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Extrémistes et fondamentalistes religieux :
la progression de l'islamisme en France et en Europe

Dossier d'information et de réflexion basé sur une sélection structurée d'extraits d'articles de presse de référence :

Un travail volontaire et progressif d'influence et de pénétration des esprits et de la république

Dix élèves tentent de présenter le bac voilées

Le Figaro - 23 juin 2010 - Marie-Estelle Pech
Dix jeunes filles, sur un total de 309 candidats, se sont présentées voilées aux épreuves écrites du bac technologique des séries sciences sanitaires et sociales, et gestion, au lycée Gutenberg de Créteil. Trois d'entre elles étaient revêtues d'un niqab et de gants, les sept autres avaient un voile simple. Toutes avaient néanmoins pris la précaution de laisser l'ovale de leur visage apparent pour qu'on les reconnaisse. Certaines auraient demandé à ne pas travailler en compagnie d'hommes et se seraient munies d'un papier notifiant qu'elles avaient «le droit», selon la loi, de composer voilées. Elles ont été autorisées par le proviseur à présenter leurs examens voilées les trois premiers jours, dans une salle isolée des autres candidats.
Choqués, des enseignants ont envoyé une pétition au rectorat. L'affaire les a d'autant plus heurtés que les dix candidates inscrites dans ce même établissement pendant l'année n'avaient jamais porté le voile!

Le numéro 2 d'Al Qaïda dénonce l'interdiction du voile islamique intégral en France

Le Point - 27 juillet 2010 - AFP
Le numéro deux d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a dénoncé le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral dans l'espace public en France, appelant les musulmanes à résister quel qu'en soit le prix, dans un nouvel enregistrement audio mis en ligne. "En France, la pionnière de la laïcité, une guerre manifeste et éhontée est en cours contre le hijab (qui couvre corps et chevelure) et le niqab (qui couvre le corps et le visage)", a-t-il dit dans un enregistrement posté sur un site islamiste. "Ce que la France fait, et qui se répand à travers l'Europe et les pays occidentaux, devrait nous inciter à nous accrocher à notre vraie religion face à leurs idéologies déviantes", dit Zawahiri dans ce message dont l'authenticité n'a pu être attestée. "Mes soeurs musulmanes, accrochez-vous à vos hijab, même s'il vous en coûte de votre argent, de votre éducation et de vos emplois. Vous êtes des mujahedat (combattantes de la guerre sainte) dans le plus important des champs de bataille", a-t-il ajouté.

Les menaces et la violence physique et psychologique des fondamentalistes musulmans

Agression pour non-respect du ramadan à Lyon: un homme mis en examen

Le Point - 16 septembre 2010 - AFP
Un Lyonnais de 24 ans, soupçonné d'être à l'auteur principal de l'agression d'un quadragénaire d'origine sénégalaise sous prétexte qu'il ne respectait pas le ramadan, le 13 août à Lyon, a été mis en examen […]. Le 13 août, Hamara Diarra, 46 ans, buvait un café et fumait une cigarette en compagnie d'amis à la terrasse d'un café lorsqu'il a été pris à partie par le prévenu lui reprochant de ne pas respecter le ramadan. Après plusieurs jours dans le coma, la victime "est aujourd'hui partiellement paralysée, inaudible, et gardera une incapacité permanente importante".

Paris : un père tente de brûler vive sa fille de 23 ans

Le Parisien - 27 février 2012 - Stéphane Sellami
La jeune femme a été aspergée d’essence samedi soir à Paris (XIe) par son père avant qu’il ne tente d’allumer un briquet. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme trouvait sa fille trop émancipée.
Une jeune femme de 23 ans a échappé, de justesse, à une agression d’une rare violence samedi soir à Paris. La victime a été aspergée de gaz lacrymogène puis d’essence par son père, qui a ensuite tenté d’allumer un briquet pour la brûler vive. Il a été mis en fuite par des témoins. L’homme, prénommé Ali et âgé de 49 ans, a finalement été interpellé à son domicile du XIe arrondissement à Paris hier matin, vers 11h30, avant d’être placé en garde à vue dans les locaux du 2e district de police judiciaire (DPJ). Selon les premières investigations qui restent à confirmer, l’agresseur, présenté comme « un musulman fondamentaliste », aurait agi parce que sa fille se serait montrée « trop émancipée » à son goût.
Samedi, vers 23h30, rue du Chemin-Vert (Paris XIe), Kadidja est prise à partie dans le hall de l’hôtel où elle occupe une chambre. Son père tente de la retenir alors qu’elle a prévu de se rendre à une soirée avec des amis. La jeune femme reçoit du gaz aveuglant au visage mais parvient à s’enfuir à l’extérieur de l’établissement. Son père la rattrape et lui déverse alors le contenu d’une bouteille d’1,5 l d’essence sur la tête et le visage. Terrorisée, la jeune femme se débat avant de voir son agresseur sortir un briquet. « Elle a réussi à lui arracher des mains tandis que plusieurs passants se sont pressés sur les lieux, attirés par les cris de la jeune femme, confie une source proche de l’affaire. L’homme a aussitôt pris la fuite. »
Il avait tenté de la marier de force
Rapidement secourue par la police et les pompiers, Kadidja dépose plainte. « Au commissariat, elle a expliqué que son père la harcelait depuis plusieurs semaines, poursuit la même source. Elle a aussi expliqué qu’il refusait qu’elle ait un ami de confession juive. » Un peu plus tard dans la soirée, le père a téléphoné à sa fille pour lui demander de ne rien dire à la police et pour lui présenter ses excuses.
Selon les premières investigations, Ali aurait abandonné son enfant alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Il avait renoué récemment contact avec elle. « Depuis leurs retrouvailles, cet homme, de nationalité tunisienne, a emmené sa fille dans son pays pour tenter de la marier sous la contrainte, indique un proche de l’affaire. Elle était parvenue à se sortir de cette situation en lui promettant de se comporter comme il le voudrait. » Le père, déjà connu des services de police notamment pour des faits de violences sur mineurs, était toujours entendu hier soir par les enquêteurs. Des vêtements qu’il portait le soir de l’agression auraient été saisis afin d’être analysés. « Les faits présumés, très graves, relèvent d’une tentative d’homicide à l’aide d’une substance incendiaire, précise une source judiciaire. Le mobile précis de cet homme reste à déterminer. »

Terrorisme : le "plaisir infini" de Mohamed Merah, jeune salafiste djihadiste français d'origine algérienne, d'avoir assassiné des enfants

L’effrayant testament de Mohamed Merah

Le Journal du Dimanche - 25 mars 2012 - Stéphane Joahny, Laurent Valdiguié
Pendant plusieurs heures, le jeune homme s’est livré à une longue confession à mi-chemin entre les aveux et la provocation. Un récit parfois insoutenable…
Une sorte de confession. Des aveux, pour les policiers. Un testament, pour Mohamed Merah, qui savait dès le début qu’il ferait tout pour avoir "l’honneur de mourir les armes à la main en moudjhadine". Pendant plusieurs heures, dans la journée de mercredi, le jeune djihadiste a longuement parlé aux négociateurs du Raid, et à la policière de la DCRI qui l’avait "traité" lors de son retour du Pakistan et dont il avait demandé la présence. "J’allais te fumer", a-t-il d’ailleurs avoué à cette jeune femme, aujourd’hui très "secouée". Samedi matin, lors de la réunion de débriefing qui s’est tenue à l’Élysée, en présence du directeur général de la police nationale, des patrons de la DCRI et de la DGSE, du ministre de l’Intérieur et du garde des Sceaux, il a longuement été question de ces confessions, enregistrées de bout en bout, et de l’enquête qui commence pour tenter de comprendre le "cas Merah". "C’est un parcours atypique, jamais vu… Il ne ressemble à aucun schéma existant jusque-là", confie le patron du contre-espionnage, Bernard Squarcini. Retour sur ces "aveux", ce qu’ils disent du jeune homme, ses capacités de manipulation, sa détermination, sa folie meurtrière et ses zones d’ombre.
Ses motivations. C’est la partie connue de ces longs échanges. "Il est fier d’avoir mis la France à genoux", a annoncé Claude Guéant le premier matin. "Il n’a exprimé aucun regret. Dans son récit, Mohamed Merah cherche à se donner le beau rôle. Il a un besoin narcissique de se mettre en valeur", confie un enquêteur. D’entrée, sur la base de ce dialogue qui se noue, les négociateurs n’optent pas pour un comportement "suicidaire", et pensent qu’ils ont de bonnes chances d’obtenir la reddition du jeune homme, qui leur promet de se rendre. En fait, Merah n’en a jamais eu l’intention. Après trois à quatre heures d’une logorrhée ininterrompue, les échanges s’espaceront, se feront plus brefs, sous prétexte de prières, notamment, avant de cesser complètement à 22h45. L’homme en a profité pour se reposer, "recharger les accus", se préparer au combat. C’est ce qu’il dira clairement aux hommes du Raid avant de se taire définitivement. À croire cette source proche des négociateurs, son discours est posé, les mots sont choisis, le ton presque courtois. Pas d’invectives. Jamais d’irritation. "Il ne nous a jamais raccroché au nez", insiste-t-on. Un discours froid pour revendiquer l’horreur. Un luxe de détails parfois sordides avec lesquels il exprime pour seul regret d’avoir manqué, à quelques minutes près, "la rentrée des classes dans l’école juive" [Ozar Hatorah], ce qui lui aurait permis de tuer plus d’enfants. Des propos effarants pour dire le "plaisir infini" ressenti au cours de ses actions meurtrières. Il a aussi longuement expliqué qu’il avait refusé de finir en kamikaze pour pouvoir multiplier les actions, "voir ses victimes", les "toucher" et les filmer. Selon lui, il aurait transmis ses images "à des frères", qui les posteront sur Internet… Un scénario redouté jusqu’à l’Élysée.
Sa formation. C’est la partie la plus sujette à caution et des vérifications sont en cours. Le jeune Merah a assuré aux policiers qu’il avait suivi "une formation personnalisée au Waziristan", une région du Pakistan frontalière de l’Afghanistan. "Il a dit qu’il n’était pas passé par les camps d’entraînement collectifs, mais avait été formé sur mesure, une sorte de cours particuliers ès terrorismes", confie un enquêteur. "Au cours de cette formation, le jeune homme assure que son instructeur voulait qu’il commette des attentats sur Paris, mais qu’il avait choisi de commencer à Toulouse." Cette "formation sur mesure" est-elle crédible? "Cela ne correspond à rien de connu", certifie Bernard Squarcini. La DCRI a interrogé les services secrets pakistanais qui, eux aussi, disent "tomber des nues". Son affiliation à Al- Qaida a en tout cas été revendiquée à plusieurs reprises par Merah. Tout comme sa vénération pour Al- Zawahiri, successeur de Ben Laden. Reste à comprendre comment ce jeune homme de 24 ans a été "formé". "Cela reste une énigme, mais le plus vraisemblable dans ce qu’il nous a dit est qu’il nous a roulés dans la farine", admet un policier. Il a ainsi prétendu disposer d’explosifs, de grenades, de AK 47… Il n’en était rien.
Ses cibles. Les hommes du Raid sont encore estomaqués par la radicalité de ce testament oral de la part d’un garçon de 23 ans, complètement embringué dans "sa guerre contre l’État, l’Occident, ses soldats ou encore les juifs, qui, à ses yeux, sont tous coupables…" Merah assure avoir voulu "venger la mort d’enfants palestiniens", en attaquant l’école juive, mais lors de son dialogue avec les négociateurs, il a admis que ce matin-là, son objectif initial était un militaire qu’il avait repéré au préalable. "Comme ce para n’est pas sorti de chez lui, il s’est attaqué aux enfants", confirme un policier de haut rang. Un plan B en quelque sorte. Mais le tueur au scooter avait prévu de s’attaquer à d’autres écoles juives. Questionné par les policiers du Raid, il a indiqué n’avoir voulu viser que des soldats, à Toulouse et à Montauban, et non des jeunes Maghrébins [deux musulmans, un catholique]. "Peut-être qu’il a honte, que cela le gêne d’avoir tué des musulmans", s’interroge-t-on place Beauvau. Deux policiers, le chef de la Brigade anticriminalité (BAC) de Toulouse, dont il avait repéré le domicile, et la jeune officier de la DCRI, d’origine maghrébine, figuraient parmi ces cibles identifiées… À ce propos, il a indiqué qu’après avoir demandé conseil à des "frères" au Waziristan, il serait arrivé à la conclusion que "tuer un soldat français en France aurait le même retentissement que de tuer dix soldats français en Afghanistan"

Un prosélytisme fanatique actif en France : les prisons, bases de recrutement des islamistes

MAM : «Les islamistes recrutent dans nos prisons»

Le Figaro - 11 septembre 2008 - Michèle Alliot-Marie (ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales), propos recueillis par Jean Chichizola, Christophe Cornevin et Jean-Marc Leclerc
Nos services ont effectivement établi que des Français se rendent aujourd'hui dans la zone pakistano-afghane pour y recevoir enseignement et entraînement. Une information confirmée par plusieurs agences de renseignement européennes ou extra-européennes.[...]
Les prisons françaises sont un lieu de recrutement privilégié pour les islamistes radicaux. C'est l'une de mes préoccupations. Je viens d'ailleurs de proposer à mes homologues européens d'élaborer un manuel sur l'islamisme en milieu carcéral, pour mieux informer les professionnels de la sécurité sur la façon de détecter et d'empêcher ce type de recrutement. Certains quartiers sensibles dans nos banlieues restent également des cibles de choix pour les activistes salafistes. Les jeunes sont ensuite envoyés en formation théologique en terre d'islam, pris en charge dans des écoles coraniques, comme les madrasas du Pakistan, d'Égypte ou du Yémen.

400 islamistes font du prosélytisme en prison

Le Figaro - 23 septembre 2008 - Christophe Cornevin, Jean-Marc Leclerc
Selon un rapport «confidentiel défense» de l'administration pénitentiaire (AP) [...], pas moins de 442 islamistes incarcérés en France manifestent un comportement inquiétant. Parmi eux : 78 détenus pour des actes de terrorisme et six islamo-braqueurs condamnés pour leur soutien logistique à des réseaux. Les agents du très discret bureau du renseignement pénitentiaire ont aussi repéré 147 détenus qui se livrent à des «activités de prosélytisme opérationnel». En clair : une nouvelle génération qui attise les flammes du djihad. Et ceux-là sont des prisonniers de droit commun. «Ces religieux clandestins se sont radicalisés en surfant sur Internet, confie un haut responsable de l'AP. Loin d'être de fins connaisseurs du Coran, ils distillent des fragments de sourates pouvant faire référence à la violence et reprennent un discours moyenâgeux pour convertir leurs compagnons de cellule
Leurs cibles ? Déjà au moins 211 détenus «en voie d'islamisation radicale», révèle le rapport. Il s'agit à plus de 80 % de Français d'origine maghrébine. Leur faible niveau culturel les rend perméables aux discours manichéens visant à détruire l'Occident. On compte aussi parmi les recrues «environ 10 % de jeunes ayant fait des études supérieures», constate un expert.
Les islamistes recrutent même chez les délinquants sexuels. Des conversions dites de «confort». «En faisant allégeance à l'islam radical, ces détenus considérés comme pestiférés intègrent la communauté des frères pour obtenir des protections et éviter les représailles», décrypte un responsable du renseignement pénitentiaire.

14 Français s'entraînent dans les camps d'al-Qaida

Le Figaro - 6 février 2011 - Christophe Cornevin
Selon le contre-espionnage, une centaine d'Européens, dont quatorze Français, entraînés dans les camps djihadistes, pourraient passer à l'action.
[...] Quatre notes «blanches» émanant de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) [...] en attestent.
Se fondant sur des «éléments recueillis présentement par les services français sur les différents acteurs terroristes de la zone pakistano-afghane», considérée comme «la première pourvoyeuse de menaces susceptible de viser le territoire européen», l'un des documents confidentiels révèle que «la région continue d'attirer les volontaires au combat armé, notamment européens. Ceux-ci sont passés, en moins de trois ans, de quelques cas isolés à plus d'une centaine d'individus.»
Selon cette note de la DCRI, «la présence de 14 Français a été signalée en 2010 dans cette zone». «Plusieurs de ces combattants ont désormais acquis une expérience et une légitimité qui leur permettent de rallier autour d'eux de nouveaux arrivants, préviennent les analystes français du contre-espionnage. Ayant vécu en Europe et nourrissant souvent des griefs personnels à l'encontre de leurs pays d'adoption, ces Européens sont susceptibles de s'impliquer dans des actions terroristes.» À en croire ces experts, celles-ci semblent presque inéluctables. En effet, écrivent-ils, «la volonté d'al-Qaida et, désormais, de certains groupes pakistanais, de conduire des attentats en Occident est avérée: depuis 2009, pas moins de quatre projets aux États-Unis et en Norvège, directement liés aux zones tribales pakistanaises ont échoué ou ont été déjoués».
Le péril islamiste est d'autant plus préoccupant que les services de renseignements ont intercepté un inquiétant message d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Diffusé le 28 janvier par son «organe médiatique» al-Andalous, il appelle les Tunisiens à «remplacer la religion altérée par la religion révélée et la charia» et soutient que ce sont « les croisés qui sont à l'origine de nos problèmes».
[...] Le préfet Bernard Squarcini, directeur de la DCRI, révélait en juin dernier que deux attentats sont déjoués chaque année sur le sol français. «Nous pêchons à la fois de ­manière intense au chalut pour débusquer les filières djihadistes qui partent en Afghanistan, par exemple, mais aussi au ­harpon, en ciblant des individus fanatisés mais isolés, confiait-il. Notre mission est de les repérer et de les «purger» au plus vite, avant qu'ils ne commettent l'irréparable».

L'Europe, terre de conquête et de prédication pour l'islamisme

A Rome, les propos de Kadhafi font polémique

Le Monde - 30 août 2010 - lemonde.fr
Tente bédouine plantée dans le jardin de l'ambassade de Libye, promenade sur la place Navone, où il a acheté pour 300 euros de bagues de pacotille, et surtout soirée en compagnie de cinq cents jeunes femmes : les frasques de Kadhafi, font les gros titres des médias italiens.
Venu célébrer avec son ami Silvio Berlusconi le deuxième anniversaire du traité d'amitié du 30 août 2008, qui a mis fin au contentieux sur la période coloniale, Kadhafi a donné, dimanche 29 août, une longue leçon sur l'islam à son auditoire féminin, voilé et sélectionné par une agence d'hôtesses pour une rémunération de 80 euros.[...] L'une des phrases prononcées par le leader libyen s'étale en une de toute la presse : "L'Europe doit se convertir à l'islam", titre la Repubblica, "l'islam doit devenir la religion de toute l'Europe", écrit la Stampa.
[...] Le député européen Mario Borghezio, membre de la Ligue du Nord, allié clé du gouvernement Berlusconi, s'est inquiété d'un "projet dangereux d'islamisation de l'Europe" et a invité le gouvernement à se méfier de Kadhafi et de sa "philosophie de marchand de tapis", dans une allusion aux gros contrats qui seraient à la clé de sa visite en Italie.
La presse a évoqué l'achat de matériel de défense italien par la Libye, qui a déjà récemment accru sa présence au capital du groupe bancaire italien Unicredit. Pour l'Italie, le traité d'amitié prévoit 5 milliards de dollars d'investissements en compensation de la colonisation, dont une autoroute littorale de 1 700 kilomètres en Libye. Et le groupe Eni a prévu 25 milliards d'euros d'investissements en Libye, décrite par son patron Paolo Scaroni comme la "pupille de ses yeux".
Avec ses déclarations sur l'islam, "l'objectif de Kadhafi est de faire croire qu'en Occident il n'y a pas de dignité, que l'Europe ne croit qu'à l'argent", a dénoncé Rocco Buttiglione, président du parti chrétien-démocrate UDC, en lui demandant de "garantir une véritable liberté de religion en Libye".

Les châtiments de la charia inculqués à des enfants anglais

Le Figaro - 22 novembre 2010 - lefigaro.fr
Comment amputer les mains et les pieds des voleurs, quelle est la meilleure méthode d'exécution pour punir un homme reconnu coupable d'homosexualité...Ces leçons sur la charia sont le programme de près de 5.000 jeunes de 6 à 18 ans au Royaume-Uni, révèle un documentaire de la BBC. Cet épisode du magazine d'investigation Panorama, diffusé lundi soir, a découvert que 40 écoles coraniques appartenant au réseau Saudi Students Clubs and Schools in the UK and Ireland, enseignent le strict cursus national saoudienen utilisant des manuels qui versent parfois dans l'antisémitisme ou l'homophobie et qui n'hésitent pas à aborder les aspects les plus durs de la charia.

Enquête sur la montée de l'islam en Europe

L'Express - 24 juillet 2006 - Eric Conan, Christian Makarian
Si l'on cite et récite une prédiction qu'André Malraux n'a jamais écrite - «Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas» - une autre de ses prophéties semble moins connue: «C'est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.» Dès 1956, à l'orée de la décolonisation, le grand visionnaire avait ainsi balayé l'horizon, ajoutant que «les formes variées de dictature musulmane vont s'établir successivement à travers le monde arabe», que «l'Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce phénomène» et que «le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème».
[...] En 1989, l'Europe avait cru sortir des tensions de l'Histoire avec l'effondrement de l'hydre soviétique. L'embrasement des Balkans, réactivant une histoire ancienne, constitua un premier démenti. Aujourd'hui, ce sont les Espagnols qui se sentent replongés dans l'histoire ancienne en voyant le massacre de Madrid revendiqué au nom de la «reconquête d'Al-Andalus», dont les «infidèles» ont spolié les musulmans voilà cinq siècles, mais qui reste définitivement classé «terre d'Islam», puisque conquis par Tariq ben Ziad au VIIIe siècle...
[...] Gilles Kepel, qui l'étudie depuis vingt ans, explique que cet «islam de l'Ouest», divisé, n'a pas encore choisi entre deux destins: soit un «aggiornamento à valeur exemplaire pour le reste du monde», soit devenir «la tête de pont d'un prosélytisme qui, à en croire les plus exaltés, assurerait la troisième - et victorieuse - expansion islamique sur le sol européen». Expansion dont Gilles Kepel voit les progrès dans certains quartiers français, où «l'on a parfois du mal à se rappeler que l'on se trouve dans l'Hexagone, tant est prégnant, à l'oeil nu, l'ordre moral d'un rigorisme islamique que l'on ne constate généralement pas à ce niveau dans les sociétés musulmanes du sud et de l'est de la Méditerranée».
L'Europe libérale découvre qu'elle a plus souvent privilégié les partisans d'un islam littéral et conquérant au détriment des tenants d'un islam des Lumières.[...] La France a même renoncé, en 1999, à demander à l'UOIF de reconnaître le droit au changement de religion, qu'interdit le Coran. «La relative apathie des musulmans à dénoncer l'islamisme», constatée par le chercheur Farhad Khosrokhavar, pourrait ainsi s'expliquer par le constat que les pouvoirs publics écoutent plutôt les ultras. Pourtant, en 2005, un sondage révélait que plus de 70% des musulmans d'Espagne, de France, d'Allemagne et des Pays-Bas se disaient préoccupés par l'extrémisme islamique dans leur pays.
Cet abandon par l'Europe de ses propres valeurs a ainsi livré des millions d'individus à la propagande très organisée du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, créé en 1997 pour fédérer 27 organisations islamiques sur le continent. Cette instance supranationale, qui a son siège à Leicester (Royaume-Uni), a pour fonction d'orienter le comportement des musulmans d'une Europe rebaptisée «Maison de la promesse» dans des domaines (école, famille, fiscalité, etc.) qui relèvent des souverainetés nationales. Il est présidé par Youssouf al-Qaradawi, citoyen du Qatar, qui nomme ses 32 membres. Cette nébuleuse, dont Tariq Ramadan a fait partie [...], est très gênée par le 11 septembre et les attentats en Europe, qui contrarient une ligne axée sur le prosélytisme pacifique. C'est au nom des droits de l'homme et du multiculturalisme, qui permet de faire table rase du passé, que ces militants pensent pouvoir progresser dans une Europe qu'ils jugent fatiguée et sur le déclin. Tariq Ramadan [...] exprime avec le plus d'éloquence cette rhétorique à propos de la laïcité française en expliquant qu'elle n'était qu'une «étape de la tradition française» et, appartenant à une «histoire à laquelle les musulmans n'ont pas participé», ceux-ci n'avaient pas à la reconnaître. Mais il ajoute que cette société multiculturelle où l'Européen laïque ne peut plus, selon lui, revendiquer aucun héritage culturel, doit cependant respecter l' «essence de l'islam», qui marie «la sphère privée et la sphère publique». CQFD.
Beaucoup d'islamistes misent aussi sur ce que Martine Gozlan a qualifié de Désir d'islam (Grasset): l'attrait pour le côté rassurant et «paternant» d'un rigorisme faisant du Coran le guide nécessaire et suffisant de tous les instants chez des Européens déprimés par une société individualiste où règnent le cynisme et la compétition. Thématique que l'on a pu trouver en écho dans certains argumentaires en faveur de l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne, comme celui de l'islamologue Bruno Etienne titré La Vieille Europe malade et le jeune homme turc.
Si la vieille Europe est malade, c'est surtout d'oublier le prix des valeurs que son histoire a forgées. Elle semble en être lasse ou honteuse au point de ne pas entendre ceux qui, au sein de cet islam en convulsion, lui rappellent combien ce trésor doit être protégé et préservé des extrémistes qui veulent le détruire.[...] Estimant qu'il est temps d'énoncer les «principes d'une identité musulmane européenne singulière», le philosophe Abdennour Bidar, auteur d'Un Islam pour notre temps (Seuil), ajoute: «Nous n'avons pas encore donné à nos concitoyens la preuve de notre réelle et sincère appartenance à la modernité européenne.» Il fut le seul, avec quelques-uns, dont le mufti de Marseille Soheib Bencheikh, à demander l'abandon des versets du Coran «incompatibles avec les droits de l'homme».
Car l'islam européen ne manque pas de modernistes qui ont le courage de ne pas contourner le problème non négligeable de la contradiction entre la littéralité du Coran et les valeurs de l'Occident.[...] Mais tous ceux-là ne sont pas entendus. Qui a défendu Amar Saïdi, congédié de la mosquée de Rouen pour avoir célébré des mariages mixtes et prêché en français? En Allemagne, c'est Necla Kelek, intellectuelle d'origine turque, qui interpelle les «alternatifs» en lutte pour le mariage homosexuel, mais «frappés de cécité» dès qu'il s'agit des mariages forcés. [...]
Car l'islamisme, comme hier le communisme, a ses aveugles et ses «idiots utiles» au sein des élites européennes. Leur machine de guerre idéologique est l' «islamophobie», terme avec lequel les mollahs iraniens dénoncent les femmes qui refusent le voile, et introduit en Europe, en 1998, par Tariq Ramadan. Destiné à soustraire l'islam au droit de critique que subissent depuis des siècles en Europe les autres religions, le mot sert surtout à culpabiliser tout ceux qui souhaitent réformer l'islam ou s'en émanciper. En France, Soheib Bencheikh, Abdelwahab Meddeb et Malek Boutih ont ainsi été dénoncés comme «facilitateurs d'islamophobie» ou «musulmans islamophobes»! Le paradoxe est de constater la gène que suscitent en Europe des personnalités telles qu'Ayaan Hirsi Ali, députée libérale néerlandaise d'origine somalienne, ou Magdi Allam, éditorialiste au Corriere della sera, qui adhèrent sans nuances aux valeurs européennes. [...]
L'issue du combat interne à l'islam dépend donc beaucoup des hésitations de l'Europe à l'égard de ses propres valeurs. Ces hésitations ont un effet désintégrateur, comme l'a mesuré en France une récente enquête de la Sofres: alors que, en 1993, 71% des enfants de parents d'origine maghrébine «se sentaient plus proches du mode de vie et de culture des Français que de celui de leur famille», ils n'étaient plus que 45% en 2003. L'Allemagne s'aperçoit que 21% des musulmans vivant sur son sol estiment que «la Constitution allemande n'est pas conciliable avec le Coran». La Grande-Bretagne apprend que 6% de ses musulmans approuvent les attentats de juillet 2005 perpétrés par des terroristes locaux qui savaient jouer au cricket. Et l'Espagne découvre, après les attentats de Madrid, que les deux principales organisations musulmanes ibériques polémiquent en public sur le fait de savoir s'il faut déclarer Ben Laden «hors de l'islam»... L'Europe, bien placée pour savoir que ne pas nommer le mal ne veut pas dire qu'il n'existe pas, se trouve donc à un nouveau carrefour de son histoire. Les optimistes veulent croire à l'avènement de cette «modernité démocratique musulmane» qu'espère Alexandre Adler dans son dernier livre, Rendez-vous avec l'Islam (Grasset). Les pessimistes redoutent qu'exclusion sociale et dissidence culturelle ne préparent le pire, comme Lucette Valensi, qui, dans L'Islam en dissidence : Genèse d'un affrontement (Seuil), estime que, dans les villes d'Europe, «l'islamisme est tendu entre Coran et béton, entre origine bédouine et rap des banlieues, comme le nazisme l'était entre les cheminées industrielles saxonnes et la grande forêt germanique des aubes de la race».
[...] La Cour européenne des droits de l'homme vient d' [adresser] un pied de nez aux islamistes turcs qui plaident pour l'entrée dans l'Union européenne afin d'échapper à la laïcité turque: elle a débouté, il y a quelques jours, une étudiante turque qui protestait contre l'interdiction du foulard à l'université d'Istanbul et s'était réfugiée dans une université autrichienne où elle pouvait le porter. Comme dans toutes les universités européennes.

Les états musulmans à la recherche de réponses au risque fondamentaliste islamiste

La Syrie interdit le port du niqab à l'université

le Monde - 19 juillet 2010 - lemonde.fr avec AFP
Les étudiantes syriennes n'auront plus le droit de porter de voile couvrant leur visage à l'université, a déclaré, dimanche 18 juillet 2010, le ministre de l'enseignement supérieur syrien Ghiyath Barakat. Toute étudiante ne respectant pas cette décision sera exclue. Le ministre a justifié ce décret en expliquant que le port du niqab allait contre les valeurs et les traditions des universités du pays. Il aurait reçu de nombreuses plaintes de parents ne souhaitant pas que leurs enfants étudient dans un environnement où règne l'extrémisme religieux.
[...] En Egypte, en 2009, le port du voile intégral a été interdit à l'université Al-Azhar, la principale université d'études de l'islam sunnite. De même, les étudiantes voilées intégralement n'ont plus le droit de se présenter aux examens dans trois universités du pays.

Dalil Boubakeur souhaite un retour du religieux au strict spirituel

Marianne - 3 janvier 2011 - Régis Soubrouillard
« Il y a là la genèse d’une identité meurtrière, d'une poussée du fondamentalisme, des symptômes assez graves et préoccupants d'une montée d'une idéologie de rupture entre cette vision de l'Islam et l'occident et à l'intérieur même des musulmans » analysait, ce matin sur RMC, au micro de Jean-Jacques Bourdin, le grand Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boukakeur, à la suite de l'attentat survenu à Alexandrie devant l'église copte d'Al Kidissine le 31 décembre, causant la mort de 21 personnes et 97 blessés.
Au nom de « la communauté musulmane dans son ensemble », Dalil Boubakeur a présenté ses « condoléances attristées, sa peine, sa profonde réprobation de ce qui s’est passé à Alexandrie, comme ce qui s’est passé à Bagdad [NDLR: l'attaque de la cathédrale catholique de la capitale irakienne, le 31 octobre 2010, qui avait fait plusieurs dizaines de victimes]. Les musulmans en entier désapprouvent » a assuré le Grand Recteur de la Mosquée de Paris.
Pour Dalil Boubakeur, « nous ne sommes plus dans le domaine de la religion ni du culte. La religion musulmane, comme la religion chrétienne, prône la paix, la concorde, le dialogue, l'entente, la tolérance. Mais là, nous ne sommes plus dans cette configuration ».
Dénonçant le gouvernement égyptien, coupable de ne pas protéger sa minorité chrétienne, Boubakeur a évoqué : « un gouvernement à constitution religieuse avec l'islam pour base, la porte ouverte à tous les extrémismes ».
Interpellé sur le cas d'un ouvrier chrétien en Algérie qui avait été condamné pour avoir bu de l'eau un jour de ramadan, Dalil Boubakeur a éludé le problème algérien: « c'est un phénomène mondial socio-politique. L'islam n’est plus une religion, c'est un fait politique majeur, une idéologie de lutte, d'agression. Il y a là une dérive. Cette forme d'Islam, cette radicalisation prend une importance de plus en plus importante dans le pays».
Salafisme, financement des mosquées (par l'Arabie Saoudite…), prières dans la rue, formation des imams, Dalil Boubakeur a appelé à un retour du religieux au strict spirituel, contre le risque des dérives islamophobes. Exprimant un certain désarroi face au désintérêt des autorités : « si l'Islam est un problème global, je ne vois pas pourquoi pour asseoir un Islam de paix, il faudrait laisser la formation des imams aux salafistes ».

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