérisme le plus bas de gamme. Alors que « la religion », Jésus et Marie par exemple, ce n'est pas éthique. Comme cela a été fait sur plusieurs blogs catholiques, résumons la ligne éditoriale ainsi : le cul oui, le culte non.

analyse "20 Minutes" = une ligne éditoriale intolérante et discriminatoire : la publicité du scandale accessible ici !

Champs-Élysées : le chemin de croix des santons

Le Figaro - 22 novembre 2011 - Aude Seres
Une crèche sur les Champs-Élysées ? Le sujet est sur le bureau de Bertrand Delanoë qui, lundi soir, n'avait pas encore tranché sur la demande de la paroisse Saint-Pierre de Chaillot (XVIe) d'offrir un toit à Marie et Joseph sur la plus belle avenue du monde, dans l'un des 160 chalets du marché de Noël qui a ouvert samedi dernier.
En tout cas, si l'Enfant-Jésus débarque finalement sur les Champs-Élysées, ce sera au terme d'un accouchement pour le moins agité, voire d'un véritable chemin de croix… Aux dernières nouvelles, le maire de Paris ne voit «pas de difficulté» à la présence de santons à quelques encablures de la Concorde, mais à condition que cette crèche n'ait pas «une connotation religieuse trop prononcée.»
Difficile, à première vue, pour des santons d'un mètre de haut fabriqués par des religieuses de la congrégation de Bethléem. En réalité, la mairie ne veut pas de prosélytisme. Et a demandé à la paroisse de s'engager à ce qu'il n'y ait ni animations ni présence humaine à côté du chalet. [...]
À Reims ou à Strasbourg, la présence d'une crèche sur le domaine public ne pose aucun problème. [...]
L'affaire remonte à décembre 2010 : Marcel Campion, le roi des fêtes foraines et Dominique de Causans, vice-président du conseil pastoral de la paroisse Saint-Pierre de Chaillot prennent date pour la mise à disposition gracieuse d'un chalet pour y placer une crèche l'hiver suivant. Selon Marcel Campion, elle figurait bien dans le dossier détaillé déposé à la Ville début septembre. «Mais lors d'une réunion de calage mi-octobre après l'attribution du marché, mon interlocuteur à la mairie m'a opposé un refus pour cette crèche», se souvient le forain. Un refus confirmé à la paroisse quelques jours plus tard. À l'Hôtel de ville, on assure que les «instances dirigeantes de la Mairie n'ont été saisies de ce sujet que très récemment».

Les catholiques font entendre leur foi

Libération - 25 avril 2011 - Catherine Coroller
Le catholicisme est-il en train de ressusciter ? Les catholiques n’hésitent plus en tout cas à sortir des catacombes pour proclamer leur foi urbi et orbi. Chez les people, le «coming out catho» est très in.
Ces dernières années, plusieurs célébrités ont proclamé leur appartenance à la religion catholique. «Longtemps, j’ai gardé ma foi secrète», confie la chanteuse et comédienne Amanda Lear (lire page 4 et 5). «En parler m’a véritablement libéré», déclare le producteur et écrivain Thierry Bizot. [...]
Ainsi, désormais les catholiques se montrent. Et Pierre-Hervé Grosjean [prêtre du diocèse de Versailles]veut croire que les réactions leur sont très favorables : «Les gens font preuve d’une curiosité étonnée et positive, car on vit dans un désert spirituel, et nous sommes porteurs d’un message qui donne du sens, or les gens sont hyper à la recherche de ça.»
Les outés sont un peu moins enthousiastes. La divulgation de leur foi a suscité des réactions reflétant l’ambivalence de la société face au religieux. «Ma décision n’a pas été mal accueillie au niveau de mon entourage, mais elle a suscité une certaine incompréhension car la vie spirituelle chez nos concitoyens est très faible, et beaucoup de gens ont l’impression que la religion, c’est dépassé», témoigne Francis, catéchumène sexagénaire, veuf depuis peu, qui doit être baptisé ce week-end. Journaliste et écrivain, Alix de Saint-André fait partie de ces people dont la célébrité tient en partie à son coming out. Pour témoigner des réactions de son entourage, elle reprend à son compte une déclaration du pape Benoît XVI selon laquelle «en Europe, les chrétiens qui revendiquent leur foi ne risquent pas de persécutions, comme pendant les catacombes autrefois - ou dans une très large partie du monde aujourd’hui -, mais risquent le ridicule». Avec humour, elle poursuit : «A partir d’un certain niveau d’études et de situation sociale, afficher sa foi vous fait passer pour quelqu’un d’idiot ou de mal informé. Et, en plus, je suis blonde !»

«Le christianisme, religion la plus agressée» dans l'art

Le Figaro - 31 octobre 2011 - François Bœspflug (dominicain, professeur d'histoire des religions à la faculté de théologie catholique de l'université de Strasbourg), propos recueillis par Olivier Delcroix
Professeur d'histoire des religions à la faculté de théologie catholique de l'université de Strasbourg, le dominicain François Bœspflug est l'auteur d'une monumentale histoire de l'Éternel dans l'art, Dieu et ses images. Il analyse les scandales et les controverses qui entourent l'art d'aujourd'hui, de plus en plus souvent qualifié de «christianophobe».
LE FIGARO. - Selon vous, la pièce de Romeo Castellucci est-elle «christianophobe» ?
François BŒSPFLUG. - Apparemment, oui. Dans la mesure où elle s'en prend, explicitement, lourdement, péniblement, à l'une des figures majeures en lesquelles se synthétise le message chrétien, le visage du Christ. Selon tous ceux qui ont vu la pièce, c'est à ce point pénible que l'on peut comprendre les réactions de croyants. Néanmoins, je crois qu'il convient de dépasser le grief de «blasphème» adressé à la pièce. Selon moi, elle illustre à merveille un des caractères structurels de l'art contemporain, qui est beaucoup plus ambivalent que platement christianophobe. L'idée que la pièce se déroule devant le Salvator mundi d'Antonello da Messina dit plus qu'une banale agression. Elle dit une obsession, une fascination, une prise à témoin du Christ, du Sauveur. Notre époque, surtout depuis quelques décennies, est passée championne dans l'art de défigurer les icônes majeures du christianisme. Mais c'est dans la vocation du christianisme d'endurer cela intelligemment. Le malheur, actuellement, est que les chrétiens sont profondément désarmés, moralement et intellectuellement. Il faut dire que l'on a congédié ceux qui pourraient les aider à réagir en connaissance de cause, je veux dire les spécialistes de la longue histoire de la défiguration des symboles chrétiens.
Le christianisme est-il devenu la cible privilégiée des artistes ?
Oui, sans doute. L'art contemporain est l'une des manifestations de la christianophobie. Pas la seule… Encore faut-il préciser que ce n'est évidemment pas systématique. L'art sacré d'inspiration et de destination chrétienne poursuit sa route et continue de susciter des œuvres. Le septième art, à ma connaissance, est beaucoup moins souvent christianophobe que ne le sont les arts plastiques. Voyez au cinéma le film Des hommes et des dieux, ou Habemus papam, au théâtre les pièces d'Olivier Py, en littérature, en BD…
Est-ce qu'il est mieux ou moins bien traité que les autres monothéismes ?
Moins bien, c'est incontestable. Il a droit, pour ainsi dire, à un traitement de faveur. Imaginez qu'à la place du visage du Christ, comme décor d'une pièce de théâtre, figure celui de Moïse, de Mohammed ou de Bouddha. Ce serait un tollé immédiat. De toutes les religions, le christianisme est, sans conteste, la plus agressée. Et selon moi c'est normal. Cela tient au fait que le christianisme aime autant l'image, qui s'expose, que la personne, qui oblige.

Pour aller plus loin

Pour chaque extrait, le lien vers l'article complet est disponible en cliquant sur son titre.
La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection de sujets et d'articles proposée est progressivement enrichie et affinée. N'hésitez pas à nous contacter.

Si vous souhaitez élargir la réflexion sur le phénomène des discriminations antichrétiennes, nous vous proposons un dossier sur la minorité la plus persécutée dans le monde : les violences contre les chrétiens

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